Sexe DE QUOI JE PARLE ET AVEC QUI?

Lors­qu’on dis­cute contra­cep­tion, c’est entre copines. Les sex-toys, c’est avec une ven­deuse, et les pré­li­mi­naires, avec un mec. Pour par­ler de sexe, on choi­sit ses in­ter­lo­cu­teurs.

Cosmopolitan (France) - - Ma Vie Rose - Par Élise Comte. Pho­to Ste­pha­nie Raus­ser.

Les dé­tails drôles

À chaque fois que je ra­mène un gar­çon chez nous, je dé­briefe en­suite avec ma co­loc. Dès qu’il est par­ti, je lui livre des dé­tails drôles, comme sa tête au mo­ment de jouir, ou la po­si­tion qu’il m’a fait dé­cou­vrir. Si je me confie au­tant, c’est parce qu’elle fait pa­reil et que ce qu’on dit ne sort ja­mais de l’ap­part. Bé­ren­gère, 27 ans

Les ren­contres du week-end

Après dix ans de re­la­tion, je suis à nou­veau cé­lib. J’ai en­vie d’en pro­fi­ter et je mul­ti­plie les his­toires. J’ai­me­rais par­ta­ger ça avec mes copines mais elles sont toutes en couple et ne me com­prennent pas. La seule qui est sur la même lon­gueur d’ondes, c’est ma col­lègue Anne. Alors tous les lun­dis, on se ra­conte nos soi­rées et nos ren­contres du week-end. À 24 ans, elle ne prend pas ça au sé­rieux, ça me fait du bien. Cla­risse, 33 ans

La dou­leur

De­puis un mois, j’ai mal en fai­sant l’amour. Je n’ose pas abor­der le su­jet avec Eliott ou avec mes copines, la dou­leur est trop in­time. Je pré­fère voir ma gy­né­co. Même si je ne suis pas à l’aise, au moins, lui en par­ler se­ra vrai­ment utile. Je fais bien : elle me tran­quillise im­mé­dia­te­ment, c’est un simple kyste. Un trai­te­ment plus tard, le pro­blème est ré­glé. Je re­grette juste de ne pas l’avoir vue plus tôt. Na­bi­la, 26 ans

Les doutes

Je viens de pas­ser la nuit avec un mec ren­con­tré la veille. Avant de fi­ler, il me lâche : « C’était pas mal mais bon… » Toute seule chez moi, im­pos­sible de pen­ser à autre chose : « mais bon » quoi ? J’ai un truc qui cloche au lit ? Je fi­nis par ap­pe­ler mon ex, on est as­sez com­plices pour que je lui pose la ques­tion. Il me ras­sure, notre vie sexuelle lui plai­sait, je ne dois rien chan­ger. Ça me fait du bien de l’en­tendre. Élo­die, 27 ans

Les nou­velles contra­cep­tions

Même si je l’ou­blie par­fois, je prends la pi­lule de­puis des an­nées sans trop me po­ser de ques­tions. Mais quand une amie me parle de l’im­plant qui lui a chan­gé la vie, je m’aper­çois qu’il est temps de trou­ver une contra­cep­tion qui me convienne mieux. Alors je de­mande à toutes mes copines ce qu’elles uti­lisent. Le su­jet fait dé­bat : cer­taines sont à fond pour le patch, d’autres ont es­sayé l’an­neau vaginal… Main­te­nant que j’en sais un peu plus, je vais pou­voir en par­ler avec une pro. Fa­ti­ma, 30 ans

Les idées de pré­li­mi­naires

Quand je cherche de nou­velles idées de pré­li­mi­naires ou que j’ai be­soin d’ex­pli­ca­tions sur une po­si­tion, j’en parle sur un fo­rum. À force, je connais les autres membres, il y a une vraie com­pli­ci­té entre nous. Plan­quée der­rière mon pseu­do, je ré­ponds à leurs ques­tions et je donne mon avis comme ja­mais je n’ose­rais le faire avec mes copines. Lau­rence, 26 ans

Le stress

Je connais Er­wan de­puis peu. Au lit, je ne suis pas en­core très dé­ten­due, et plus je me mets la pres­sion, moins je prends de plai­sir. J’ai peur que ça gâche notre his­toire mais je n’ose pas lui en par­ler. Mais après un énième câ­lin ra­té, j’appelle la so­phro­logue qui m’a ai­dée à sur­mon­ter ma peur en avion. Je lui dé­cris toutes mes sen­sa­tions. On en parle long­temps, puis elle me conseille des exer­cices de res­pi­ra­tion dis­crets qui m’aident à me dé­tendre avant de faire l’amour. Au fil des se­maines, ça a mar­ché. Marion, 29 ans

ON CONSULTE UN SEXO­LOGUE. FACE À LUI, ON S’ÉCOUTE ET ON SE RE­MET EN QUES­TION.

Les jou­joux

La pre­mière fois que j’entre dans un sex-shop, je n’ose tou­cher à rien, jus­qu’à ce qu’une ven­deuse me bom­barde de ques­tions : qu’est-ce que je cherche, est-ce pour moi ou mon couple ?… Elle me pré­sente les sex-toys avec le sou­rire, sans être trash. Ça me donne confiance alors je lui livre mes en­vies avec plus de pré­ci­sions – un ac­ces­soire dis­cret à uti­li­ser dans le bain – et je lui pose même des ques­tions sur les boules de gei­sha et les mini-vi­bros. Je fais bien. Grâce à ça, elle me conseille le mo­dèle qui me cor­res­pond par­fai­te­ment. Alexia, 28 ans

L’in­ti­mi­té, la vraie

Je ne parle de sexe qu’avec Tho­mas, mon co­pain. Je lui ex­plique une nou­velle po­si­tion, il pro­pose d’uti­li­ser un lu­bri­fiant par­fu­mé ou me de­mande si telle ca­resse me plaît... On est concrets, c’est le seul moyen de sa­voir ce que l’on aime vrai­ment. Loan, 29 ans

L’ap­pré­hen­sion après avoir eu un bé­bé

Quand j’ai ren­con­tré mes copines à la fac, on se ra­con­tait toutes nos aven­tures. Au­jourd’hui, même en couple, on a gar­dé cette ha­bi­tude. Après mon ac­cou­che­ment, il n’y a qu’à elles que je peux confier ma peur de re­faire l’amour. Elles ont les bons mots pour dé­dra­ma­ti­ser et me re­don­ner confiance. Johanne, 32 ans

Les fan­tasmes

Avec Yous­sef, on parle de nos fan­tasmes. Même si on ne les réa­lise pas, ça nous per­met de mieux sa­voir de quoi on a en­vie. Et c’est tel­le­ment ex­ci­tant d’ima­gi­ner des si­tua­tions et de les dé­crire que nos conver­sa­tions fi­nissent souvent sous la couette. Aude, 26 ans

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