CE SMS, JE NE L’OUBLIERAI PAS DE SITÔT

Dé­cla­ra­tion d’amour, mes­sage co­quin ou er­reur de des­ti­na­taire, ces mots-là, ils s’en sou­vien­dront long­temps.

Cosmopolitan (France) - - COSMOLISTE - Par Hé­lène Faure

Ma­rine, une amie, sa­vait que j’étais dé­çu de ne pas pou­voir ve­nir aux 30 ans d’Al­ric. Elle a fil­mé tout un bout de la soi­rée et m’a en­voyé la vi­déo ac­cé­lé­rée sur WhatsApp. J’ai été si tou­ché que je suis tom­bé amou­reux d’elle. Nass­re­dine, 30 ans

« Si un jour tu veux par­tir ivre vers la mer, je se­rai là. » Quand j’ai ren­con­tré Ni­na, j’étais en­core en couple, mais en li­sant son tex­to, j’ai su que j’étais dé­jà à elle. Ben­ja­min, 34 ans

Elle m’a en­voyé une pho­to de son écho­gra­phie. Ça fai­sait trois ans qu’on était sé­pa­rés et qu’elle avait quel­qu’un d’autre, mais je ne l’ai vrai­ment com­pris qu’à ce mo­ment-là. Jim­my, 33 ans

J’ai plu­tôt en tête un tex­to qu’elle a re­çu. En voyant le nom d’un de mes amis s’af­fi­cher, je l’ai lu par ré­flexe. Pas de doute, c’était bien à elle qu’il était adres­sé. An­toine, 33 ans

« Quand est-ce que je peut t’ap­pe­lé ? » Nooon ! Je suis ma­niaque avec les fautes d’or­tho­graphe… Ça m’a cas­sé l’his­toire di­rect alors que notre ren­contre était par­faite. Édouard, 31 ans

« Au­jourd’hui j’ai croi­sé un mec qui m’a fait pen­ser à toi il y a dix ans, avec tes che­veux longs… » J’ai réa­li­sé le che­min par­cou­ru en­semble. J’aime ce qu’on a vé­cu et ce qu’il nous reste à vivre. Voi­là. Sté­phane, 36 ans

Je l’avais pré­ve­nue ra­pi­de­ment sur le site de ren­contre que j’étais plu­tôt (très) ti­mide. C’est donc elle qui m’a en­voyé le pre­mier SMS : « Res­to dans le noir ce soir, ça te dit ? Il pa­raît que ça fait fondre les in­hi­bi­tions… » Elle m’a fait fondre tout court. Jé­rôme, 30 ans

« Je suis ta co­pine et je te dis que t’es con. » J’étais sur le point d’aban­don­ner mes études pour suivre mon cou­sin sur un pro­jet d’en­tre­prise foi­reux. Je me suis ren­du à ses ar­gu­ments et j’ai bien fait. Olive, 25 ans

« J’ai lais­sé une cu­lotte sous son lit. Il fe­ra moins le ma­lin quand sa meuf tom­be­ra des­sus. » Je pense que ce tex­to ne m’était pas des­ti­né, mais je suis très, très content de l’avoir re­çu. Ex­fil­tra­tion de la cu­lotte, fin de cette his­toire. Pierre, 24 ans

La pho­to qu’elle m’a en­voyée : du pou­let aux figues et aux amandes at­ten­dant sur la table. Elle sait com­ment par­ler à mon coeur. At­ten­tion, sou­vent c’est moi qui cui­sine, hein ! Ko, 29 ans

« Je suis amou­reuse de toi. » On ve­nait de sé­jour­ner un mois au Sri Lan­ka sans qu’il ne se passe rien. Il faut croire que les mots viennent plus fa­ci­le­ment à l’écrit… Ro­main, 27 ans

« Tu étais le grand brun ou le pe­tit moche ? » J’avais ha­bi­le­ment glis­sé un mot avec mon nu­mé­ro dans le sac de cette fille qui m’en­voyait des re­gards ap­puyés dans le mé­tro. Il faut croire qu’il y avait un grand brun der­rière moi. Ma­thieu, 29 ans

J’ai écrit à Ma­thilde la se­maine der­nière pour lui pro­po­ser de prendre un verre. Je suis sûr que quand elle me ré­pon­dra, son mes­sage se­ra mé­mo­rable, vu le temps qu’elle met à le peau­fi­ner. Ju­lien, 31 ans

« Je veux ca­res­ser tes fesses. » C’est le tex­to qui s’est af­fi­ché sur le por­table de ma col­lègue pen­dant qu’elle me mon­trait un truc. J’ai fait comme si je n’avais rien vu, mais je ne l’ai plus ja­mais re­gar­dée de la même ma­nière. Ben­ny, 33 ans

Un jour ma gar­dienne m’a en­voyé une pho­to de ses seins. Je ne sais pas si c’était vo­lon­taire ou non. Quand je la croise dans les es­ca­liers, je fais comme si de rien n’était. Ma­rin, 28 ans

« Le vieux me fait chier. » La fille avec qui je sor­tais m’a ap­pe­lé tout de suite pour m’ex­pli­quer qu’elle par­lait de son père. Je crois sur­tout qu’elle vou­lait en­voyer ce tex­to à sa meilleure amie et qu’elle s’était trom­pée. Gilles, 43 ans

Elle m’a écrit qu’elle avait un ca­deau de Noël pour moi. Ça fait très long­temps que j’aime bien cette fille, mais c’est l’ex d’un de mes meilleurs potes. Je n’ai pas ré­pon­du. Tho­mas, 27 ans

J’or­ga­nise un dî­ner pour pré­sen­ter Vé­ro à mes pa­rents. Coin­cé à mon tra­vail, je la pré­viens que je se­rai très en re­tard… Elle me ré­pond : « Ça va, je gère » avec une pho­to de mon père fai­sant sem­blant de l’étran­gler. Gros sou­la­ge­ment et énorme res­pect. Yvon, 32 ans

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