De vous à nous

Connaissance de la Chasse - - Terre De Légende -

Zone de chasse : Si cette zone amo­diée de­puis 2003 couvre 8500 km2, 300000 ha sont pour le mo­ment réel­le­ment op­ti­mi­sés pour la chasse avec no­tam­ment plus de 500 km de piste et des points d’eau qui sé­den­ta­risent de plus en plus toutes les es­pèces. Au nombre de 6, ces « étangs » sont le fruit d’un tra­vail co­los­sal réa­li­sé par les amo­dia­taires : plus de 12 fo­rages pour 1 point d’eau, le creu­se­ment d’une « mare » à chaque fois de 100x200 m et l’ali­men­ta­tion par des pompes so­laires qui vont cher­cher l’eau entre 40 et 60 m de pro­fon­deur avec un dé­bit de 500 à 1500 l/h. En fonc­tion du­rant 6 h chaque jour, ces pompes sont com­plé­tées par un dis­po­si­tif de « mar­mites » ali­men­tées en eau tous les 2 jours par vé­hi­cule !

Gi­biers et chasse : Plus de 15 es­pèces dif­fé­rentes – si l’on ex­cepte buffle et da­ma­lisque – peuvent être chas­sées sur la zone dont 2 ne peuvent être chas­sées nulle part ailleurs : le grand kou­dou de l’Ouest et la ga­zelle ru­fi­frons. Con­trai­re­ment à cer­taines autres contrées, ici la chasse est ac­ces­sible à tous quelle que soit sa condi­tion phy­sique. Guides et pis­teurs : D’or­di­naire, en Afrique cen­trale, les pis­teurs ex­cellent. Les Tcha­diens que nous avons vus à l’exer­cice sur zone tel Dje­met ou Hus­sein n’échappent pas à la règle. Ils sont avec le guide le fer de lance d’une équipe consti­tuée de deux d’entre eux, d’un por­teur et d’un agent des Eaux et fo­rêts du pays. À no­ter que tous les sa­fa­ris sont me­nés par le guide Acp Jean Béguerie, Fré­dé­ric Ma­ro­teaux et Ch­ris­tian Ca­bi­bel. Ch­ris­tian Pace, an­cien guide Acp, in­ter­vient pour sa part sur place comme in­ten­dant.

Sé­jour type : Le sé­jour type est de 12 jours dont 10 jours de chasse mais des amé­na­ge­ments sont pos­sibles en fonc­tion des es­pèces re­cher­chées. Main­te­nant, sa­chez qu’avec deux sai­sons bien mar­quées, une sai­son sèche et une sai­son des pluies entre le 15 juin et le 15 sep­tembre, la pé­riode de chasse est com­prise entre le 1er dé­cembre et le 31 mai. Mais plus on avance en sai­son, plus il fait chaud. Ce­ci dit, c’est une cha­leur sèche et beau­coup plus sup­por­table que celle que l’on peut avoir en d’autres ré­gions à la veille des pre­mières pluies. S’il fait 25°C en dé­cembre/jan­vier, le ther­mo­mètre dé­passe les 40 °C à par­tir d’avril.

Vé­hi­cules et lo­gis­tique : Le parc vé­hi­cules est consti­tué de deux Toyo­ta Hi­lux double ca­bine en par­fait état et amé­na­gés pour la chasse, d’un Nis­san sta­tion wa­gon de liai­son et de deux P4 pour la lo­gis­tique. Une lo­gis­tique com­plé­tée par un Bull D5, une ni­ve­leuse et une trac­to­pelle pour l’amé­na­ge­ment des mares et l’en­tre­tien des cen­taines de ki­lo­mètres de pistes. À no­ter éga­le­ment à 5 mn du camp, la pré­sence d’une im­por­tante piste d’at­ter­ris­sage pri­va­tive sur la­quelle nous nous sommes po­sés en pro­ve­nance de N’Dja­me­na.

Hé­ber­ge­ment et pres­ta­tions hô­te­lières : Le cam­pe­ment est com­po­sé de quatre bou­ka­rous to­ta­le­ment équi­pés avec salle de bains pri­va­tive et cli­ma­ti­sa­tion. Une salle de res­tau­rant, une cui­sine, une ré­serve, une buan­de­rie et une taxi­der­mie com­plètent le dis­po­si­tif, sans ou­blier que guides et amo­dia­taires ont leur propre ins­tal­la­tion en an­nexe. Trois groupes élec­tro­gènes four­nissent l’éner­gie né­ces­saire et deux fo­rages dans le socle ali­mentent en eau po­table (ré­gu­liè­re­ment ana­ly­sée) le camp. L’ex­cel­lente cui­sine du chef Em­ma­nuel s’ar­ti­cule au­tour de fruits et de lé­gumes frais cui­si­nés chaque jour, de gi­bier mais aus­si de char­cu­te­rie et de fro­mage ! Vin et apé­ri­tif sont à dis­cré­tion.

Tou­risme : Même si le cé­lèbre parc de Za­kou­ma est à une cen­taine de ki­lo­mètres à vol d’oi­seau, il n’est pas ai­sé de s’y rendre pour des rai­sons d’in­fra­struc­tures rou­tières. En re­vanche, les mar­chés lo­caux, les « gre­niers » à mil en forme de jarre géante de la ré­gion sont ab­so­lu­ment à voir.

Bon à sa­voir : Si les for­ma­li­tés à rem­plir pour ren­trer au Tchad ne dif­fèrent guère des autres pays afri­cains, l’ob­ten­tion d’un vi­sa est par­fois as­sez longue et il y a plu­sieurs for­mu­laires à rem­plir. Il convient d’en te­nir compte lorsque l’on en­vi­sage de par­tir. Une bonne so­lu­tion et un bon com­pro­mis consiste à pas­ser, comme nous l’avons fait, par une agence spé­cia­li­sée tel Îles et Voyages à Pa­ris qui se char­ge­ra de tout.

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