Les avis de mes amis

Cosmopolitan (France) - - Oh Et Puis Si -

Jus­qu’ici, ma ten­ta­tive d’ami­tié avec mon ex n’est pas to­ta­le­ment cou­ron­née de suc­cès. Est-ce seule­ment pos­sible, d’ailleurs ? Je de­mande leur avis à quelques co­pains d’à tra­vers le monde. Et là je me rends compte que j’ai pas mal d’amis à tra­vers le monde, dont au­cun n’est un ex. Même les gar­çons. Certes, je ne les ai ja­mais vus à poil (quoique, l’un d’entre eux, si, en vi­déo). Ce­ci ex­plique peu­têtre ce­la. Bref. ➔ La col­lègue du bar où je bos­sais en Aus­tra­lie : « Être ami avec son ex… Mon ex­pé­rience, c’est que ça peut fi­nir au lit si les deux ont un pe­tit peu trop bu. Ça m’a aus­si fait dou­ter de mes sen­ti­ments avec mon fian­cé du mo­ment : j’ai trom­pé Vincent avec Dean, mon ex. Mais bon, au­jourd’hui je suis en­core amie avec Dean, tan­dis que Vincent ne veut plus me par­ler. » ➔ Mon amie ke­nyane est du même avis : « Être amie avec son ex, ce n’est pas pos­sible, ça fi­nit tou­jours au pieu. » ➔ Le mec de ma col­lègue pense quant à lui que « c’est pos­sible, si c’est une rup­ture mu­tuelle ». Mais si l’un des deux est tou­jours amou­reux de l’autre, alors il at­ten­dra tou­jours le bon mo­ment pour at­ta­quer. ➔ Se­lon un de mes élèves in­diens, l’ami­tié avec un ex est « pos­sible, dans le cas où la rup­ture s’est bien pas­sée ». ➔ Mon amie Sarah dit que ce­la « dé­pend des sen­ti­ments de cha­cun. Si l’un des deux est en­core pas­sion­né­ment amou­reux, alors ce n’est pas de l’ami­tié mais plu­tôt une ten­ta­tive déses­pé­rée (et pa­thé­tique) de gar­der un peu de l’autre près de soi, pour l’un, de la gen­tillesse dé­pla­cée dis­si­mu­lant un égo- cen­trisme mê­lé de pi­tié, pour l’autre. » Sarah, c’est ma co­pine psy­cho­logue. On a tous au moins un ami qui a fait des études de psy­cho (mal­heu­reu­se­ment). ➔ Mon amie Ru­bis dé­clare fran­che­ment qu’elle ne voit « même pas l’in­té­rêt de me po­ser cette ques­tion, parce que ce mec n’a rien à m’ap­por­ter ». Mais pour ré­pondre quand même à ma re­quête, elle me dit que « tout dé­pend des condi­tions de la rup­ture : si vous ne vous ai­mez plus mais que vous aviez une su­per com­pli­ci­té, alors OK car il n’y a plus d’am­bi­guï­té ! Mais après, gar­der contact avec lui, ça ne te fait pas for­cé­ment al­ler de l’avant ». ➔ D’après mon ami Tho­mas, c’est fonc­tion de ce que l’on res­sen­tait pour la per­sonne en ques­tion. Si c’était la per­sonne de notre vie, « ça ne vaut pas le coup d’être ami, ou alors très long­temps après, le temps (très long) d’avoir com­plè­te­ment ci­ca­tri­sé… ». Et en­core, il ne voit pas pour­quoi on tes­te­rait la so­li­di­té d’une ci­ca­trice, à moins d’être ma­so ! Mais que si ce n’était pas la fille ou le gar­çon de notre vie, et que la sé­pa­ra­tion a eu lieu d’un com­mun ac­cord, alors pour­quoi pas ? ➔ Mon ami Da­mien, lui, m’a dé­ve­lop­pé toute une théo­rie. Il au­rait ten­dance à pen­ser que « oui, on peut. Bien qu’il de­meure tou­jours quelque chose d’équi­voque dans la re­la­tion. Et même comme ça, il faut que la rup­ture ait été plu­tôt har­mo­nieuse (= sans s’en­tre­dé­chi­rer comme des cin­glés). Que les deux re­trouvent quel­qu’un avec qui ils sont bien. Et que les nou­veaux conjoints des deux ex soient d’ac­cord avec cette ami­tié ». Ce qui n’est vrai­ment pas ga­gné.

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