On n’est pas bien, là ? Blot­ties dans les dis­cours conser­va­teurs,

Causette - - ÉDITO - * Pré­sident Of The Uni­ted States, par­don, mais j’adore uti­li­ser cette ex­pres­sion. POTUS, POTUS, POTUS…

pé­pères mé­mères entre deux me­naces pour nos droits, à l’aise Thé­rèse dans les rangs de la Ma­nif pour tous, tran­qui­lou bi­loutes entre un créa­tion­niste pro-vie – et pro-mèche – et un Xa­nax conser­va­teur comme li­der dé­pri­mo. Dé­ten­dues du cli­to nous sommes, parce que ça va être l’or­gie, ces cinq an­nées, on va s’écla­ter… Mais vous connais­sez ma ca­pa­ci­té à tou­jours voir le bon cô­té des choses. Voi­là comment : vu le ni­veau de consi­dé­ra­tion pour les femmes et pour le progrès so­cial des idéo­lo­gies do­mi­nantes du mo­ment, je ne de­vrais pas faire trop de mal aux fi­nances de Pôle em­ploi dans les temps qui viennent ! Du bou­lot, du bou­lot et en­core un peu de bou­lot pour Cau­sette et ses co­pines ! Et le tra­vail, c’est la san­té, non ? Quand je pense que si Hilla­ry Clin­ton avait ga­gné, on au­rait en­ten­du tous les deux jours : « Non mais, ça va main­te­nant, hein. Vous avez une femme à la tête des States, je ne vois pas ce qu’il vous faut de plus ! Fé­mi­nistes, va ! » Mais non. Au lieu de ça, on a Trump après Obama, Pou­tine der­rière Fillon, Trump sous Pou­tine et Fri­gide Bar­jot dans Fillon ! Et puis, ce­rise sur le gâ­teau, avec pour POTUS* un gros dé­gueu­lasse qui pré­fère at­tra­per les femmes « par la chatte » que par les sen­ti­ments, les gens de­vraient se rendre compte que c’est quand même pas ga­gné pour nous… Alors, on y va ?! On conti­nue à se ser­rer les coudes, à ba­lan­cer des tonnes d’in­di­gna­tions et de rires à la face du Vieux Monde ? En tout cas, moi, j’y vais. Al­lez, ve­nez ! Vous ver­rez, quand on ap­puie bien des­sus, au bout d’un mo­ment, un vieux… ça ploie.

Cau­sette

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