IL EST AL­LER­GIQUE AUX POILS DE CHAT

Cosmopolitan (France) - - IL EST PARFAIT MAIS… -

On se voit d’abord chez lui, il a l’ap­part de ses pa­rents par­tis pour un mois, on est su­per à l’aise. À leur re­tour, on se re­trouve dans mon stu­dio, et à peine ren­tré, il est pris de crises d’éternuement. « T’as un chat ? », il me de­mande en re­gar­dant au­tour de lui. Non, deux. Bon­nie et Clyde, que

j’ai adop­tés à la SPA en m’ins­tal­lant à Pa­ris. Il me dit qu’il est

al­ler­gique, vu sa tête je ne peux que le croire et j’en­ferme mes bé­bés dans la salle de bains pour la soi­rée. Quand on passe à la chambre, c’est pire. Ils ont ten­dance à se cou­cher sur mon lit dans la jour­née, et entre deux éter­nue­ments, Ste­fan m’ex­plique qu’il ne peut pas res­ter cette nuit, il va trop mal dor­mir. Après avoir al­ter­né entre des mecs en couple et d’autres qui me met­taient trop la pres­sion, j’ai l’im­pres­sion d’être tom­bée sur l’homme idéal. Si on m’avait dit que le hic de ma pro­chaine his­toire d’amour se­rait une al­ler­gie, je ne l’au­rais pas cru ! Sauf que je suis vrai­ment dans l’im­passe. Ste­fan vit chez ses pa­rents, et moi je ne vais pas bar­ri­ca­der mes chats dans la salle de bains. Si on ne peut pas pas­ser une nuit en­semble, ça risque d’être com­pli­qué. Et ça de­vient vite car­ré­ment pro­blé­ma­tique ! Il doit prendre des an­ti­his­ta­mi­niques qu’il ou­blie une fois sur deux. Quant à s’of­frir une sieste cra­pu­leuse à l’im­pro­viste après une ba­lade, même pas la peine d’y pen­ser. Un soir où je re­viens d’un week-end chez mes pa­rents, il me dit que je pour­rais peu­têtre lais­ser mes chats là-bas, ce se­rait plus simple. Je l’ai plu­tôt mal pris. Qu’il rai­sonne en fonc­tion de ce qui est plus simple pour lui, au dé­tri­ment de ce qui me rend heu­reuse, ça m’a mise hors de moi.

J’ai fi­ni par prendre mes

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