Contrats ai­dés : com­ment ça marche ?

Causette - - BURN-OUT -

De 456 723 en 2016, les em­plois ai­dés sont pas­sés à 310 000 cette an­née. Si beau­coup s’alarment de cette di­mi­nu­tion, tout le monde ne sait pas exac­te­ment à quoi cor­res­pondent ces fa­meux contrats. Si­gnés dans les sec­teurs mar­chands et non mar­chands, sub­ven­tion­nés en par­tie par l’État, ils ont pour vo­ca­tion d’ai­der des per­sonnes au chô­mage de­puis une longue du­rée et les jeunes en dif­fi­cul­té d’in­ser­tion à re­nouer avec le monde du tra­vail. En échange de la sub­ven­tion re­çue, l’em­ployeur est cen­sé ac­com­pa­gner le sa­la­rié en l’as­sis­tant, entre autres, pour construire son pro­jet pro­fes­sion­nel. Les em­plois ai­dés ap­par­tiennent à une grande fa­mille qui ras­semble les « em­plois d’ave­nir », pour les jeunes de 16 à 25 ans ; les « contrats star­ters », pour les moins de 30 ans ; les « contrats uniques d’in­ser­tion » d’ini­tia­tive à l’em­ploi et d’ac­com­pa­gne­ment dans l’em­ploi, ain­si que les « al­ter­nances ». De­puis leur créa­tion, en 1984, par Laurent Fa­bius, alors Pre­mier mi­nistre de Fran­çois Mit­ter­rand, ils ont eu le temps de chan­ger de nom maintes fois et de de­ve­nir des postes clés, no­tam­ment dans les mu­ni­ci­pa­li­tés et les as­so­cia­tions. Si Fran­çois Hol­lande s’était en­ga­gé à les dé­ve­lop­per, son suc­ces­seur à l’Ély­sée, Em­ma­nuel Ma­cron, a fait la pro­messe in­verse. Il es­time que, « trop sou­vent », ils sont « une per­ver­sion de la po­li­tique de l’em­ploi » . Ab­so­lu­ment tous les sec­teurs sont concer­nés par cette di­mi­nu­tion, à com­men­cer par l’édu­ca­tion qui em­bau­chait 217 500 contrats ai­dés en 2015.

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