CET ÉTÉ, JE VAIS BIEN DOR­MIR, MÊME SI…

Mor­phée se fait dé­si­rer quand on change d’adresse ? Pas de pa­nique : il y a une so­lu­tion à tout. Ex­tinc­tion des feux dans 3, 2, 1…

Cosmopolitan (France) - - SOMMAIRE - Par Ma­thilde Ef­fosse

Mor­phée se fait dé­si­rer quand on change d’adresse ? Pas de pa­nique : il y a une so­lu­tion à tout. Ex­tinc­tion des feux dans 3, 2, 1… Par Ma­thilde Ef­fosse.

… j’ai trop chaud

La tem­pé­ra­ture idéale pour bien dor­mir os­cille entre 16 et 19 °C. « Le soir, notre tem­pé­ra­ture cor­po­relle baisse d’en­vi­ron 1 °C, c’est ce qui nous per­met de nous en­dor­mir », ex­plique Olympe Ve­ron, mé­de­cin spé­cia­liste du som­meil. Pour se dé­bar­ras­ser de ce degré, te­nace en été, avant d’al­ler se cou­cher, on prend une douche fraîche et une bois­son chaude, ou on glisse une bouillotte d’eau gla­cée dans le lit pour le ra­fraî­chir. Tou­jours chaud ? On se passe de l’eau ou des sacs de glace sur nos points de pul­sa­tion (cou, coudes, poi­gnets, aine, che­villes et der­rière les ge­noux). Et même par 40 °C, on reste ul­tra chill. Et si ça conti­nue… Vite, on trempe une ser­viette dans l’eau froide, on l’es­sore et on l’uti­lise en guise de drap.

… mon lit est naze

Ma­te­las trop mou, trop dur, res­sorts qui nous grat­touillent l’omo­plate… Quelques cen­ti­mètres peuvent nous te­nir éveillée toute la nuit. Plus sen­sible que la prin­cesse au pe­tit pois ? On em­porte un ma­te­las gon­flable ou un sur­ma­te­las Eve, qui ajoute 5 cm de mousse à n’im­porte quel lit (eve­ma­te­las.fr, à par­tir de 149 €). Quand on campe ? On vé­ri­fie bien l’état du sol avant de plan­ter sa tente : on l’éga­lise au maxi­mum et on re­tire tout caillou fur­tif. Pour plus de confort, on rem­plit un sac-pou­belle de feuilles qu’on re­couvre de notre ser­viette de plage avant d’y po­ser notre ma­te­las gon­flable. On ne le gonfle pas trop pour que sa fer­me­té ne per­turbe pas notre som­meil et notre mor­pho­lo­gie.

… il y a trop de bruit

Pour évi­ter les dé­ci­bels, il faut prendre quelques pré­cau­tions avant le dé­part : #AirBnB : On vé­ri­fie sur Google Maps que notre nid tem­po­raire n’est pas juste au-des­sus d’un bar, dans une rue qui ne dort ja­mais ou en bor­dure d’une route prin­ci­pale. #Hô­tel : Idem pour l’em­pla­ce­ment, et on de­mande une chambre calme, éloi­gnée du bar et de la boîte de nuit. #Cam­ping : On s’ins­talle dans un coin tran­quille, le plus loin pos­sible du centre – c’est là que les re­grou­pe­ments se font le plus sou­vent, et les pas­sages y sont in­ces­sants.

… il y a des mous­tiques

Bzzz… Bzzz… Le pe­tit bruit du mo­teur de l’in­sec­ta non gra­ta es­ti­val, c’est à de­ve­nir ga­ga. La ci­tron­nelle est ef­fi­cace, mais pas tou­jours suf­fi­sante. Pour éloi­gner le mous­tique, on éteint les lu­mières et on ferme les fe­nêtres avant le cou­cher du so­leil – sauf si on a une mous­ti­quaire. Le pé­ché mi­gnon du mous­tique ? L’eau stag­nante, où il peut pondre. Alors on chasse seaux et pou­belles, on re­couvre les ré­ser­voirs d’eau, on éva­cue l’eau des bâches… On joue aus­si sur son point faible, les flux d’air, en ins­tal­lant un ven­ti­la­teur près du lit. Voi­là de quoi éra­di­quer le mode vi­breur de nos nuits. At­ten­tion ! On évite les aé­ro­sols et les dif­fu­seurs in­sec­ti­cides : ils rendent les in­sectes plus ré­sis­tants, et ne sont pas bons pour la san­té. Les ré­pul­sifs (In­sect Écran, Bio­vec­trol, Cinq sur cinq…) fonc­tionnent bien, mais sont très puis­sants : on les uti­lise seule­ment s’il y a énor­mé­ment de mous­tiques. Et on se ren­seigne avant de par­tir sur les zones où sé­vit le pa­lu­disme.

… je suis dé­ca­lée

On a chan­gé de time zone et notre corps ré­clame une ti­sane à 9 heures et un crois­sant à 18 heures ? Pour le mettre à jour, il faut ré­gler notre hor­loge in­terne. Notre meilleur al­lié : le so­leil. C’est grâce à sa lu­mière que notre corps fait la dis­tinc­tion entre le jour et la nuit. Alors on lui concocte une bonne jour­née pour qu’il s’up­date : on s’ex­pose à fond le ma­tin, on n’ou­blie pas les lu­nettes de so­leil l’après-mi­di, et on évite les rayons en fin de jour­née pour que notre hor­loge per­so com­prenne qu’il est bien­tôt temps de se mettre en stand­by quelques heures. Si on vit mal les dé­ca­lages ho­raires, on peut agir quelques jours avant le dé­part en se fai­sant pres­crire de la mé­la­to­nine (l’hor­mone du som­meil), pour pré­pa­rer notre corps à chan­ger d’heure en dou­ceur.

Pho­to Pas­cal Shir­ley

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