Parcs à san­glier ?

Connaissance de la Chasse - - Au Sanglier -

Même si l’Onf ne pra­tique plus les en­grilla­ge­ments de par­celles pour fa­ci­li­ter la ré­gé­né­ra­tion na­tu­relle, pour des rai­sons de coûts fi­nan­ciers et hu­mains, il reste des por­tions en­grilla­gées dans la fo­rêt. « Nous ob­ser­vons que ces dis­po­si­tifs sont tous sou­le­vés par en­droits par les com­pa­gnies qui s’y re­misent bien sou­vent, les sa­chant tran­quilles et four­nies, ex­plique le pré­sident de chasse. En Ré­pu­blique tchèque, pays où je me rends sou­vent pour la chasse, les fo­res­tiers créent des ou­ver­tures basses, ré­ser­vées aux seuls san­gliers et qui dis­suadent les cer­vi­dés d’y pé­né­trer. Là-bas, les tech­ni­ciens es­timent que les bêtes noires, en re­tour­nant le sol, contri­buent à mieux en­fouir les fruits, et ain­si fa­ci­li­ter les re­pousses. Évi­dem­ment, ces en­ceintes,

vingt-cinq traques dé­li­mi­tées », in­tro­duit Cy­ril, le garde de l’ami­cale. « Nous or­ga­ni­sons an­nuel­le­ment qua­torze jour­nées de chasse à rai­son de trois traques. On es­time donc qu’en moyenne, chaque parcelle est bat­tue une fois et de­mie par an. Mais il est évident que si cer­taines sont par­cou­rues plu­sieurs fois dans la sai­son, d’autres sont lais­sées to­ta­le­ment tran­quilles tout au long de l’an­née. Cer­taines zones, sou­vent de pe­tite taille, sont lais­sées tran­quilles vo­lon­tai­re­ment. Notre fo­rêt est bor­dée par cer­tains axes rou­tiers, dont la fa­meuse RN2 avec ses 160000 vé­hi­cules par jour. C’est à se de­man­der si les san­gliers ne l’ont pas com­pris, en se re­mi­sant dans les qui consti­tuent des re­mises de choix, sont tra­quées pour en ex­traire les com­pa­gnies re­mi­sées. »

bandes de four­rés ar­més de ronces qui bordent ces axes. D’autres par­celles sont lais­sées tran­quilles en rai­son du rôle de dor­toir qu’elles consti­tuent pour les com­pa­gnies. Mais c’est da­van­tage dans leur ca­rac­tère in­ex­tri­cable et pour des rai­sons de sécurité en­vers les chiens que nous les évi­tons. »

Pe­tits et peu mor­dants

Les par­celles éta­gées dé­filent de­puis la route dans ce mas­sif ré­pu­té pour ses hê­traies ca­thé­drales, une es­sence qui a co­lo­ni­sé les deux tiers de la fo­rêt. La co­lonne de vé­hi­cules s’ar­rête non loin d’un car­ré de taille mo­deste,

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