Il n’y a qu’à Cos­mo qu’on avoue ça.

Cosmopolitan (France) - - NOS CONFESSIONS - Par Ch­loé Plan­cou­laine

QUI VEUT PRENDRE SA PLACE ?

Pre­mière heure de conduite, je suis un peu stres­sée. Le mo­ni­teur me dé­signe la voi­ture ga­rée de­vant l’au­toé­cole : « Ins­tal­lez-vous, j’ar­rive. » Je suis prête, cein­ture bou­clée, quand il me re­joint, hi­lare : « Celle-là, on ne me l’avait ja­mais faite ! » Je me suis as­sise à la place du pas­sa­ger. Mi­la, 23 ans

CLI­CHÉ

Week-end à Pa­ris en amou­reux. Sur la to do list : faire un sel­fie bi­sou de­vant la tour Eif­fel au cou­cher du so­leil. Au­tant dire, car­ré­ment ins­ta­gram­mable. De­puis la fe­nêtre de notre hô­tel, on l’aper­çoit de loin, grande et ma­gni­fique. Et si on y al­lait à pied ? Une heure plus tard, on ne l’a tou­jours pas at­teinte, elle est beau­coup plus loin qu’elle ne pa­raît. Pire, on l’a per­due de vue et je me planque der­rière Mar­tin quand il de­mande à un pas­sant : « C’est par où, la tour Eif­fel ? » Quand on ar­rive, j’ai les pieds en com­pote, la che­mise trem­pée de sueur et il fait nuit. Même avec un su­per-filtre, c’est la lose. Ma­rion, 29 ans

CHAUD DE­VANT

Di­manche aprèm, je traîne chez moi de­vant une sé­rie et un pa­quet de sur­imi, en­rou­lée dans un gros plaid. Mon seul évé­ne­ment de la jour­née, c’est un apé­ro dans le centre-ville avec mon pote Paul à 19 heures : je suis laaarge ! Tel­le­ment large que je ne vois pas le temps pas­ser et sou­dain, ma montre af­fiche 18 h 45. Vite, mon sac, mes clefs, mon man­teau, mes chaus­sures et zouuu, je cours jus­qu’à l’ar­rêt de bus. Coup de bol, il ar­rive ! Une fois mon­tée, je souffle en­fin et j’ouvre mon man­teau pour me ra­fraî­chir. J’ai juste ou­blié un lé­ger dé­tail en par­tant : en­fi­ler une jupe par-des­sus mon col­lant. Ni­na, 26 ans

BOU­QUET FI­NAL

Avec les ha­sh­tags #job #mar­ke­ting #france, je trouve plein d’an­nonces sur Twit­ter. Et quand je vois pas­ser une offre d’as­sis­tante mar­ke­ting dans une start-up de ma ville, j’en­voie un mes­sage au re­cru­teur. Le len­de­main, je consulte ma boîte : rien. Le jour d’après, tou­jours na­da. Une se­conde… Non, je n’ai pas fait ça ! Si… J’ai en­voyé ma can­di­da­ture de­puis mon deuxième compte, ce­lui sur le­quel je par­tage ma pas­sion pour le groupe One Re­pu­blic, avec le chan­teur torse nu en photo de profil et « <3 <3 Ryaaaaaaaaan <3 <3 » en guise de des­crip­tion. Pas fa­cile à dé­fendre en en­tre­tien. Ade­line, 31 ans Je rentre du bou­lot et... sur­prise ! Mon ché­ri Li­lian est dé­jà là et m’ac­cueille avec des yeux pleins de ma­lice. Il me prend la main et me guide vers la chambre : sur le lit, une di­zaine de roses ma­gni­fiques. Émue, je me jette sur lui et l’en­traîne avec moi sur le lit. « Att... » Il es­saye de me re­te­nir, mais j’ai dé­jà at­ter­ri sur le ma­te­las : aïeuuuh ! « J’ai pas eu le temps d’en­le­ver les épines… » Bon... Tu vas cher­cher le dés­in­fec­tant ? Ka­ren, 32 ans

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