Double mai­son pour double pa­no­ra­ma

<< Le vent du cote Sud est tres fort et l'air sale est tres agres­sif >>

Architecture Durable - - Sommaire - Marc-Ma­rie Gui­sep­pi Pho­tos : 2DM

La mai­son est di­vi­sée en trois ni­veaux. Le pre­mier ni­veau est l’en­trée et le sta­tion­ne­ment cou­vert, le deuxième ni­veau de­vient une zone pri­vée avec des vues li­mi­tées pour les chambres et un dor­toir par­ta­gé avec plu­sieurs lits sur l’aile Est. En rai­son de l’ex­po­si­tion aux mai­sons voi­sines, il était né­ces­saire de contrô­ler les vues de­puis l’ar­rière de la mai­son bap­ti­sée « Two houses ». Le troi­sième ni­veau in­tègre l’es­pace pu­blic avec la plus grande vue. En tout, la su­per­fi­cie est de 118 m2. La mai­son est ac­tuel­le­ment uti­li­sée comme une lo­ca­tion de va­cances et elle est prin­ci­pa­le­ment oc­cu­pée par des fa­milles ou des amis avec le dé­sir de sur­fer, le surf étant un sport très po­pu­laire dans la ré­gion.

Puer­te­cil­lo, est une plage po­pu­laire et en plein es­sor connue pour son vent du Sud. L’air de la mer à conduit à ré­flé­chir conve­na­ble­ment au trai­te­ment du bois avec du Car­bo­li­neo (une bar­rière contre l’humidité) pour pro­lon­ger sa du­rée de vie et sa du­ra­bi­li­té. Pro­blème : la plage est très éloi­gnée de la ville… Le trans­port de ma­té­riaux a donc été com­pli­qué à cer­taines heures. L’intérieur en bois donne une am­biance cha­leu­reuse, op­ti­mise les coûts éner­gé­tiques, res­pecte le dé­ve­lop­pe­ment lo­cal lors­qu’il est ache­té au­près de pe­tits four­nis­seurs de la ré­gion et per­met à l’ar­chi­tec­ture d’être in­té­grée au paysage en­vi­ron­nant.

Le pro­jet de l’ar­chi­tecte chi­lien Da­niel Diaz se com­po­sait de deux mai­sons ri­ve­raines, sur un ter­rain étroit, com­pri­mées par la mer et une fa­laise. « La ques­tion se pose im­mé­dia­te­ment : comment ne pas tom­ber dans l’évi­dente vue sur la mer, l’avoir en face comme une scène in­évi­table sans mé­dia­tion entre la vue et la mer ? La ré­ponse est de me­su­rer. Un vo­lume est alors pro­po­sé qui tourne sur lui-même. Cette tor­sion per­met de re­ce­voir la mer comme une sur­prise. La mer vous ar­rive comme un violent coup de vue et une pers­pec­tive dif­fé­rente à chaque fois, comme un spec­tacle qui ne peut être an­ti­ci­pé. Nous pou­vons dire que c’est un tra­vail qui offre non pas une mer im­mense et unique, mais plu­sieurs, celle de la ro­caille du Nord, Pun­ta Puer­te­cil­lo au Sud, et ain­si de suite. De cette fa­çon, les deux vo­lumes qui contiennent et res­serrent le vo­lume ap­pa­raissent : la mer et la fa­laise… Mais le vent du cô­té Sud est très fort et l’air sa­lé est très agres­sif ».

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