RE­COM­PO­SI­TION FRAN­ÇAISE

Pour la pre­mière fois, un pré­sident a été élu en por­tant ou­ver­te­ment un pro­jet li­bé­ral et eu­ro­péen. Mais il au­rait tort d'ou­blier qu'il a aus­si été élu faute d'al­ter­na­tive conser­va­trice ou po­pu­liste cré­dible. Si Em­ma­nuel Ma­cron ne tient pas compte du dési

Causeur - - Sommaire N° 46 – Mai 2017 - Par Éli­sa­beth Lé­vy

Le Sys­tème est mort, vive le Sys­tème ! Cette cla­meur au­rait pu sa­luer, di­manche 14 mai, le cou­ron­ne­ment du hui­tième mo­narque de la Ve Ré­pu­blique. Tout comme la mo­nar­chie hé­ré­di­taire d’an­tan, « le sys­tème » – qui n’est pas un com­plot de forces mau­vaises mais une coa­li­tion de pou­voirs – se sur­vit à lui-même en se ré­in­car­nant. Alors que la vie politique fran­çaise res­semble à un champ de ruines où errent les sil­houettes fan­to­ma­tiques de grands bles­sés, il faut ad­mettre qu’em­ma­nuel Ma­cron a réa­li­sé le pro­gramme de Jean-pierre Che­vè­ne­ment en 2002 : « Faire tur­bu­ler le sys­tème1. » Mais pas pour l’abattre, pour le sau­ver en le ré­gé­né­rant. Alors que le quin­quen­nat com­mence, au­tant po­ser quelques prin­cipes. Dans ces co­lonnes, le mot « ban­quier » n’est pas et ne se­ra pas une in­sulte. Que cer­tains ban­quiers agissent de fa­çon pen­dable2 n’au­to­rise pas ces amal­games éhon­tés. Cha­cun au­ra le droit (et même le devoir) de cri­ti­quer, avec fé­ro­ci­té s’il le faut, et d’ad­mi­rer, avec so­brié­té bien sûr, le nou­veau pré­sident, pour peu que la cri­tique, comme l’ad­mi­ra­tion, soient ar­gu­men­tée. Mais alors qu’il y a six mois, toutes les grandes âmes de gauche ap­plau­dis­saient un homme qui, ayant per­du son épouse au Ba­ta­clan, re­fu­sait sa haine aux dji­ha­distes, qu’on ne nous dise pas que Ma­cron mé­rite la nôtre – pas plus que Mélenchon, Le Pen, voire Jacques Che­mi­nade, même s’il y a quelques baffes po­li­tiques qui se sont per­dues en route. Le nou­veau pré­sident au­ra nos co­lères et nos scep­ti­cismes, notre iro­nie et notre in­quié­tude, peut-être même notre tris­tesse, s’il s’avère, comme le craint Alain Finkielkraut, le des­truc­teur du peu qui reste du monde an­cien, mais il n’au­ra pas notre haine. Cette pré­ci­sion étant ap­por­tée, on peut, sans lui faire in­jure, ob­ser­ver qu’il est l’un des plus beaux fleu­rons de ce fa­meux sys­tème au­quel il donne des che­veux blancs – fleu­ron ne si­gni­fiant d’ailleurs pas hé­ri­tier : Ma­cron n’est pas né dans la no­blesse fran­çaise des hauts fonc­tion­naires et des ré­si­dences se­con­daires, il y a ac­cé­dé, par son ta­lent, son tra­vail et grâce à la confiance de pa­rents et d’un pro­fes­seur. N’em­pêche, s’il est re­gar­dé avec une ad­mi­ra­tion mê­lée d’at­ten­dris­se­ment par tant de som­mi­tés qui gou­vernent les hommes et ad­mi­nistrent les choses depuis des temps presque im­mé­mo­riaux, c’est-à-dire depuis trois ou quatre dé­cen­nies forment le sys­tème c’est bien parce qu’el­less ont trou­vé en lui le porte-flam­beau dont ils rê­vaient. Em­ma­nuel Ma­cron a été por­té au pou­voir par une ré­vo­lu­tion dy­nas­tique fa­vo­ri­sée par le fait que les vieux par­tis n’étaient plus des fai­seurs de rois. Mais il n’est pas là pour ren­ver­ser la table, plu­tôt pour la sta­bi­li­ser et, si pos­sible, mieux la gar­nir que ses pré­dé­ces­seurs, ce qui, es­père-t-il sin­cè­re­ment, pro­fi­te­ra à l’en­semble du bon peuple de France. En ce sens, il n’est pas le conti­nua­teur de Che­vè­ne­ment (à qui il avait don­né sa voix en 2002 et qui la lui a ren­due ce 7 mai), mais en quelque sorte son né­ga­tif (au sens pho­to­gra­phique et non pé­jo­ra­tif de ce terme) : il in­carne crâ­ne­ment l’autre branche de l’al­ter­na­tive, l’iden­ti­té et la mon­dia­li­sa­tion heu­reuses. En 2002, dans la che­vè­ne­men­tie, nous l’ap­pe­lions « le cercle de la Rai­son » et nous pré­ten­dions lui op­po­ser les Ré­pu­bli­cains des deux rives, ce qui nous ame­na à 5 %. Mais quand nous di­sions que le PS et la droite (il n’y avait pas en­core D’UMP, donc, pas D’UMPS), c’était « blanc bon­net et bon­net blanc », c’était pour les com­battre : Ma­cron, lui, veut les fé­dé­rer. Et il faut être per­son­nel­le­ment concer­né par le nau­frage, en cours ou à ve­nir des vieilles bou­tiques, pour s’en of­fus­quer. →

Après avoir cla­mé pen­dant des an­nées que la droite de la gauche et la gauche de la droite par­ta­geaient l’es­sen­tiel, et me­naient, peu ou prou, la même politique dont tous as­su­raient que c’était la seule pos­sible tout en ju­rant qu’elle tran­chait ra­di­ca­le­ment avec celle de leurs ad­ver­saires, je ne vois pas com­ment on peut hur­ler à la tra­hi­son au pré­texte que Gé­rard Col­lomb, Jean-yves Le Drian d’un cô­té, NKM et Le Maire de l’autre en­vi­sagent de tra­vailler tous en­semble sous la hou­lette du pré­sident Ma­cron (ça fait tout drôle). At­tend-on d’eux qu’ils meurent de­bout, à la proue de leurs na­vires res­pec­tifs ? De­vraient-ils faire pas­ser la vic­toire de leurs idées après les in­té­rêts de mai­sons qui sont, de toute fa­çon, en bien sale état faute d’avoir ac­com­pli le moindre tra­vail in­tel­lec­tuel ou idéo­lo­gique depuis trente ans ? Comme me le glisse Gil Mi­hae­ly, tout le monde com­prend qu’une re­com­po­si­tion est en cours et on s’étonne qu’elle com­mence par de la dé­com­po­si­tion. Ce que cer­tains pré­fèrent ne pas voir, gé­né­ra­le­ment parce qu’ils sont les din­dons de cette farce-là et risquent de pé­rir au mo­ment où les idées qu’ils af­fec­tion­naient en lou­ce­dé ou à l’in­su de leur plein gré gagnent en fan­fare, c’est que cette re­com­po­si­tion est d’abord une cla­ri­fi­ca­tion in­tel­lec­tuelle et idéo­lo­gique. On a évo­qué le kar­ma de Ma­cron et sou­li­gné la conjonc­tion as­trale qui avait, en moins de trois ans, ame­né au som­met un par­fait in­con­nu – en omet­tant de pré­ci­ser que cette conjonc­tion avait été bien ai­dée par les in­for­ma­teurs dés­in­té­res­sés du Ca­nard en­chaî­né et par les ad­mi­ra­teurs dé­chaî­nés d’un cer­tain nombre de mé­dias. En réa­li­té, la pre­mière force d’em­ma­nuel Ma­cron, c’est sa co­hé­rence, co­hé­rence politique de son pro­jet d’une part, co­hé­rence so­cio­lo­gique de son élec­to­rat de l’autre. Dans le mael­ström éditorial de ces der­nières se­maines, une per­sonne avait an­ti­ci­pé ce qui est en train de se pas­ser, je veux par­ler du grand pro­fes­seur de Koch qui, dans le moi du mois der­nier, écri­vait ce­ci : « Non seule­ment il n’y a qu’une politique pos­sible, mais per­sonne n’a ja­mais réus­si à l’ap­pli­quer. 3 » Au­jourd’hui, Em­ma­nuel Ma­cron a toutes les cartes en main pour y par­ve­nir. Pour la pre­mière fois depuis le ré­fé­ren­dum sur le trai­té de de Maas­tricht, un res­pon­sable a été élu en por­tant ou­ver­te­ment, donc dans une forme presque chi­mi­que­ment pure, un pro­jet eu­ro­péen et li­bé­ral. Ses pré­dé­ces­seurs de­vaient avan­cer mas­qués et feindre d’être, un peu sou­ve­rai­nistes sur les bords pour Chi­rac et Sar­ko­zy, tou­jours croyants dans la vraie gauche pour Hol­lande et Mit­ter­rand. Ma­cron, lui, a les mains libres car il a dé­jà abat­tu ses cartes. On peut donc au moins lui rendre grâces pour avoir bri­sé le sor­ti­lège sé­man­tique qui obli­geait la plu­part de ses an­ciens amis à at­tes­ter ré­gu­liè­re­ment la fer­veur de leur foi « de gauche ». Quand Ma­nuel Valls, cé­dant à l’in­ti­mi­da­tion, a long­temps don­né des gages de la sienne, Ma­cron, en avance sur ses ca­ma­rades, se fi­chait de l’église et de son cler­gé. Le plus triste est que la gauche laïque ait dis­pa­ru dans la ba­taille : si Ma­nuel Valls est fi­na­le­ment ac­cep­té par la Ré­pu­blique en marche – ce que nous ne sa­vons pas au mo­ment où nous bou­clons ce jour­nal –, ce ne se­ra pas grâce à sa sin­gu­la­ri­té laïque, qu’il n’a guère mise en avant, mais mal­gré elle. Quoi qu’il en soit, le mot ma­gique qui a fait la pluie et le beau temps dans la vie in­tel­lec­tuelle – et em­pê­ché pas mal de monde de pen­ser –, au­tre­ment dit, le mot « gauche » est peu­têtre en passe d’être sé­rieu­se­ment dé­mo­né­ti­sé. Il ne mor­dra plus per­sonne. Qu’on ne compte pas sur moi pour pleu­rer sur le cer­cueil. Quant à la droite, en dé­pit des coups tor­dus, elle est tout aus­si res­pon­sable de l’état dé­plo­rable dans le­quel elle se­trouve : si elle n’est pas aux ma­nettes au­jourd’hui, c’est parce que, au mo­ment même où le monde de­vait être re­pen­sé et de nou­veaux cli­vages ex­plo­rés, elle a re­non­cé à tout tra­vail sur les idées, sur­fant d’une ligne à l’autre le nez sur les son­dages sans ja­mais se de­man­der s’il n’y avait pas une petite contra­dic­tion entre les causes qu’elle

ché­ris­sait et les consé­quences qu’elle abhor­rait ou, pour le dire au­tre­ment, entre son moi li­bé­ral et son sur­moi conser­va­teur. Ré­sul­tat, face au pro­gres­sisme ma­cro­nien, il n’existe pas au­jourd’hui d’al­ter­na­tive (rai­son­na­ble­ment) conser­va­trice qui dé­fi­ni­rait par exemple un pro­tec­tion­nisme tem­pé­ré et l’usage rai­son­nable de fron­tières dont on ne voit pas pour­quoi elles de­vraient être ou­vertes ou fer­mées. Et l’al­ter­na­tive po­pu­liste, qu’elle soit de droite ou de gauche, n’est pas ap­pa­rue comme fran­che­ment dé­si­rable, n’en dé­plaise à mes nom­breux amis qui ont mal vo­té. Dans ces condi­tions, l’ex­pé­rience qui dé­marre au­ra moins cette ver­tu qui est que, si elle échoue, on ne pour­ra plus nous dire que c’est parce qu’on n’a pas fait as­sez vite ou as­sez fort et que nous avons be­soin d’en­core plus d’eu­rope. En­core fau­drait-il dé­fi­nir ce qu’on en­tend par « échec » ou « réus­site » : en dé­pit de ce que pense Fran­çois Hol­lande, ce­la ne se ré­duit pas au seul taux de chô­mage. S’il faut, pour vaincre le chô­mage faire de la France une petite pro­vince du mar­ché mon­dial, la vic­toire de Ma­cron au­ra été l’ul­time ruse de l’his­toire pour nous faire ac­cep­ter qu’elle est fi­nie. On n’en est pas là. Dans l’im­mé­diat, le nou­veau pré­sident ayant fé­dé­ré, sur une base en­fin claire, des Eu­ro­péens des deux rives, il par­vien­dra sans doute à for­mer une ma­jo­ri­té par­le­men­taire, seul ou, plus pro­ba­ble­ment, sous la forme d’une coa­li­tion avec LR : nombre des an­ciens so­cia­listes qui l’en­tourent ayant depuis long­temps brû­lé leurs vais­seaux, on n’ima­gine guère la gauche du PS, qui gar­de­ra sans doute les dé­combres de la mai­son, ral­lier le nou­veau pou­voir. Il est trop tôt, ce­pen­dant, pour af­fir­mer qu’em­ma­nuel Ma­cron jouit d’un vé­ri­table an­crage dans le pays. Mais le ma­cro­nisme, lui, a dé­jà éta­bli ses quar­tiers dans toutes les grandes villes du pays. On ne sau­ra ja­mais si les af­faires soi­gneu­se­ment mi­ton­nées contre Fillon ont ou non chan­gé l’is­sue du scru­tin. On peut donc être ten­té d’adop­ter la conclu­sion bou­deuse se­lon la­quelle ces mé­dias ont fait, et même vo­lé l’élec­tion. Ce se­rait sans doute pas­ser à cô­té de la vé­ri­té pro­fonde de celle-ci. Si Em­ma­nuel Ma­cron l’a em­por­té, c’est, in fine, pour une rai­son simple : il existe une so­cio­lo­gie, peut-être même une vé­ri­table classe so­ciale avec conscience de classe et tout le tou­tim, pour la politique qu’il veut me­ner. Les cartes élec­to­rales le montrent clai­re­ment : la France qui a ga­gné, c’est la France qui gagne, la France dans le vent des hu­ma­ni­taires et des tra­ders, la France qui croit que l’im­mi­gra­tion est une chance parce que, à l’abri dans ses cer­ti­tudes et ses centre-ville, elle n’en voit que le vi­sage sou­riant ou l’uti­li­té éco­no­mique. Pas parce qu’elle est mé­chante et qu’elle ri­cane en s’abreu­vant de sang ou­vrier comme nous l’ex­pli­que­ront bien­tôt les Pin­çon-char­lot, têtes de gon­doles de la bouillie an­ti­ca­pi­ta­liste qui tient lieu de pen­sée à ce qui reste de la gauche nau­fra­gée. Parce qu’elle est au­jourd’hui ho­mo­gène dans ses in­té­rêts comme dans ses re­pré­sen­ta­tions, alors que la France pé­ri­phé­rique, elle, est frag­men­tée aus­si bien dans ses as­pi­ra­tions que dans sa vi­sion du monde : par­mi ceux qui n’ont pas vo­té Ma­cron, ou qui ont vo­té pour lui parce qu’ils ne vou­laient pas tout ris­quer sur un coup de dés, il y a des per­dants éco­no­miques et des per­dants cultu­rels, c’est-à-dire, comme l’a ré­su­mé Alain Finkielkraut, « des ploucs et des bour­geois ». Le chô­meur de Pois­sy qui, quoique lui-même im­mi­gré, voit d’un fort mau­vais oeil la pour­suite de l’im­mi­gra­tion, le bour­geois ca­tho de Ver­sailles et l’agri­cul­teur de la Somme par­tagent peu­têtre le même sen­ti­ment dif­fus d’être les co­cus de l’his­toire, ils voient sans doute dis­pa­raître les an­ciens cadres de la vie hu­maine avec le même ser­re­ment de coeur. Il leur est ar­ri­vé à tous de mettre un bul­le­tin FN dans l’urne, his­toire de. Jus­qu’à pré­sent, ces so­li­da­ri­tés n’ont ja­mais suf­fi à créer une fa­mille idéo­lo­gique et en­core moins un camp politique. On di­ra que cette di­cho­to­mie entre ga­gnants et per­dants de la mon­dia­li­sa­tion, ou entre ou­bliés et chou­chous de l’his­toire est ca­ri­ca­tu­rale. Peut-être. Mais pas beau­coup plus que les 90 % de suf­frages réa­li­sés par Ma­cron à Pa­ris et que ses scores co­réens (du Nord) dans toutes les grandes mé­tro­poles où se créent les em­plois, les ré­pu­ta­tions et l’air du temps. Et puis le réel, on le sait, ne s’ar­rête pas à la fron­tière de nos villes. En politique, comme à la guerre, le suc­cès dé­pend lar­ge­ment de la fa­çon dont on gère la vic­toire. Le meilleur moyen de rater celle-ci et de trans­for­mer une coa­li­tion hé­té­ro­clite de mé­con­tents en front du re­fus, et à terme, en ma­jo­ri­té de re­change, c’est d’igno­rer les do­léances de ces mé­con­tents. Si le po­pu­lisme n’est au bout du compte qu’un mé­ga­phone pour la pro­tes­ta­tion, les in­quié­tudes du peuple, no­tam­ment de sa frac­tion la plus po­pu­laire, ses ré­cla­ma­tions iden­ti­taires et son be­soin de conti­nui­té his­to­rique n’ont pas dis­pa­ru par en­chan­te­ment. Il est vrai qu’au soir de son élec­tion, le pré­sident a ten­du la main aux élec­teurs de Ma­rine Le Pen. De plus, se ré­jouis­sait l’autre jour Ghis­laine Ot­ten­hei­mer, journaliste à Chal­lenges, or­gane en­tiè­re­ment dé­dié à la gloire ma­cro­nienne, « il est pé­né­tré de l’his­toire de France ». En réa­li­té, Ma­cron fait du name-drop­ping his­to­rique en par­se­mant ses dis­cours d’évo­ca­tions de nos hé­ros les plus po­pu­laires. Ce­la ne suf­fit pas pour s’ins­crire dans leurs traces. Pour convaincre tous les ré­frac­taires, qu’ils aient vo­té Le Pen, Mélenchon, eux et tous les autres ré­frac­taires, que le pro­gres­sisme fa­çon Ma­cron n’est pas l’autre nom de li­qui­da­tion, il de­vra pro­po­ser mieux que le ly­risme bon mar­ché dont il nous a gra­ti­fiés jusque-là. En s’at­ta­chant, par exemple, à ché­rir et à pro­té­ger, dans l’es­poir de la sau­ver, cette culture fran­çaise dont il osait dire hier qu’elle n’existe pas. Ain­si mon­tre­ra-t-il qu’il n’a pas été élu pré­sident en France mais bien pré­sident de France. De notre France. 1. Que Jean-ch­ris­tophe Buis­son soit re­mer­cié pour m'avoir fait part de cette re­marque. 2. Que les miens, qui sont ad­mi­rables, que leur nom soit bé­ni, ne se sentent pas vi­sés ! 3. Le pro­fes­seur de Koch étant in­dis­po­nible ce mois-ci, vous de­vrez vous conten­ter de cette ci­ta­tion jus­qu'au pro­chain nu­mé­ro.

Ma­rine Le Pen, le soir de sa dé­faite, Hé­nin-beau­mont, 7 mai 2017.

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