Il n’y a qu’à Cosmo qu’on avoue ça.

Cosmopolitan (France) - - NOS CONFESSIONS - Par Ch­loé Plancoulaine

RE­TOUR VERS LE PRÉ­SENT US ET COU­TUMES

Notre sé­jour en amou­reux dans les gorges du Ver­don touche à sa fin. Jean-Pierre, le pro­prié­taire de notre chambre d’hôte, nous offre une bou­teille avant de par­tir : « De l’eau de la­vande de la ré­gion ! » Trop sym­pa. On fait pé­ter le bou­chon le soir même, après un long tra­jet re­tour jus­qu’à Nan­cy. Google nous ap­prend plus tard que « l’odeur de l’eau de la­vande est très ef­fi­cace pour fa­ci­li­ter le som­meil, elle est aus­si connue pour dé­bou­cher les pores de la peau ou par­fu­mer le linge. » En re­vanche, il est for­te­ment dé­con­seillé de l’ava­ler pure. Ça, on l’a com­pris dès le pre­mier shot. Ga­brielle, 30 ans « Oh, Ma­rianne ! C’est fou de te croi­ser là, comment tu vas ? » Cette fille qui m’ar­rête en pleine rue et qui connaît mon pré­nom, je la connais, c’est sûr, mais d’où ? « Ça fait plai­sir de te voir », je tente sur le même ton. « Alors, qu’est-ce que tu de­viens ? » Alors, j’ai fait une li­cence de lettres et… « Ben je sais, on était dans la même pro­mo ! » C’était donc ça… Ma­rianne, 29 ans

PRESQUE AR­RI­VÉE

« Vous êtes ar­ri­vée », an­nonce le GPS de la voi­ture de­vant le pan­neau Tré­mé­ven, en Bre­tagne. En­fin ! 300 km quand on dé­bute, c’est long. Mon amie m’at­tend de­vant l’église, mais je ne la vois pas. « Mais si, j’y suis ! » Elle ne ment pas, elle est bien de­vant l’église de Tré­mé­ven. Tré­mé­ven 22290. Pas Tré­mé­ven 29300, à deux heures de route. Là où je me trouve. Char­line, 26 ans

SE­CRÉ­TAIRE PAR­TI­CU­LIÈRE

Mon por­table sonne et au bout du fil : « Bon­jour, je cherche à joindre M. Vic­tor Pau­let. » Il est sous la douche, mais, euh, pour­quoi cette fille m’ap­pelle, moi, pour par­ler à mon ché­ri ? Elle se pré­sente et je per­cute : c’est la cliente ra­bat-joie dont Vic­tor m’a par­lé, celle qui l’ap­pelle dix fois jus­qu’à ce qu’il dé­croche. Je reste calme mais ferme : « Je ne sais pas comment vous avez eu mon nu­mé­ro, mais si Vic­tor ne ré­pond pas, ça ne sert à rien de pas­ser par moi ! » C’est après avoir rac­cro­ché sè­che­ment que je réa­lise : dans ma main, j’ai le por­table de Vic­tor. Pas le mien. Mar­gaux, 33 ans

TUE-L’AMOUR

Après deux se­maines de rou­lage de pelles dans sa voi­ture et de tex­tos longs comme du Proust, c’est le grand soir : j’in­vite Yann chez moi. Pim­pante en pe­tite robe sexy, l’odeur des la­sagnes en ar­rière-fond, je lui fais vi­si­ter mon ap­part aus­si ran­gé que sur un post Ins­ta­gram. Mais la dé­co, il s’en fout : il m’en­traîne tout sou­rire vers le ca­na­pé pour un apé­ro-ga­li­pettes ! C’est en le­vant les bras pour l’ai­der à re­ti­rer ma robe que je sens un truc se dé­cro­cher du pla­card au-des­sus de nous pour ve­nir se col­ler dans mes che­veux : le pa­pier tue-mouches.

Ca­rine, 25 ans

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