Un ac­ci­dent est vite ar­ri­vé

BONNES NOU­VELLES ET BONS RÉ­FLEXES

Connaissance de la Chasse - - En Toute Sécurité -

Les chiffres des ac­ci­dents de chasse ont été di­vul­gués : ils sont bons. Bons parce qu’à la baisse. Ja­mais il n’y eut si peu d’ac­ci­dents re­cen­sés, quant au nombre d’ac­ci­dents mor­tels il ta­lonne le « re­cord ».

Le point se­lon chaque type d’ac­ci­dent. Ins­truc­tif.

Qui d’entre nous n’a ja­mais eu peur à la chasse par la faute d’un autre ? Qui d’entre nous n’a ja­mais eu froid dans le dos en re­pen­sant à un dan­ger que l’on fait cou­rir aux autres ? Per­sonne n’est à l’abri de l’ac­ci­dent de chasse. Un ac­ci­dent que l’on su­bit ou… que l’on pro­voque. Ces évi­dences rap­pe­lées, re­gar­dons de plus près le bi­lan des ac­ci­dents de chasse de la sai­son pas­sée, réa­li­sé par le ré­seau Sé­cu­ri­té à la chasse de l’Oncfs, en col­la­bo­ra­tion avec les Fdc. De­puis 1998, ce ser­vice de l’Of­fice re­cense le nombre des ac­ci­dents de chasse, en suit l’évo­lu­tion, et ana­lyse leurs cir­cons­tances. La base de don­nées ain­si construite compte 3000 ac­ci­dents, source d’in­for­ma­tions d’une grande uti­li­té. En ef­fet, à par­tir d’un tra­vail de syn­thèse réa­li­sé au ni­veau na­tio­nal et fon­dé sur ce stock d’in­for­ma­tions avé­rées, le ré­seau Sé­cu­ri­té à la chasse peut pro­po­ser des règles et prin­cipes de sé­cu­ri­té ap­pli­cables par­tout et par tous. De­puis 16 an­nées donc, les chas­seurs ont choi­si de com­mu­ni­quer ou­ver-

te­ment sur le thème des ac­ci­dents. Jus­qu’alors, le flou ré­gnait et les chiffres les plus far­fe­lus abon­daient sur in­ter­net no­tam­ment ; la ru­meur naît des non-dits. Si les an­ti-chasse réa­li­se­ront tou­jours leur tra­vail de sape et de dés­in­for­ma­tion, et pré­sen­te­ront les don­nées de fa­çon ten­dan­cieuse, le grand pu­blic et les jour­na­listes ont do­ré­na­vant fa­ci­le­ment ac­cès aux vé­ri­tables chiffres. Ils dé­cou­vri­ront ain­si que la sai­son pas­sée connut une baisse sen­sible des ac­ci­dents. Rap­pe­lons en­fin qu’il est es­ti­mé à 100 mil­lions le nombre de car­touches ti­rées chaque sai­son en France (chasse du petit gi­bier), aux­quelles s’ajoutent 7-8 mil­lions de balles (chasse du grand gi­bier).

1 - Une baisse

avé­rée

Bi­lan : 114 ac­ci­dents, dont 16 mor­tels. De­puis la sai­son 1998-1999, date de la mise en route du re­cen­se­ment sys­té­ma­tique des ac­ci­dents de chasse, il n’y a ja­mais eu si peu d’ac­ci­dents dé­nom­brés (mi­ni­mum : 131 ; maxi­mum : 259). Le ni­veau des ac­ci­dents mor­tels a bais­sé éga­le­ment, se rap­pro­chant du chiffre le plus bas (mi­ni­mum : 15 ; maxi­mum : 39 ; moyenne : 23 ac­ci­dents mor­tels/sai­son). Trois rai­sons ma­jeures au bon bi­lan 2013-2014. Pri­mo, cette sai­son a connu une baisse du nombre des va­li­da­tions d’of­fi­ciel­le­ment - 5 %. Elle est pro­ba­ble­ment due au double phé-

no­mène crise/vieillis­se­ment de la po­pu­la­tion des chas­seurs. Se­cun­do, le gi­bier ne fut pas tou­jours au ren­dez­vous : mau­vaise re­pro­duc­tion du lièvre, des per­drix, du fai­san et du san­glier, et mi­gra­tions moyennes. Ce­ci dit, la baisse du nombre des ac­ci­dents et des morts est com­pa­ra­ti­ve­ment plus im­por­tante. Aus­si, force est de consta­ter que le tra­vail réa­li­sé par le monde de la chasse en fa­veur de la sé­cu­ri­té porte ses fruits. Ter­tio, les ac­tions pro-sé­cu­ri­té sont mul­tiples et per­ma­nentes : - for­ma­tion pra­tique obli­ga­toire liée à la sé­cu­ri­té, dans le cadre de l’exa­men du per­mis de chas­ser, de­puis 1989. Ren­for­ce­ment du prin­cipe en 2003. Do­ré­na­vant, les ques­tions re­la­tives à la sé­cu­ri­té sont éli­mi­na­toires. Idem lors des ate­liers pra­tiques, tout geste consi­dé­ré dan­ge­reux est éli­mi­na­toire. De­puis sa mise en place, dans le cadre de l’exa­men du per­mis de chas­ser, 1 chas­seur sur 4 a sui­vi une for­ma­tion pra­tique. For­cé­ment, au fil du temps, le chiffre s’ac­croî­tra pour at­teindre 100 % ; - for­ma­tions (sur la base du vo­lon­ta­riat pour les res­pon­sables de chasse et les chas­seurs) à la sé­cu­ri­té or­ga­ni­sées par les Fdc en partenariat avec l’Oncfs ; - ins­crip­tion des règles de sé­cu­ri­té dans le Sché­ma dé­par­te­men­tal de ges­tion cy­né­gé­tique de chaque Fdc. Sché­ma va­li­dé par le pré­fet ; - com­mu­ni­ca­tion sur la sé­cu­ri­té dans les médias ; - gé­né­ra­li­sa­tion du port de te­nue ou d’élé­ments fluo (bau­drier, dit aus­si cha­suble) ; - gé­né­ra­li­sa­tion de l’ap­pli­ca­tion de l’angle des 30° ; - gé­né­ra­li­sa­tion du tir fi­chant à par­tir d’un poste de tir sur­éle­vé (mi­ra­dor de bat­tue) ; - gé­né­ra­li­sa­tion de la pose de pan­neaux d’aver­tis­se­ment de chasse en cours ; - les nou­velles générations de nou­veaux et jeunes chas­seurs sont plus que ja­mais sen­si­bi­li­sées – et sen­sibles – au thème de la sé­cu­ri­té à la chasse.

2 - Quelles sont les vic­times ?

90 % des vic­times des ac­ci­dents de chasse sont des chas­seurs. Ce qui si­gni­fie que 10 % des vic­times n’ont stric­te­ment au­cun rap­port avec la chasse. La sai­son pas­sée, 2 morts fi­gurent par­mi ces vic­times ; une per­sonne dans sa barque et un api­cul­teur. Chiffre à la fois faible et cru­cial. En ef­fet, cette don­née se­ra la plus uti­li­sée par les dé­trac­teurs de la chasse. Il convient de bien avoir en mé­moire cette don­née sen­sible parce que sym­bo­lique – pour le grand pu­blic – des risques que peut faire cou­rir notre ac­ti­vi­té aux autres ci­toyens.

3- Quand le chas­seur se blesse lui-même

Éton­nam­ment, 1 ac­ci­dent sur 3 re­lève de l’au­to-ac­ci­dent. Ce qui si­gni­fie que le chas­seur se blesse

– seul – à l’aide de sa propre arme. Par­fois il se tue (1 cas).

4 - Petit ou grand gi­bier : quel est le plus ac­ci­den­to­gène ?

Gros­so mo­do, les deux pra­tiques oc­ca­sionnent le même nombre d’ac­ci­dents, tou­te­fois avec une avance du grand gi­bier. Moyenne au cours de ces 5 der­nières sai­sons : - grand gi­bier : 54 % ; - petit gi­bier : 46 %. Ce­ci dit, la sai­son 2013-2014 ayant été très par­ti­cu­lière (le prin­temps 2013 froid et hu­mide a été par­ti­cu­liè­re­ment fa­tal au petit gi­bier sé­den­taire, donc moins chas­sé), l’écart est net­te­ment da­van­tage mar­qué : - grand gi­bier : 68 % ; - petit gi­bier : 32 %. Cette ré­par­ti­tion ne doit pas oc­cul­ter la baisse pour cha­cune des ca­té­go­ries (com­pa­rai­son 2012-2013/ 2013-2014) : - petit gi­bier : -48,40 % (de 93 à 48 ac­ci­dents) ; - grand gi­bier : -29,10 % (de 86 à 21 ac­ci­dents).

5 - Quelle arme est la plus liée aux ac­ci­dents ?

La ré­par­ti­tion est nette : - arme bas­cu­lante (fu­sil et ex­press) : 56 % ; - arme se­mi-au­to­ma­tique (fu­sil et ca­ra­bine) : 39 % ; - arme à ver­rou (ca­ra­bine) : 5 %. Le dé­ve­lop­pe­ment des armes se­miau­to­ma­tiques fait craindre une hausse des ac­ci­dents à l’ave­nir. D’ailleurs elles sont les plus ac­ci­den­to­gènes : 33 % des chas­seurs em­ploient une se­mi-au­to mais causent 39 % des ac­ci­dents. La rai­son en est simple : plus une arme livre de coups, plus elle est po­ten­tiel­le­ment dan­ge­reuse. L’or­ga­ni­sa­tion de l’exa­men du per­mis de chas­ser a pris en compte cette réa­li­té en per­met­tant do­ré­na­vant au can­di­dat de choi­sir un fu­sil se­mi-au­to­ma­tique lors des ate­liers pra­tiques (ma­ni­pu­la­tion, tir, ran­ge­ment… ). La lo­gique s’ap­plique évi­dem­ment aux ca­ra­bines à ré­ar­me­ment li­néaire manuel ac­tuel­le­ment à la mode ; elles peuvent conte­nir (char­geur + ca­non) jus­qu’à 11 balles… In­sis­tons ici sur un point ré­vé­la­teur : dans le cadre de la chasse du grand gi­bier, trois quarts des ac­ci­dents re­lèvent d’un tir di­rect, c’est-à-dire que la charge de la balle a at­teint di­rec­te­ment la vic­time. Il ne s’agit pas de ri­co­chet. À pro­pos de ri­co­chet, rap­pe­lons que le tir fi­chant, s’il li­mite les ri­co­chets, ne les sup­prime pas en­tiè­re­ment. Il existe tou­jours un risque de ri­co­chets des plombs et des éclats du che­mi­sage de la balle, mal­gré le res­pect de l’angle des 30°, et même en di­rec­tion du chas­seur ju­ché sur un mi­ra­dor.

6 - La fa­ta­li­té existe-t-elle ?

Oui mais dans une pro­por­tion ri­di­cu­le­ment in­fime ! Donc elle ne peut

être rai­son­na­ble­ment in­vo­quée. Au cours de la sai­son 2013-2014, l’ana­lyse des 114 ac­ci­dents réa­li­sée par le ré­seau Sé­cu­ri­té à la chasse fait res­sor­tir qu’une écra­sante ma­jo­ri­té des ac­ci­dents est due au non-res­pect des règles de sé­cu­ri­té : - fautes de sé­cu­ri­té : 109, soit 96 % des ac­ci­dents. Dont les 16 mor­tels car les 2 non-chas­seurs ont bel et bien été vic­times d’un tir sans iden­ti­fi­ca­tion ; - ac­ci­dents im­pré­vi­sibles : 5, soit 4 %. Au­cun ac­ci­dent mor­tel n’est à dé­plo­rer dans ce cas. Ces ac­ci­dents sont no­tam­ment dus à des ri­co­chets in­ima­gi­nables mal­gré le res­pect de l’angle des 30°. Mo­ra­li­té : 109 ac­ci­dents – dont 16 mor­tels – au­raient pu être évi­tés si les règles de sé­cu­ri­té avaient été res­pec­tées… À mé­di­ter.

7 - Dan­ger : ti­rer sans prendre

en compte son en­vi­ron­ne­ment

Dans 23 % des ac­ci­dents, le chas­seur tire sans te­nir compte des per­sonnes, ani­maux do­mes­tiques, routes, che­mins et bâ­ti­ments si­tués dans l’axe de son tir. Très mau­vais ré­flexe vite pris no­tam­ment lors de la chasse du petit gi­bier de­vant soi. La chasse du grand gi­bier n’est pas exempte du pro­blème ce­pen­dant. Les balles de ca­ra­bines ayant une por­tée par­ti­cu­liè­re­ment im­por­tante (jus­qu’à 2000 mètres), il leur ar­rive par­fois de fi­nir leur course dans des au­tos (ga­rées ou en mou­ve­ment) ou des mai­sons… Ce der­nier cas pa­raît être en aug­men­ta­tion. Le mi­tage des ter­ri­toires de chasse (im­plan­ta­tion de pa­villons en zone agri­cole) am­pli­fie le phé­no­mène.

Règles de sé­cu­ri­té :

- nous de­vons tou­jours ob­ser­ver, mé­mo­ri­ser notre en­vi­ron­ne­ment et an­ti­ci­per notre tir. - nous ne de­vons ja­mais nous lais­ser gri­ser par l’ac­tion de chasse, ni perdre notre sang-froid, mais res­ter « éveillé » et vi­gi­lant à l’en­semble de notre en­vi­ron­ne­ment.

8 - Ti­rer dans l’angle des 30°

Dans 20 % des ac­ci­dents, lors d’une bat­tue de grand gi­bier, le chas­seur n’a pas res­pec­té les 30°. Soit il ne l’a pas cal­cu­lé, soit il l’a ou­blié lors du tir.

Règles de sé­cu­ri­té : - le cal­cul de l’angle des 30 °est sim­plis­sime : 5 pas de cô­té, puis 3 pas en angle droit. - nous pou­vons ma­té­ria­li­ser cet angle en fi­chant en terre deux pi­quets plas­tiques fluo (type borne agri­cole) que nous con­ser­vons dans notre équi­pe­ment de bat­tue. - il n’y a rien de hon­teux à ce que nous cal­cu­lions cet angle et à le ma­té­ria­li­ser. Bien au contraire, c’est même une forme de res­pect en­vers nos voi­sins. - cet angle se cal­cule par rap­port à nos voi­sins de poste mais aus­si par rap­port à des bâ­ti­ments, un par­king, une route, etc., afin de les « pro­té­ger ».

9 - Dan­ger : la mau­vaise ma­ni­pu­la­tion

de l’arme

Dans 16 % des ac­ci­dents, le chas­seur com­met un ac­ci­dent non pas en ti­rant mais en ma­ni­pu­lant « sim­ple­ment » son arme. Gé­né­ra­le­ment en la re­fer­mant. Il suf­fit d’un doigt mal pla­cé, et le coup part alors que les ca­nons sont di­ri­gés vers un confrère ou vers ses propres pieds. Rap­pel : c’est bien la seule pres­sion de l’in­dex sur la queue de dé­tente qui fait par­tir le coup. Règles de sé­cu­ri­té : - nous ne de­vons ja­mais avoir le doigt sur la queue de dé­tente ou dans la ca­vi­té du pontet lors de la ma­ni­pu­la­tion de notre arme. - afin de fer­mer ou d’ou­vrir notre arme (quelle qu’elle soit), nous de­vons tou­jours orien­ter les ca­nons vers le sol, ja­mais en di­rec­tion d’autres per­sonnes, même avec une arme « vide ». C’est une très bonne ha­bi­tude que nous de­vons prendre. - afin de fer­mer ou d’ou­vrir le fu­sil, nous de­vons tou­jours ac­tion­ner la crosse et non les ca­nons ; - quand nous croi­sons d’autres per­sonnes, chas­seurs ou non, nous de­vons tou­jours dé­char­ger notre arme et veiller à la bonne orien­ta­tion de nos ca­nons.

10 - Dan­ger :

la chute

Dans 12 % des ac­ci­dents, le chas­seur perd le contrôle de son arme suite à une chute sur un sol glis­sant, bu­tant contre une pierre…

Règles de sé­cu­ri­té :

- nous de­vons ar­mer notre arme, no­tam­ment notre fu­sil, uni­que­ment en ac­tion de chasse. - nous de­vons tou­jours dé­char­ger notre arme au pas­sage ou aux abords d’un sol dé­li­cat. - nous ne de­vons ja­mais cou­rir avec une arme char­gée. - en at­tente, nos mains doivent être bien po­si­tion­nées sur la poi­gnée ou le de­vant de l’arme (à l’en­droit du qua­drillage de la crosse), ja­mais dans la ca­vi­té du pontet, sauf au mo­ment du tir bien évi­dem­ment.

11 - Dan­ger : ti­rer dans la traque

Dans 7 % des ac­ci­dents, le chas­seur a ti­ré dans la traque sans avoir iden­ti­fié ce qu’il s’y pas­sait. Ce n’est pas par ha­sard que le tir dans la traque est in­ter­dit – ou ri­gou­reu­se­ment en­ca­dré – à la chasse du grand gi­bier. Les tra­queurs, et leurs chiens, s’y dé­placent par­fois de ma­nière « désor­don­née ». Dans des cas pré­cis, no­tam­ment quand le re­lief et la vé­gé­ta­tion le per­mettent, l’au­to­ri­sa­tion de ti­rer dans la traque est ex­cep­tion­nel­le­ment don­née. Tou­te­fois le tir, de­meure fi­chant, se fait à courte dis­tance et res­pecte un angle de tir que donne ou a ma­té­ria­li­sé le chef de ligne, au nom de l’or­ga­ni­sa­teur de la chasse. Le pro­blème de l’uti­li­sa­tion d’une arme par les tra­queurs fait éga­le­ment dé­bat, cer­tains départements l’in­ter­disent ou la ré­gle­mentent très res­tric­ti­ve­ment. Ce­la est lo­gique : on ne peut pas in­ter­dire le tir des pos­tés vers la traque, tout en lais­sant faire n’im­porte quoi par les tra­queurs à l’in­té­rieur de la bat­tue. C’est-à-dire en uti­li­sant une arme à 360° comme c’est bien trop sou­vent le cas ! Pour clore ce pa­ra­graphe, il est in­dis­pen- sable que les tra­queurs ar­més voire l’en­semble des tra­queurs suivent les consignes don­nées au rond le ma­tin. La sé­cu­ri­té est af­faire de tous.

Règles de sé­cu­ri­té :

- nous ne de­vons ja­mais ti­rer dans la traque à tra­vers un ron­cier dense, de hautes fou­gères, de jeunes plants, des épi­nettes, etc. - nous ne de­vons ja­mais ti­rer dans la traque si nous n’y sommes pas clai­re­ment au­to­ri­sés. Même sur un ani­mal bles­sé ou ren­trant dans la traque.

12 - Dan­ger :

ti­rer sans avoir iden­ti­fié

Dans 6 % des ac­ci­dents, le chas­seur a ti­ré sans iden­ti­fier, en di­rec­tion d’une forme.

Règles de sé­cu­ri­té :

- nous ne de­vons ja­mais ti­rer sur une forme non iden­ti­fiée. - nous ne de­vons ja­mais ti­rer à tra­vers un buis­son, une haie, ni à tra­vers et au-des­sus d’une cul­ture (maïs, vigne…).

13 - Dan­ger : quand les ca­nons

éclatent

Dans 6 % des ac­ci­dents, le chas­seur est bles­sé par sa propre arme suite à l’écla­te­ment des ca­nons. Si les ca­nons éclatent, c’est parce qu’ils au­ront été obs­trués par de la terre, de la neige, etc. Mains, vi­sage et yeux peuvent être très griè­ve­ment at­teints. L’uti­li­sa­tion de mu­ni­tions non adap­tées (no­tam­ment mé­lange de car­touches) peut avoir les mêmes consé­quences.

Règles de sé­cu­ri­té :

- nous de­vons tou­jours vé­ri­fier au dé­part de la chasse puis ré­gu­liè­re­ment en ac­tion de chasse l’état de l’in­té­rieur de nos ca­nons. D’au­tant plus après une chute.

- nous ne de­vons ja­mais po­ser nos ca­nons à même le sol. Ni sur nos bottes ou chaus­sures d’ailleurs.

14 - Dan­ger :

por­ter une arme char­gée

à la bre­telle

Dans 5 % des ac­ci­dents, le chas­seur a com­mis un ac­ci­dent parce qu’il por­tait son arme char­gée à l’aide d’une bre­telle. Pour toutes sortes de rai­sons, la bre­telle peut se prendre dans un élé­ment et faire perdre son contrôle au chas­seur. L’arme – char­gée – tombe ou se ren­verse et, ter­rible en­chaî­ne­ment, le coup part.

Règles de sé­cu­ri­té :

- nous ne de­vons ja­mais por­ter une arme char­gée – même si la sé­cu­ri­té est ac­tion­née – à la bre­telle. Que ce soit en simple déplacement, en ac­tion de chasse ou au poste. - la bre­telle sert uni­que­ment à por­ter l’arme. C’est un ac­ces­soire et non pas un « élé­ment de tir ». - nous de­vons re­ti­rer la bre­telle du­rant toute ac­tion de chasse, d’au­tant plus col­lec­tive. - en déplacement, nous de­vons tou­jours por­ter notre arme à la bre­telle, dé­char­gée, cas­sée, cu­lasse ou­verte, cu­lasse main­te­nue ou­verte dans le cadre d’un se­mi-au­to­ma­tique. Ain­si, non seu­le­ment nous sa­vons que nous ne fai­sons pas cou­rir de risque à nos col­lègues mais nous le leur prou­vons.

15 - Dan­ger : fran­chir un obs­tacle avec une arme

char­gée

Dans 3 % des ac­ci­dents, le chas­seur a fran­chi un obs­tacle (fran­chis­se­ment d’une clô­ture, d’un tronc, d’une pas­se­relle, saut d’un fos­sé…) alors qu’il avait lais­sé son arme char­gée. Dans une telle si­tua­tion, le risque est qu’il perde le contrôle de son arme et oriente celle-ci vers un confrère ou la fasse tom­ber.

Règles de sé­cu­ri­té :

- au pas­sage d’un obs­tacle, même mi­nime, nous de­vons tou­jours avoir dé­char­gé notre arme même si cel­le­ci est ap­puyée ou po­sée sur le sol. Les chiens risquent à tout mo­ment – dont ce­lui-ci – de faire tom­ber une arme po­sée. - l’âge ve­nant, nous de­vons être par­ti­cu­liè­re­ment sen­sibles à cette si­tua­tion.

16 - Dan­ger : ran­ger une arme char­gée dans une housse

Dans 2 % des ac­ci­dents, le chas­seur a soi­gneu­se­ment ran­gé son arme dans la housse sans l’avoir dé­char­gée. Que ce soit par ou­bli, ou pres­sé de ren­trer à son do­mi­cile, ou pour « ga­gner du temps » afin de re­joindre un autre poste, ce­la est dan­ge­reux, et même ri­gou­reu­se­ment in­ter­dit par la loi au nom du bra­con­nage et de la sé­cu­ri­té.

Règles de sé­cu­ri­té :

- nous de­vons tou­jours dé­char­ger notre arme avant de la po­ser dans notre voi­ture quoi que nous fas­sions par la suite. - nous de­vons tou­jours dé­char­ger notre arme avant de la ran­ger dans une housse, un étui, une mal­lette ou une chaus­sette. Ce conte­nant se­ra tou­jours fer­mé (pas obli­ga­toi­re­ment à clef ni avec ca­de­nas ce­pen­dant) et il ne de­vra pas abri­ter les mu­ni­tions (elles sont donc ran­gées à part). - nous pou­vons trans­por­ter notre arme non ran­gée mais dé­mon­tée, et donc dé­char­gée.

Fran­çois-Xa­vier Al­lon­neau, re­mer­cie­ment à Jacques Bou­chet,

res­pon­sable du ré­seau Sé­cu­ri­té à la chasse, Oncfs

Un jeune che­vreuil jaillit sur le layon, un tra­queur est dans la ligne de mire…

Trois rai­sons ex­pliquent la baisse sen­sible des ac­ci­dents en 2013-2014.

Ren­for­ce­ment du thème de la sé­cu­ri­té au sein de l’ate­lier théo­rique et des ate­liers

pra­tiques dans le cadre de l’exa­men du per­mis de chas­ser.

Un plus : la gé­né­ra­li­sa­tion des mi­ra­dors de bat­tue.

Ce chas­seur n’a pas ou­vert la cu­lasse de sa ca­ra­bine se­mi-au­to. Au petit gi­bier, même er­reur avec un fu­sil se­mi-au­to.

L’an pas­sé, deux non­chas­seurs ont été tués, suite à un tir

sans iden­ti­fi­ca­tion. Donc deux ac­ci­dents évi­tables.

Quelle mau­vaise fa­çon de te­nir son arme. Ce fu­sil est peut-être non char­gé, mais seul son pro­prié­taire

le sait !

Que se passe-t-il si des vé­los sur­gissent dans le tour­nant ?

Cal­cul des 30°, un « jeu » d’en­fant.

Est-on sûr que cha­cune de ces armes est dé­char­gée ?

Tir à hau­teur

d’homme, non fi­chant… Le risque est énorme.

Ce chas­seur-ci avait eu un bon ré­flexe avant sa chute : il avait cas­sé son arme.

Ra­bat­teur dans

la traque, heu­reu­se­ment si­gna­lé par son bau­drier fluo.

Très mau­vaise fa­çon de te­nir

son arme et pré­ci­sé­ment

ses ca­nons.

Bre­telle à l’épaule oui,

mais uni­que­ment avec une arme dé­char­gée et ou­verte.

Te­nant son fu­sil ar­mé, pro­ba­ble­ment char­gé, ce chas­seur joue avec le feu…

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