Pe­tits mais com­bat­tants

Connaissance de la Chasse - - Photos Choc -

Autre pho­to­graphe ani­ma­lier par­ti­cu­liè­re­ment doué, Ch­ris­tophe Sa­lin nous ouvre les cou­lisses de l’hiver… « La du­re­té de l’hiver s’an­non­çant, de nom­breux oi­seaux se rap­prochent des jar­dins pour ve­nir se nour­rir de graines ap­por­tées par l’homme. La com­pé­ti­tion est alors par­fois rude pour ac­cé­der à la nour­ri­ture. En ef­fet, les oi­seaux ont d’im­por­tants be­soins éner­gé­tiques en hiver, et la nour­ri­ture peut être une den­rée rare en la morte sai­son. Il s’agit pour­tant là d’une ques­tion de sur­vie ! À l’af­fût en fo­rêt, près d’un poste d’agrai­noir des­ti­né à la gente ai­lée, nous ob­ser­vons cette si­telle tor­che­pot (à droite) qui ne veut pas du tout par­ta­ger son bu­tin avec cette mé­sange char­bon­nière (sur la mousse). Le com­bat se­ra bref avant que les deux pro­ta­go­nistes re­prennent leur che­min, ou plu­tôt leur en­vol. » Por­trait des bel­li­gé­rants : la mé­sange char­bon­nière ( Pa­rus ma­jor) af­fiche 15 à 22 grammes. Sa cou­leur or ne doit pas la faire confondre avec la mé­sange bleue (plus pe­tite et ca­lotte bleu vif bor­dée de blanc). Elle doit son nom à sa tête noir brillant, à ses joues bor­dées de noir, à son men­ton et à sa gorge noirs, pro­lon­gés par une bande noire. Et le bec ? Il est noir. Quant à la sit­telle tor­che­pot ( Sit­ta eu­ro­pea), elle af­fiche 20-25 grammes. Par­ti­cu­la­ri­tés : elle es­ca­lade les troncs d’arbre de fa­çon acro­ba­tique, la tête en bas. De plus, elle ferme par­tiel­le­ment les ca­vi­tés d’arbre où elle fait son nid, avec une boue qui de­vient dure comme du ci­ment en sé­chant. Ou­vrez l’oeil, ces deux pas­se­reaux sont sé­den­taires. Pierre Croix­val

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