Pour me coif­fer

Cosmopolitan (France) - - Oh Beauté -

Vic­to­ria’s Se­cret, là chez Dolce & Gab­ba­na, là sans ma­quillage ou ha­billée comme ça lui est tom­bé sous la main –, pas une pho­to, pas une seule, où l’on peut dire : « Ah, elle a quand même un pe­tit dé­faut. » Non, Bian­ca Bal­ti est la femme par­faite.

Cas­tée au su­per­mar­ché

On ne s’étonne pas quand elle nous dit qu’elle a été re­pé­rée au su­per­mar­ché. Comme Car­men Kass ou Be­ha­ti Prins­loo… « Le su­per­mar­ché, c’est mieux que la plage, dit-on dans cette agence de mannequins. Si elles sont ca­non en train d’ache­ter des yaourts et de l’es­suie-tout, elles se­ront top par­tout. » Même si la ma­man de Bian­ca n’est pas très fé­mi­nine et adopte « plu­tôt des règles de beau­té ba­siques, comme bien net­toyer sa peau », elle ad­met que son meilleur con­seil beau­té lui vient d’elle. « Un jour, en va­cances, elle avait mis du rouge à lèvres. Ça lui al­lait tel­le­ment bien. Je lui ai dit qu’elle de­vrait en por­ter tout le temps. Elle m’a ré­pon­du : “Si j’en met­tais tous les jours, tu ne l’au­rais pas re­mar­qué au­jourd’hui.” Voi­là ce qu’elle m’a ap­pris : le ma­quillage fait par­tie de l’ex­tra-or­di­naire. »

Une ma­gni­fique brosse, Shu Uemura.

Une classe na­tu­relle

Longue tige brune, en ville, elle porte plu­tôt des jeans et des chaus­sures plates : « Pas be­soin d’en faire trop », d’au­tant que beau­coup lui re­con­naissent au na­tu­rel une classe qua­si aris­to­cra­tique. Elle est ma­man d’une pe­tite Ma­tilde née en 2007, an­née où elle tâte un peu du ci­né­ma avec « Go Go Tales » du sul­fu­reux Abel Fer­ra­ra. C’est vrai qu’elle dé­gage une sen­sua­li­té qui lui vaut d’être pho­to­gra­phiée par La­ger­feld pour le ca­len­drier Pi­rel­li, la Bible des filles les plus hot de la pla­nète. Man­ne­quin pour Pra­da, La Per­la, etc., elle in­tègre la dream team L’Oréal Pa­ris en 2011. Ad­dict de tous leurs pro­duits, elle dit que l’es­sen­tiel, et elle dé­tache chaque syl­labe du mot e-ssen-tiel, « c’est une peau saine ». Et un teint qui se tra­vaille avec SON fond de teint, « quand on a trou­vé sa marque et sa cou­leur, on les garde ». Mettre de l’eye-li­ner : je ne peux pas m’en pas­ser. Mé­di­ter : je ferme les yeux et je me concentre. Re­gar­der une sé­rie : et ne rien faire. Mes fa­vo­rites : « The Wal­king Dead », « Law and Or­der », « Brea­king Bad ».

Une grande pro

It girl… OK, à condition qu’on lui ex­plique ce que ça veut dire. La dif­fé­rence pour elle, c’est sa per­son­na­li­té, sa sen­si­bi­li­té. « Être man­ne­quin est un mé­tier sé­rieux. Bon, plus fa­cile que d’autres, mais il faut une cer­taine hy­giène, se cou­cher tôt, com­prendre ce que veut le pho­to­graphe. Les mannequins qui réus­sissent sont des filles ponc­tuelles. » Bian­ca aime aus­si s’amu­ser : « J’ai tou­jours mon por­table pour prendre des sel­fies. » Qu’elle ex­pé­die sur son compte Ins­ta­gram avec ses 120 000 abon­nés. Elle adore aus­si la ma­nu­cure qu’elle se fait elle-même, et qu’elle fait à sa fille. Et les bains dans les­quels elle jette « des trucs mous­sants qui res­semblent à des cup­cakes ». Très sen­ti­men­tale, elle voyage tou­jours avec le tee-shirt de son amou­reux, son dou­dou quand elle s’endort seule dans une chambre d’hô­tel. Man­ne­quin, c’est aus­si ça.

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