Il n’y a qu’à Cos­mo

Cosmopolitan (France) - - NOS CONFESSIONS -

Rires en chaîne

Je re­çois une chaîne Fa­ce­book aus­si bête que drôle : « Pre­nez votre deuxième pré­nom et le nom de votre pre­mier ani­mal de com­pa­gnie et vous ob­te­nez votre nom d’acteur por­no ! Af­fi­chez-le à la place de votre vrai nom ! » On est di­manche, je n’ai rien d’autre à faire, et je par­cours les pa­ra­mètres Fa­ce­book à la re­cherche de l’op­tion « chan­ger de nom ». Ça y est, j’ai trou­vé, j’entre mon nom ri­di­cule d’ac­trice por­no. Je le laisse une pe­tite heure puis, face à l’ava­lanche de mo­que­ries et de « lol » de mes amis, col­lègues et proches, je dé­cide que la blague a as­sez du­ré et je re­tourne dans les pa­ra­mètres pour re­trou­ver ma vraie iden­ti­té. C’est alors que je dé­couvre une sub­ti­li­té FB : on ne peut chan­ger de nom qu’une fois tous les deux mois. Deux mois pen­dant les­quels je vais de­voir as­su­mer mon nou­veau pseu­do : Mi­reille Cro­quette.

Ca­mille, 25 ans

Se­maine de six heures

Après des mois et des mois sans va­cances, ça y est, Ju­lien a po­sé une se­maine. Et c’est dé­ci­dé : on part au so­leil, di­rec­tion ma mai­son fa­mi­liale dans le Sud ! Im­pa­tiente comme ja­mais, j’ai dé­jà pris mes billets. « Tu t’oc­cupes des miens ? Je peux te re­joindre le ven­dre­di en fin de ma­ti­née et je dois ren­trer au plus tard le ven­dre­di sui­vant dans la soi­rée, mon cou­sin ger­main dé­boule du Ca­na­da le sa­me­di ma­tin » me pré­vient Ju­lien. Avec plai­sir ! Entre deux es­sayages de robes d’été et de bi­ki­nis, je ré­serve son voyage à mon ché­ri. Le soir, ex­ci­tée, je pré­pare un dî­ner ro­man­tique et plie ses billets dans l’as­siette. Il les ouvre, un grand sou­rire aux lèvres… et son vi­sage se dé­com­pose. Ben quoi ? « Tu m’as pris l’al­ler et le re­tour le même ven­dre­di. »

Ma­rion, 29 ans

Fine connaisseuse

Je par­tage le lit de Guillaume de­puis un mois seule­ment, mais ce mec, je l’ai dans la peau. Et pour son an­ni­ver­saire, je veux mar­quer un maxi­mum de points. Il est bran­ché mu­sique clas­sique, j’y connais rien, mais je ré­serve un spec­tacle pas don­né à Pleyel, une cé­lèbre salle de concerts à Pa­ris. Le jour J, je passe le prendre au bu­reau en voi­ture et on quitte Reims pour la ca­pi­tale. « On va où ? » Sur­prise ! Deux heures plus tard, on y est et il a hâte de dé­cou­vrir ce qui l’at­tend. Moi, j’ai hâte qu’il se dise, au son d’une belle et douce sym­pho­nie, qu’il est tom­bé sur une fille en or. Ré­sul­tat : trois heures du « Re­quiem » de Dvořák, le truc le plus plom­bant de la terre. La pro­chaine fois, je me ren­seigne.

Lu­cie, 30 ans

Fille de l’air

Je rencontre mes beaux-pa­rents pour la pre­mière fois dans leur mai­son basque où ils nous ac­cueillent pour le week-end. Ce ma­tin, je saute du lit de bonne heure : c’est jour de mar­ché ! À moi les san­dales en corde tres­sée, les bi­joux eth­niques et les pe­tites robes dos nu que mon ché­ri Clé­ment adore. Sor­tis de la voi­ture, on se dis­perse : Clé­ment et son père partent re­ni­fler les stands de sau­cis­son pen­dant que ma belle-mère s’ex­ta­sie de­vant une dé­mons­tra­tion de bri­co­lage. De mon cô­té, je rem­plis mon ca­bas en moins d’une heure puis je pars les re­trou­ver. J’ar­rive près d’eux quand – gloups – je sens la fi­celle de mon maillot se dé­cro­cher. Je prie pour qu’il n’y ait pas un coup de vent, mais je com­prends au re­gard de mon beau-père que je suis grillée. La fi­celle pend sous ma jupe. Ma­laise.

Anne, 28 ans

MANQUE D’AP­PLI­CA­TION

l J’ai té­lé­char­gé une ap­pli hot ri­go­lote : le té­lé­phone sur le lit, elle cal­cule les pics d’in­ten­si­té des câ­lins, le nombre de ca­lo­ries dé­pen­sées… Ché­ri, on es­saie ? Son bai­ser ré­pond à sa place ! Nos ré­sul­tats ap­pa­raissent un peu après sous forme de gra­phiques… Il y a d’autres fonc­tion­na­li­tés, mais c’est en an­glais. Alors je tente, clic, clic, et je tilte après de­vant l’or­di : j’ai pu­blié mon « sex score » sur FB. Dé­jà 32 likes de mes amis hi­lares…

Aude, 26 ans

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.