Liz Lar­ner ; Kris Mar­tin

Ga­le­rie Max Hetz­ler / 4 mai - 3 juin 2017

Art Press - - NEWS -

Les nou­velles oeuvres de Liz Lar­ner s’ins­crivent dans la pour­suite d’une re­cherche sur les formes et les ma­té­riaux de la sculp­ture. De­puis les an­nées 1980, elle s’em­ploie à re­nou­ve­ler, à re­pous­ser et à ou­vrir le lexique construit par les mi­ni­ma­listes. À l’oc­ca­sion d’une se­conde ex­po­si­tion per­son­nelle à Pa­ris, l’ar­tiste pré­sente un en­semble de cé­ra­miques. Deux oeuvres sont dis­po­sées au sol, tan­dis que toutes les autres sont ac­cro­chées aux murs. Les deux oeuvres au sol, deux blocs de cé­ra­mique lé­gè­re­ment ver­nis, for­mulent un seuil, entre la sculp­ture et le de­si­gn. Les blocs rec­tan­gu­laires semblent avoir été ex­traits de la terre. Ils rap­pellent le ma­té­riau brut, l’étape pri­mi­tive d’une oeuvre en de­ve­nir. Les oeuvres au mur des­sinent une ligne le long de la­quelle le vi­si­teur est lit­té­ra­le­ment plon­gé dans la ma­tière et la cou­leur. Les plaques de terre cuite de forme ob­longue, presque iden­tiques, ré­sultent d’ex­pé­ri­men­ta­tions ma­té­rielles, phy­siques et chi­miques. L’ar­tiste as­so­cie les ma­té­riaux (terre cuite, ré­sine époxy, pig­ments, émaux, ver­nis), se joue de leurs pro­prié­tés, de leurs fra­gi­li­tés comme de leurs po­ten­tia­li­tés. Chaque oeuvre ouvre un mi­cro-uni­vers or­ga­nique, un pay­sage où le raf­fi­ne­ment et la bru­ta­li­té co­ha­bitent, un trouble entre la pein­ture et la sculp­ture. Liz Lar­ner ex­plore les po­ro­si­tés et les li­mites du vo­lume, sa forme, sa ma­té­ria­li­té et sa mise en es­pace.

Ju­lie Crenn

These new works by Liz Lar­ner conti­nue her ex­plo­ra­tion of sculp­tu­ral forms and ma­te­rials. Since the 1980s she has been wor­king to re­new, push back and open the lexi­con construc­ted by the Mi­ni­ma­lists. In this, her se­cond Pa­ri­sian show, the ar­tist is sho­wing a set of ce­ra­mics. Two works are laid out on the floor, all the others being set out on the walls. The for­mer are light­ly var­ni­shed blocks of ce­ra­mic, for­ming a thre­shold bet­ween sculp­ture and de­si­gn. These rec­tan­gu­lar blocks seems to have been quar­ried out of the earth. They re­call the raw ma­te­rial, the pri­mi­tive phase of a work in the pro­cess of emer­ging. The works on the wall draw a line along which vi­si­tors en­ter in­to a world of ma­te­rial and co­lor. The ob­long plaques of ter­ra­cot­ta, al­most iden­ti­cal, are the re­sult of phy­si­cal and che­mi­cal ex­pe­ri­men­ta­tion. The ar­tist com­bines ma­te­rials (ter­ra­cot­ta, epoxy re­sin, pig­ments, en­amels, var­nishes) and plays on their pro­per­ties, their fra­gi­li­ty and their po­ten­tial. Each work has its own or­ga­nic mi­cro-uni­verse where re­fi­ne­ment and bru­ta­li­ty co­ha­bit, where fron­tiers bet­ween pain­ting and sculp­ture fade. Liz Lar­ner ex­plores the po­ro­si­ty and li­mits of vo­lume, its form, ma­te­ria­li­ty and way of oc­cu­pying space.

Trans­la­tion, C. Pen­war­den

« Ca­le­fac­tion ». 2015. Cé­ra­mique, ver­nis, pierres, mi­né­raux. 55 x 95 x 19 cm. (Court. ga­le­rie Max Het­zer, Ber­lin | Pa­ris Ph. de­fi­mage). Ce­ra­mic, glaze, stones, mi­ne­rals

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