ON SE FAIT UNE TER­RASSE ?

ELLES S’Y RE­TROUVENT APRÈS LE BOU­LOT, LE SHOP­PING, LE CI­NÉ… POUR DÉ­BRIE­FER, RI­GO­LER, OU SE CONFIER LEURS PE­TITES HIS­TOIRES.

Cosmopolitan (France) - - SOMMAIRE - Par Mar­tine Tar­tour, Ma­non Pi­bou­leau et Jeanne Du­lac. Pho­tos Florent Drillon.

Elles s’y re­trouvent après le bou­lot, le shop­ping, le ci­né… pour dé­brie­fer, ri­go­ler, ou se confier leurs pe­tites his­toires. Par Mar­tine Tar­tour, Ma­non Pi­bou­leau et Jeanne Du­lac.

Sa­bri­na et So­fia : Échanges de bons plans

La ter­rasse : C’est dé­tente ab­so­lue. « Je suis ca­na­dienne, en ré­si­dence à Pa­ris pour neuf mois en tant qu’ar­tiste vi­déo. J’ai connu So­fia au Ca­na­da, il y a qua­torze ans, on a ja­mais per­du le contact. » Le su­jet de dis­cus­sion : Où trou­ver un bon res­to à ta­pas ? Pour So­fia, c’est : « La Mai­son de Sa­ra-Lî, 54, rue Ra­mey, Pa­ris 18e. » L’ad­di­tion : Moi­tié-moi­tié. « On ne va pas éplu­cher l’ad­di­tion. » Les dra­gueurs : « Ce n’est pas une ter­rasse à drague ici. » Les por­tables : Dans la main pour So­fia : « Il ne me quitte ja­mais. » Quant à Sa­bri­na : « Vu l’heure, ils dorment au Ca­na­da. »

Pau­line et Élise : Mieux qu’au pre­mier rang des dé­fi­lés

La ter­rasse : C’est un spec­tacle. « On aime re­gar­der les pas­sants, les filles se font des looks, les ser­veurs sont beaux, on a dé­ci­dé qu’ils étaient tous co­mé­diens, et at­tendent le rôle de leur vie. C’est ce qu’on se ra­conte, ça nous fait mar­rer. » Le su­jet de dis­cus­sion : Le dé­mé­na­ge­ment de Pau­line. « Je quitte Rennes, et je viens re­joindre Élise à Pa­ris. » L’ad­di­tion : « On s’in­vite. Mais si on est en fin de mois, cha­cune pour soi. Là, on a pris deux thés gla­cés, ça va pas nous rui­ner. » Les dra­gueurs : « On est en couple ! » Les por­tables : Sur la table, « mais juste pour sur­veiller l’heure ».

Ta­nia et Joan­na : Après le sport, le réconfort

La ter­rasse : C’est un rituel. « Une fois par se­maine après le yo­ga. On s’est ren­con­trées en fai­sant le co­bra, il y a deux ans. » Un spritz pour Ta­nia, une te­qui­la sunrise pour Joan­na : « Mais gaffe quand même, c’est traître ces trucs-là. » Le su­jet de dis­cus­sion : Le boss de Ta­nia. « Faut que je me calme, on y pas­se­rait la soi­rée ! » L’ad­di­tion : « On a un bud­get de 20 eu­ros cha­cune. » Les dra­gueurs : « On se met à par­ler en an­glais, ça les fait fuir. » Les por­tables : Sur la table, mais in­ter­dic­tion de ré­pondre. Même si le fian­cé de Joan­na ap­pelle. « C’est notre mo­ment à nous. »

Ca­ro­line et Anne-Laure : Ins­ta­gram­mer d’abord, dé­gus­ter après

La ter­rasse : C’est un sas de dé­com­pres­sion. « On se fait plai­sir. On a com­man­dé un smoo­thie. » Le su­jet de dis­cus­sion : Sur­tout pas le tra­vail ! « On est ac­cros aux bons plans, res­tos, re­cettes, sport… vu qu’on vient toutes les deux d’une autre ville. On échange, on par­tage via Ins­ta­gram. Der­nière dé­cou­verte : Chez Si­mone, 140, rue de Ri­vo­li, un concept ap­part où on peut faire de la gym et prendre son pe­tit déj comme à la mai­son ! » L’ad­di­tion : « 10 € max. On se lâche le week-end. » Les dra­gueurs : « Bien re­çus, mais ja­mais in­vi­tés. » Les por­tables : Au bout de la main.

Gaé­tane et Ju­liette : Un avant-goût du week-end

La ter­rasse : « C’est le meilleur com­pro­mis entre bul­ler dans un parc ou faire du shop­ping, on choi­sit de s’ins­tal­ler en ter­rasse. » Le su­jet de dis­cus­sion : « On fait quoi sa­me­di soir ? » L’ad­di­tion : « Comme les po­tins, les peines de coeur et les bonnes adresses, on la par­tage. » Les dra­gueurs : Faut voir. « Ac­cep­ter un mec à notre table, pour­quoi pas, mais… Évi­dem­ment, le look compte mais on ac­corde éga­le­ment de l’im­por­tance à son hu­mour. » Les por­tables : Pas trop loin. « Un coup d’oeil au cas où une alerte tom­be­rait. De­puis quelque temps, c’est hé­las une triste réa­li­té. »

Lau­ra, Aman­dine et Iris : Dé­bal­lage et pa­po­tage

La ter­rasse : Pour souf­fler. « On se pose là après cette bra­de­rie. » Des heures à fouiller dans les lots of­ferts par de grandes marques. « Les bé­né­fices vont à l’as­so­cia­tion Check­point, un centre de dé­pis­tage VIH, où on est bé­né­voles. » Le su­jet de dis­cus­sion : La grande ques­tion exis­ten­tielle. « Faut qu’on se re­mette au sport ! » L’ad­di­tion : Cha­cune paye son verre. « On se de­man­dait si on avait faim pour com­man­der une planche. À ce mo­ment-là, on re­garde les prix. » Les dra­gueurs : Bof ! Les por­tables : Dans le sac. « On est in­fir­mières, on est là pour dé­com­pres­ser. »

Jo­sé­phine et Ma­nui : Les dé­buts d’une amitié

La ter­rasse : C’est pour faire connais­sance. « Jo­sé­phine a bos­sé dans un bar avec un co­pain. On s’est ren­con­trées grâce à lui et au­jourd’hui, c’est le troi­sième verre que l’on par­tage. » Le su­jet de dis­cus­sion : « La vie, l’amour, la coif­fure… l’es­sen­tiel. Avec la po­li­tique. On passe en­vi­ron une heure ou deux en­semble. » L’ad­di­tion : « Ici, c’est un su­per bon plan. Happy hour toute la soi­rée et cock­tails à seule­ment 5 eu­ros. Pas de quoi trem­bler au mo­ment de payer. » Les dra­gueurs : « On n’est pas contre mais ils doivent quand même y mettre les formes. Les lourds, ça se re­père très vite. » Les por­tables : Sur la table. « S’ils sonnent, on ne ré­pond pas. »

Mor­gane et Ni­na : Re­vue de presse

La ter­rasse : C’est une ha­bi­tude. « On s’est connues par nos ex res­pec­tifs. On ne les voit plus, mais nous, on est tou­jours amies. » Le su­jet de dis­cus­sion : « On com­mence tou­jours par com­men­ter l’actu. On s’échauffe sur la po­li­tique, et dès qu’on s’énerve, on passe aux po­tins, aux films qu’on veut voir ou qu’on a vus… » L’ad­di­tion : « Si l’une n’a pas la mon­naie, l’autre règle à sa place. Heu­reu­se­ment, l’amitié n’a pas be­soin d’un mas­ter en comp­ta­bi­li­té ! » Les dra­gueurs : Fran­che­ment, non. « On les écon­duit sans agres­si­vi­té. On est des filles sym­pas. » Les por­tables : « Pas de smart­phone entre nous ! Ou un tout pe­tit peu, quand c’est im­por­tant. »

Ta­ra et Va­lé­rie : Bière contre ti­sane

La ter­rasse : C’est un kif. « On va tout se dire, tout se ra­con­ter, bit­cher, ri­ca­ner, c’est le mo­ment où on est hors du so­cial. » Libres. « Même de prendre une ti­sane pour Va­lé­rie, ce qu’elle ne fait ja­mais quand on est entre potes. » Le su­jet de dis­cus­sion : Les va­cances. « Là, on va lis­ter les des­ti­na­tions qui nous font rê­ver. Val craque pour la Croa­tie, moi pour le Por­tu­gal. » L’ad­di­tion : « On par­tage tou­jours. Quelles que soient nos com­mandes ! » Les dra­gueurs : « Faut voir, on n’est pas contre. » Les por­tables : Dans le sac. « On ne veut pas ra­ter ce qui se passe au­tour de nous. Le réel, ça fait du bien. »

Sa­rah et Jeanne : Après le bu­reau, le dé­briefe

La ter­rasse : C’est un be­soin. Loin des oreilles qui traînent : « On bosse en­semble, mais on ne peut pas se par­ler. » Le su­jet de dis­cus­sion : « La boss qui ex­plose pour un rien en ce mo­ment. Les dos­siers qu’elle nous jette en fin de jour­née pour al­ler cher­cher son fils de 19 ans ! » L’ad­di­tion : « À tour de rôle. Au­jourd’hui c’est ma tour­née. » Les dra­gueurs : « Ça dé­pend de l’ap­proche du mec. » Les por­tables : « En mode “On at­tend un coup de fil” pour connaître le plan pos­sible après. Mais ja­mais Tin­der. »

Au­ré­lie et Ca­mille :

Entre couches et bi­be­ron La ter­rasse : C’est rare. « Ca­mille est tout juste ma­man, elle laisse le pe­tit au pa­pa… quand il veut, s’il peut. » Le su­jet de dis­cus­sion : Les ma­riages qui s’en­quillent cet été. « Dont ce­lui de Ca­mille ! On s’est ren­con­trées dans une école de mode ! » L’ad­di­tion : « On est en CDI main­te­nant. On n’a plus de bud­get ter­rasse. » Les dra­gueurs : « Là, on n’a pas la tête à ça. Mais avec une copine cé­lib, c’est autre chose. » Les por­tables : « Même si j’ai un bé­bé, je ne sors pas mon por­table sous pré­texte qu’il peut faire de la fièvre à 40 °C en cinq mi­nutes. C’est mon mo­ment off. »

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