Pour vivre heu­reux, vi­vons ca­chés…

Taire leur his­toire parce qu’ils bossent en­semble… c’était fi­na­le­ment le se­cret.

Cosmopolitan (France) - - RENCONTRE - Par Mé­la­nie Guez. Pho­to Sté­pha­nie La­combe.

Où, quand, comment ?

Agnès : En plein mois d’août, il y a deux ans, je bosse pour une agence de com, on in­siste pour que je ren­contre le nou­veau ré­gis­seur, c’est lui qui or­ga­nise les évé­ne­ments de la boîte. Mi­gnon, un cô­té Ti­toff, l’hu­mo­riste. On se re­voit à la ren­trée. Quand il me de­mande par tex­to trois fois le nu­mé­ro d’un cour­sier, je le vois ve­nir… On dé­cide de prendre un verre, mais c’est com­pli­qué avec nos em­plois du temps. Il me re­trouve chez moi un soir, vers 22 h 30, j’ar­rive d’un fes­ti­val… Thi­baut : C’est mon pre­mier vrai job im­por­tant, ma pre­mière réunion, j’ouvre la porte et elle est en face de moi en bout de table… j’ai tout de suite un fris­son. Sûre d’elle, elle rentre de Hong-Kong et elle re­part à Londres. Je ne la re­vois qu’en sep­tembre. Je dois l’ap­pe­ler pour ob­te­nir un nu­mé­ro, que je ne note pas, comme ça… je la rap­pelle. On s’amuse par tex­tos, j’ap­prends qu’elle a une bai­gnoire, elle me pro­pose en plai­san­tant de prendre un bain chez elle un soir et j’ac­cepte l’in­vi­ta­tion.

Pre­mier bai­ser ?

Il ar­rive avec une piz­za, je fais la conver­sa­tion en sor­tant mes pho­tos de­puis mes 2 ans. J’at­tends qu’il m’em­brasse… Je sors d’une longue re­la­tion, je flippe un peu. Et puis une pe­tite voix qui me souffle de fon­cer… Je l’em­brasse.

Et après ?

Dès le dé­but, on s’in­ter­dit de par­ler bou­lot, et on cache notre re­la­tion. On se croise pour s’em­bras­ser en ca­chette, c’est as­sez mar­rant. J’ai eu suf­fi­sam­ment d’his­toires sé­rieuses pour sa­voir que celle-là peut fonc­tion­ner. Thi­baut est un mec sin­cère. Au bout d’une se­maine, je tente un MMS de ma brosse à dents : « Je fais de la place pour la tienne ? » Moi qui ne cher­chais pas l’homme de ma vie, voi­là que ça me tombe des­sus. On dé­cide de ne pré­ve­nir per­sonne au tra­vail… Ça ne crée­rait que des en­nuis. On se re­trouve le temps d’un dé­jeu­ner in­co­gni­to ou d’un bai­ser. En un an, je dé­mé­nage trois fois jus­qu’à ce qu’on réa­lise que mon ap­part ne me sert à rien. Je dors tous les soirs chez elle. Quelques mois après notre ren­contre, on dé­mis­sionne à 10 jours d’in­ter­valle, on peut en­fin vivre notre his­toire au grand jour, mais se ca­cher c’est bien aus­si en fait.

Plus beau sou­ve­nir ?

Sa de­mande en ma­riage en Is­lande, juste après les au­rores bo­réales, à ge­noux avec une bague. Un mois que je garde la bague plan­quée dans l’ap­part, que je pré­pare ce voyage en Is­lande…

Son prin­ci­pal dé­faut ?

Il fait plai­sir aux autres jus­qu’à s’ou­blier un peu… Son manque de confiance en elle.

Der­nier tex­to ?

« Tu pen­se­ras à sor­tir le ? Je fi­nis tard. » « Ce ré­veil ver­sion bonne hu­meur était très agréable. »

Des pro­jets ?

Notre ma­riage en sep­tembre à Aix-en-Pro­vence. Ache­ter en­semble un ap­part… et voya­ger ! ●

Agnès, 32 ans, chef de pro­jet, et Thi­baut, 29 ans, ré­gis­seur gé­né­ral.

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