Gé­né­reuse fo­rêt équa­to­riale

Connaissance de la Chasse - - Étranger -

Guide of­fi­ciant en fo­rêt équa­to­riale ca­me­rou­naise pour le compte de la com­pa­gnie es­pa­gnole Mayo Ol­di­ri, le Fran­çais Jean-Fran­çois Picheyre a ac­cueilli en dé­but de sai­son 2015 un chas­seur belge re­cher­chant ex­pres­sé­ment un buffle nain et un si­ta­tun­ga. Le chas­seur était dé­jà ve­nu deux fois, par l’in­ter­mé­diaire d’autres or­ga­ni­sa­teurs, et avait échoué dans sa quête. Dé­bar­qué sur le pe­tit aé­ro­drome de Lo­ko­mo, il est pris en charge par JeanF­ran­çois et l’équipe file en di­rec­tion du camp de Boum­ba Sud après un dé­jeu­ner à la struc­ture de base de Co­va­ref 1 gé­rée par Her­vé Hou­de­bine. Dès le pre­mier jour de chasse, des traces de buffles de la nuit sont re­le­vées. Mais le sol est un peu sec et la re­mon­tée pé­rilleuse. La voie est aban­don­née dans l’après-mi­di. D’autres in­dices sont re­pé­rés deux jours plus tard non loin du cam­pe­ment. Le dé­part se fait donc à pieds. Il faut moins d’une heure aux pis­teurs pour trou­ver les em­preintes d’un so­li­taire. Le guide ré­duit alors le nombre de ses as­ses­seurs pour li­mi­ter le bruit. La traque est ron­de­ment me­née, une cou­chette est trou­vée, froide. Peu de temps après, une tache rousse fauve est re­pé­rée par le se­cond pis­teur. Le fauve est là, à 15 m. Le chas­seur est aus­si­tôt po­si­tion­né et le coup de ca­ra­bine re­ten­tit. Le buffle s’en­fuit sur 10 à 12 m puis le bruit de fuite cesse. Chas­seurs et chas­sé s’at­tendent. Les se­condes qui passent semblent une éter­ni­té. Jean-Fran­çois com­mande un dis­cret re­pli et fait cher­cher des chiens. Avec l’aide de ces auxi­liaires, il fau­dra en­core deux heures pour cou­cher dé­fi­ni­ti­ve­ment l’ani­mal au cours d’un ferme mou­ve­men­té. Le sixième jour, sur le bord d’une saline bor­dant la ri­vière Boum­ba, un ma­gni­fique si­ta­tun­ga est re­mon­té avec brio et par­fai­te­ment ti­ré. Il s’agit d’un vieux mâle por­tant un tro­phée de 25 inches (avant sé­chage). La base de ses cornes est qua­si­ment sou­dée. Il porte un cou puis­sant. Ce guib d’eau est à son apo­gée. L’ob­jec­tif du sa­fa­ri est at­teint et le chas­seur est com­blé. Tout n’est pas tou­jours aus­si évident en fo­rêt plu­viale.

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