Mer­ci Fa­ce­book

Ils sont trop ti­mides au ly­cée pour se par­ler. Elle tombe des nues quand, trois ans plus tard, il la de­mande comme amie sur Fa­ce­book .

Cosmopolitan (France) - - Rencontre - Par Alys Pas­cal. Pho­to Stéphanie Lacombe.

Où, quand, com­ment ? MAR­GAUX : Je suis en se­conde, Vincent en pre­mière, il a VINCENT : Après le bac, je pars m’ins­tal­ler à Mont­pel­lier un an de plus que moi. Pour moi, c’est un vieux… Je suis pour faire une école de ma­na­ge­ment spor­tif. Trois mois ti­mide. Il ne me cal­cule même pas. L’an­née sui­vante, il après nos re­trou­vailles sur Fa­ce­book, un week-end, je change de ly­cée. Deux ans plus tard, je loupe mon bac, re­dé­cide de ren­trer à Pa­ris sous pré­texte de rendre vi­site à ma ter­mi­nale. Un soir, je re­çois une de­mande comme ami sur fa­mille. En réa­li­té, c’est une ex­cuse pour voir Mar­gaux. Je Fa­ce­book. C’est Vincent ! J’ac­cepte tout de suite. Il me lui donne ren­dez-vous de­vant son école. Je suis très ten­du. ré­pond : « Sa­lut toi, ça va ? » comme si nous étions de bons Je l’aper­çois de loin, elle s’ap­proche… avec une co­pine. amis. Lui qui ne m’avait ja­mais adres­sé la pa­role ! Il vit à Dé­jà au ly­cée, elle était tou­jours en groupe, pas moyen de Mont­pel­lier, à 800 km d’ici ! Je dé­chante. Mais pen­dant la voir en tête à tête. On dis­cute, et je lui pro­pose un res­tau. trois mois, on se parle non-stop. Un ven­dre­di, tex­to : « Je Très vite, je com­prends que sa co­pine nous ac­com­pagne. viens te cher­cher de­vant ton ly­cée dans deux heures. » Super… Mais fi­na­le­ment, tout se passe très bien.

Pre­mier bai­ser ? Je veux prendre mon temps. C’est mon pre­mier grand Dé­sor­mais, je monte à Pa­ris tous les week-ends. Je ne peux amour. Un sa­me­di, alors qu’on ne s’est tou­jours pas plus me pas­ser d’elle. Mais on ne s’est ja­mais em­bras­sés. em­bras­sés, à l’ar­rêt du bus, il prend les choses en main. On dis­cute, je sens que c’est le mo­ment, j’y vais !

Em­mé­na­ger chez Vincent après mes études.

Et après ? Un sa­me­di ma­tin, Vincent m’at­tend en bas de chez moi : Je ter­mine mes études à Mont­pel­lier. Et je re­joins Mar« Ça te tente une vi­rée à Deau­ville ? » De­puis cinq ans, c’est gaux à Pa­ris. Mais le ma­na­ge­ment spor­tif, ce n’est pas ce comme ça tout le temps. que je croyais. Je m’ins­talle chez mes pa­rents.

Plus beau sou­ve­nir ? C’est le jour des ré­sul­tats du bac. Je suis ad­mise ! Vincent Un été, elle est à Trou­ville avec sa fa­mille. Je lui fais la est à mes cô­tés, c’est l’un des plus beaux jours de ma vie. sur­prise de dé­bar­quer pour la jour­née.

Plus beau ca­deau ? Je suis fan de Claude Fran­çois. Vincent a ac­cep­té de m’emElle a éco­no­mi­sé pen­dant six mois en se pri­vant de shop­me­ner au mou­lin de Claude, une belle preuve d’amour ! ping, qu’elle adore, pour m’of­frir un res­tau chic.

Plus belle qua­li­té ? Sa gé­né­ro­si­té. Il a fait l’al­ler-re­tour deux fois par jour penElle est à l’écoute. Au­jourd’hui, je change de voie pro­fes­dant une se­maine chez le vé­té­ri­naire pour mon chat. sion­nel­le­ment et elle est de très bon conseil. Des pro­jets ?

Em­mé­na­ger avec elle quand elle au­ra fi­ni ses études.

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