Ou on avoue

Cosmopolitan (France) - - PASSADE -

« C’est peut-être parce que je suis pas­sée su­per vite sur le ré­cit de ce week-end, moi qui d’ha­bi­tude lui ra­conte tout. Peut-être parce que dans les jours qui ont sui­vi, je n’ar­ri­vais pas à dor­mir et j’étais très ner­veuse. Quoi qu’il en soit, Ro­main a eu des doutes et m’a de­man­dé s’il s’était pas­sé quelque chose pen­dant ce week-end filles à Bruxelles. Une fois, puis deux, puis dix, ra­conte Lau­ra. J’es­qui­vais, je lan­çais des “N’im­porte quoi” sans le re­gar­der. Quand il s’est mis face à moi, qu’il a plan­té ses yeux dans les miens et qu’il a dit “Je te le de­mande une der­nière fois”, j’ai avoué. Parce que lui men­tir droit dans les yeux, ça au­rait été le trom­per une deuxième fois.

On a mis une an­née à re­trou­ver une re­la­tion apai­sée. » Car for­cé­ment, l’aveu ex­pose à des consé­quences : qu’il nous en veuille, qu’il soit dé­vas­té, qu’il ne nous fasse plus con­fiance, ou pire, qu’il nous quitte… « Après, il y a eu des mo­ments où j’ai même es­pé­ré que Ro­main me quitte, confie Lau­ra, pour ne plus avoir à sup­por­ter sa tris­tesse et sa ran­coeur. » Mais avouer peut aus­si avoir ses sur­prises ! « Il pa­raît que dans un couple, il y en a tou­jours un qui aime plus que l’autre. C’était moi, re­con­naît Ma­rie. Moi qui ai eu le coup de foudre, moi qui ai vou­lu prendre un ap­part, moi qui suis en de­mande de plus d’en­ga­ge­ment… Quand je lui ai avoué que j’avais eu une aven­ture pen­dant un week-end, il est tom­bé de très haut. Il a com­men­cé à me sé­duire, ce qu’il n’avait ja­mais eu be­soin de faire avant. Ça m’a ras­su­rée sur son amour et ça a ré­équi­li­bré les choses entre nous. »

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