Sou­vent sa­luée comme la reine des fleurs, la rose sait pour­tant res­ter simple et de bonne com­po­si­tion

AVEC CES ROSES-LÀ, NI MA­LA­DIES, NI FEUILLES QUI JAUNISSENT, NI FLEURS QUI CROULENT SOUS LE POIDS DE L’EAU… JUSTE DES BONS CA­RAC­TÈRES, QUI NOUS ENCHANTENT JUS­QU’AUX PRE­MIERS FRIMAS.

Avantages - - SOMMAIRE - par CA­RO­LINE GÉNEAU

Les cam­pa­gnardes Des fleurs simples

Elles nous rap­pellent que les roses sau­vages de nos cam­pagnes sont des églan­tines, aux fleurs à 5 pé­tales, qui laissent en­suite la place à de bien jo­lis fruits. Les ex­perts les nomment

cy­nor­rho­dons quand les en­fants les ap­pellent gratte-cul, ce poil à grat­ter qu’ils glissent dans le dos en riant…

Ce se­rait donc dom­mage de cou­per ces roses-là une fois fa­nées car leurs fruits dé­co­ra­tifs ap­por­te­ront une note de cou­leur au jar­din d’au­tomne. Mais avant, pro­fi­tons des fleurs ! La bien nom­mée ‘Na­ture sau­vage’ (crea­me­la­ro­sa.com), d’une in­croyable vi­gueur, égaye tout l’été les coins sombres de ses co­rolles rose co­rail et ap­pré­cie d’être plan­tée près d’un sup­port qui gui­de­ra ses ar­deurs (3 à 5 m de haut). La bo­ta­nique Ro­sa com­pli­ca­ta est un grand buis­son (2 m en tous sens) fa­cile à vivre, cou­vert en juin-juillet de spec­ta­cu­laires fleurs rose vif. De la même veine, mais avec des fleurs rose pâle, on a le choix, se­lon la vi­gueur de l’ar­buste sou­hai­tée, par­mi As­tro­no­mia

(0,50 m de haut), Bal­le­ri­na (1 m de haut), Rush (1,50 m). Leurs fleurs en étoiles, au coeur saillant, se mêlent avec grand bon­heur aux épis des gra­mi­nées, aux flo­rai­sons lé­gères des vi­vaces (né­pé­tas, as­tilbes, al­ché­milles…).

Les cas­ca­deuses Des lianes de fleurs

On les aime dé­jà pour leurs noms ! C’est ados­sées à un sup­port qu’elles ex­pri­me­ront leur na­ture va­ga­bonde : vieil arbre, mur ou per­go­la. Ain­si ‘Guir­lande d’amour’, aux bou­quets de pom­pons blancs à coeur do­ré, ‘Den­telle de Ma­lines’, cou­vert de dé­li­cates fleurs na­crées, ou la fou­gueuse ‘Al­ber­tine’ aux larges coupes rose sau­mo­né. Une fois plan­tées, ou­blions-les : pas de taille, pas de soins. Si leur exu­bé­rance nous af­fole ou si on ne dis­pose que d’une ter­rasse, c’est Pierre de Ron­sard qu’il faut ! Ce ro­sier grim­pant ne dé­passe pas 3 m et se couvre de fleurs en coupes gé­né­reuses, au charme des roses an­ciennes, en un dé­li­cat dé­gra­dé de roses. On lui re­pro­che­ra ses tiges courtes si on veut en faire des bou­quets, mais elles sont idéales pour réa­li­ser de jo­lis centres de table par­fu­més…

Les ef­fron­tées Elles fleu­rissent à l’ombre ou tiennent tête au so­leil

Aux murs cui­sants, rien d’im­pos­sible : ‘Gé­né­ral Scha­bli­kine’ y tient la ve­dette de­puis 1878 ! Ses fleurs bien doubles, d’un rose cui­vré, se dressent sur des tiges pourpres et offrent leur par­fum dé­li­cat aux heures les plus chaudes. Le buis­son (1,50 à 2 m) aime être pa­lis­sé et ap­pré­cie la com­pa­gnie des la­vandes car c’est vrai­ment au sud qu’il don­ne­ra le meilleur de lui-même. Sur les fa­çades ex­po­sées au nord, le vaillant Mer­maid a fière al­lure avec ses longues tiges (jus­qu’à 6 m), cou­vertes tout l’été de grandes églan­tines jaunes au coeur saillant, comme un bi­jou en or ! Pour les bor­dures, les ta­lus, les mas­sifs… là où l’en­tre­tien est dif­fi­cile, la gamme des Dé­co­ro­siers est tout sim­ple­ment à toute épreuve. On a comp­té jus­qu’à 3 000 fleurs par pied en une an­née, qui se ré­par­tissent sur des branches souples très ré­sis­tantes aux ma­la­dies. Il ne reste qu’à choi­sir la cou­leur, notre chou­chou étant Opa­lia, blanc ro­sé, mais il existe des va­rié­tés aux fleurs fuch­sia, rose pâle, co­rail, rouge ar­dent, jaune soufre… L’em­bar­ras du choix, oui !

Com­pli­ca­ta

Den­telle de Ma­lines sur le mur du fond

Bal­le­ri­na

As­tro­no­mia

Al­ber­tine

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