In­vi­ta­tion à la pa­lom­bière

Connaissance de la Chasse - - Sommaire -

50 hec­tares de pi­nède, 400 mètres de cou­loirs, 4 sols, une re­li­gion, la fièvre bleue. Bien­ve­nue à la pa­lom­bière, bien­ve­nue dans les Landes.

cré­ce­relle en pas­sant par les grues et bien évi­dem­ment les ra­miers, rien ne leur échappe. Notre des­crip­tif se­rait in­com­plet si nous omet­tions de par­ler de la gi­rouette. Piquées au bout d’un manche à ba­lai fixé au toit de la ca­bane, deux boules, genre fruits de cy­près, sont fi­chées sur un axe. En guise de dé­rive, elles sont do­tées de deux plumes cau­dales de ra­mier. À la base de cette struc­ture d’art mo­derne, un fil de fer gai­né de plas­tique et ha­bi­le­ment tor­sa­dé in­dique les quatre points car­di­naux. L’en­semble est très ori­gi­nal. Nous ap­pre­nons que si la gi­rouette est un élé­ment in­dis­pen­sable de la pa­lom­bière, sa concep­tion est lais­sée au choix de cha­cun. Il en existe ain­si des di­zaines de mo­dèles dif­fé­rents.

Trop beau, trop chaud

Forts de ces ex­pli­ca­tions, nous re­des­cen­dons d’un étage pour le ca­fé. Nos amis nous ex­pliquent alors qu’ici, con­trai­re­ment à de nom­breuses autres ins­tal­la­tions, les fu­sils n’ont pas le droit de ci­té. Ils jus­ti­fient cette me­sure par le fait que leur sec­teur d’af­fût est fré­quen­té chaque au­tomne par des den­si­tés im­por­tantes de pa­lombes en hi­ver­nage qui écument les im­menses chaumes de maïs à grain des proches alen­tours. Dès lors, faire feu sur ces gi­biers les ren­drait en­core plus mé­fiants qu’ils ne le sont d’or­di­naire. Et vi­si­ble­ment, la mé­thode a fait ses preuves au fil du temps. Reste qu’en cette sai­son 2014, le ta­bleau de chasse est, à date égale, en de­çà de ce­lui des cam­pagnes pré­cé­dentes. Jean-Luc nous livre son ana­lyse : « In­dé­nia­ble­ment, beau­coup de pa­lombes sont dé­sor­mais ar­ri­vées sur site. Elles sont plu­sieurs mil­liers. Je suis cer­tain que nous al­lons en­core les voir au­jourd’hui. Mais ces can­ton­nées connaissent main­te­nant chaque em­pla­ce­ment des ap­pe­lants. Les faire po­ser aux arbres est tou­jours en­vi­sa­geable, mais les voir des­cendre aux sols tient du mi­racle. Notre sa­lut passe par de nou­veaux ar­ri­vages, ce qui n’est pas ex­clu, ou par une dé­gra­da­tion des condi­tions mé­téo­ro­lo­giques. Il fait de­puis dix jours plus de 20 °C en après-mi­di, le ciel est d’un bleu azur, et il n’y a pas un souffle de vent. Pire que ce­la, ça n’existe pas. J’es­père un bon brouillard ma­ti­nal dans les 48 h qui viennent afin de re­lan­cer la chasse. » Nous no­tons par ailleurs que toutes les pa­lombes ré­col­tées le sont donc uni­que­ment au fi­let. Au­cune de ces cap­tures n’est de sur­croît oc­cise. Elles sont conser­vées vi­vantes et re­joignent le plus sou­vent les vo-

« Ici, con­trai­re­ment à de nom­breuses autres ins­tal­la­tions, les fu­sils n’ont pas le droit de ci­té »

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