Nos confes­sions

Il n’y a qu’à Cos­mo qu’on avoue ça.

Cosmopolitan (France) - - Nos Confessions -

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Ma­thilde, une amie, a un plan bou­lot pour moi : lors d’un dî­ner, elle a ren­con­tré la di­rec­trice d’une agence mar­ke­ting. Un de ses em­ployés part à la fin du mois. Job en vue !!!! Ma­thilde me pro­pose de me mettre en contact par mail, genre « Bon­jour Ca­the­rine, per­mets­moi de te pré­sen­ter Émi­lie, dont le pro­fil pour­rait cor­res­pondre au poste à pour­voir dans ton en­tre­prise. » Le sa­me­di, on ré­dige le texte en­semble. On in­siste sur mes ex­pé­riences les plus si­gni­fi­ca­tives, et on glisse les qua­li­tés qui comptent dans le mar­ke­ting : sé­rieux, sens de la pré­sen­ta­tion, etc. Dès le lun­di, Ma­thilde en­voie le mail, en me met­tant en co­pie. Tout est par­fait, à un dé­tail près : elle a uti­li­sé mon adresse per­so, celle de mes 15 ans. Qu’est- ce qui s’af­fiche tout en haut ? pti­te­pou­lette86@hot­mail.com. Émi­lie, 27 ans

La bonne planque

Pour fê­ter l’ar­ri­vée du so­leil entre copines, on a tout pré­vu : une clai­rière ar­bo­rée, une grande nappe vi­chy, de la sa­lade de pâtes pour un ré­gi­ment, du cham­pagne, des fraises et nos tout der­niers po­tins. Il ne manque qu’un truc après la troi­sième cou­pette : des toi­lettes. « Je re­viens les filles ! » Je file en di­rec­tion des arbres pour trou­ver une planque. Voi­là un buis­son. C’est par­fait. Mais à peine ins­tal­lée, j’en­tends des gro­gne­ments et des bruits de feuilles qui bougent. Je sors à toute vi­tesse de ma ca­chette en hur­lant : AAAAAAAAAAh ! Je suis sûre que c’est un san­glier !!!! Non, c’est un chien, sui­vi de son maître, aus­si gê­né que moi : en com­bi­short, je n’ai pas eu le temps de re­mettre le haut. Jade, 21 ans

Rouillée des mé­ca­niques

Sur la route du bou­lot avec ma col­lègue Ju­lie, je tends l’oreille, flip­pée : « T’en­tends ? » Ju­lie confirme d’un ho­che­ment de tête. Ma voi­ture fait un drôle de bruit à l’ar­rière. « C’est peut-être un pneu en­dom­ma­gé », dit Ju­lie. On s’ar­rête sur une aire pour vé­ri­fier : rien à si­gna­ler. Quand je re­prends le vo­lant, ça re­com­mence. Di­rec­tion le pre­mier ga­rage, où je hèle le mon­sieur en ta­blier pour lui expliquer le pro­blème. Il n’a pas le temps là tout de suite, mais il la garde en observation. On re­joint le bou­lot en bus et, en fin de jour­née, je passe la cher­cher. Alors doc­teur ? « C’est le pot », il me dit hi­lare. Je pense échap­pe­ment, fac­ture… Et le ga­ra­giste me tend un pot de confi­ture. Il était tom­bé de mes courses et rou­lait dans le coffre à chaque vi­rage. Pau­line, 26 ans

Ca­deau de nais­sance

« Ca­mille est née ! » C’est un mes­sage vo­cal de Jus­tine, une amie d’en­fance, qui me l’an­nonce sur mon ré­pon­deur. Ça tombe bien, deux se­maines plus tard, j’ai un ren­dez-vous pro dans sa ré­gion. Je sais que Jus­tine est à la mai­son, et j’en profite pour faire un dé­tour sur­prise par chez elle pour dé­cou­vrir la hui­tième mer­veille du monde : une ado­rable pe­tite tête jouf­flue et de jo­lis yeux bleus. Je tends mon pa­quet à Jus­tine : « Tiens, un pe­tit ca­deau ! » J’ai écu­mé les ma­ga­sins pour en­fants de la ville et j’ai trou­vé une te­nue trop mi­gnonne. Mais quand Jus­tine dé­couvre la mi­ni­robe à rayures jaunes, elle n’est pas aus­si em­bal­lée que moi. Je me suis trom­pée de taille ? « Ca­mille est un gar­çon. » Char­lotte, 31 ans

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