MON MEILLEUR ATOUT SEXE

Liste non ex­haus­tive de ces ou­tils (par­fois in­soup­çon­nés) pour en­core plus de sé­duc­tion et de plai­sir.

Cosmopolitan (France) - - SOMMAIRE - Par Anne Thou­mieux. Pho­to Ch­ris Cray­mer.

Liste non ex­haus­tive de ces ou­tils (par­fois in­soup­çon­nés) pour en­core plus de sé­duc­tion et de plai­sir. Par Anne Thou­mieux.

Mon corps

« Ado, j’ai des seins très tôt, ils sont vite vo­lu­mi­neux et plu­tôt en­com­brants. Je me mé­fie de l’ef­fet que je pro­duis sur les hommes, on me siffle dans la rue, on dé­crie mes courbes. Je rase les murs. Et mes pre­mières fois, c’est l’amour dans le noir. Tout se dé­clenche quand je me mets à la danse du ventre : en me re­gar­dant on­du­ler dans le mi­roir, je me trouve sen­suelle. L’homme dont je tombe amou­reuse et avec qui je vis au­jourd’hui a tout de suite ai­mé mes courbes, ça a fait la dif­fé­rence. Dans ses yeux, je vois du dé­sir chaque fois qu’il dé­couvre mes seins. D’en­com­brants, ils sont de­ve­nus vi­vants. Ce qu’il pré­fère ? Quand j’en­fouis son vi­sage contre ma poi­trine. Ef­fet ga­ran­ti. » Jane, 29 ans Et vous ? Grande, grosse, maigre, pe­tite, avec pe­tits seins ou larges hanches, quand on est à l’aise avec son corps, on l’ap­pri­voise mieux. Il y a plein de choses à ten­ter pour se convaincre qu’il est dé­si­rable.

Si on en doute, on se met au cours de strip­tease ou de pole dance, on fait une séance pho­to nue ou tout sim­ple­ment on se mas­turbe et on ob­serve son in­ti­mi­té dans un mi­roir. Notre corps est beau et est fait pour le plai­sir, uti­li­sons­le !

Mon ex­pé­rience

« De l’âge de 19 à 24 ans, je connais une pé­riode de sé­duc­tion mas­sive. J’en­chaîne les re­la­tions sans len­de­main. Je fais l’amour na­tu­rel­le­ment, et les corps de­viennent des ter­rains d‘ap­pren­tis­sage. Quand je tombe amou­reuse de Sé­bas­tien, il est franc : il n’a eu que trois par­te­naires avant moi. À moi de le gui­der, sur­tout pour les pré­li­mi­naires qu’il a ten­dance à squee­zer. En­core main­te­nant, je prends sa main que je guide, j’in­vite ses doigts à ca­res­ser, ça le ras­sure et ça l’ex­cite. De mon cô­té, je l’ob­serve à la dé­ro­bée pour sa­voir ce qui lui fait de l’ef­fet. C’est sou­vent moi qui suis la plus ac­tive, qui change de po­si­tion… Il y a une sorte de prise de pou­voir mais il aime ça. On est tous les deux ga­gnants. » Dan­nie, 26 ans, Et vous ? Pas be­soin d’avoir eu de nom­breux par­te­naires, l’idéal est de re­te­nir ce que cha­cun de nous a ap­pris pour le trans­cen­der. La dou­ceur de l’un, les jeux de re­gard de l’autre, les pré­li­mi­naires du troi­sième… Grâce à nos sou­ve­nirs, on a beau­coup de cartes en main.

Mon par­fum

« Je suis folle de ce gar­çon, on est en­semble en fac de droit, mais j’ai la sen­sa­tion que je suis plus ac­cro que lui. Ce soir­là, alors qu’il vient me cher­cher à la sor­tie de l’am­phi, il a l’air as­sez exal­té, il m’avoue qu’il a sen­ti mon par­fum dans un cou­loir, et qu’il est res­té com­plè­te­ment hot toute la jour­née. « Je t’ai cher­chée, j’ai en­vie de toi, là, tout de suite. » On fait l’amour dans un am­phi dé­sert, ca­chés sous les pu­pitres. Tout change à par­tir de là. Lui aus­si de­vient ac­cro à notre his­toire, il aime me res­pi­rer, me sen­tir, me perdre, me cher­cher. Ce n’est pas le jas­min que je porte qu’il aime, c’est un mé­lange de tout, de mes odeurs cor­po­relles aus­si. Il n’y a rien de mieux pour ini­tier des jeux sexuels que d’avoir les yeux ban­dés, et mettre les autres sens à l’hon­neur aus­si. » Maud, 23 ans Et vous ? L’odo­rat dé­pend du cer­veau rep­ti­lien, le plus an­cien et donc le plus pri­mi­tif. Il peut éveiller en nous de très nom­breuses sen­sa­tions, no­tam­ment avec des odeurs aphro­di­siaques et sen­suelles comme l’ylang­ylang. Mais at­ten­tion à ne pas trop se par­fu­mer, pour évi­ter la sen­sa­tion de faire l’amour dans une par­fu­me­rie.

Mon sou­rire

« Plu­tôt dé­mons­tra­tive et bonne vi­vante face à Jean­Fran­çois, plus vieux, plus cé­ré­bral, je suis la fille qui ne veut pas se prendre la tête alors qu’il s’agit juste de faire l’amour, la chose la plus saine et na­tu­relle qui soit. Quand on passe aux choses sé­rieuses, je le re­garde droit dans les yeux avec un grand sou­rire juste quand il me pé­nètre. Ça le dé­con­te­nance, ça l’émeut, au point de jouir de fa­çon dé­mons­tra­tive. Cet ins­tant de­vient un grand mo­ment de com­pli­ci­té entre nous et ma joie de vivre le conta­mine. Plus la peine de se la jouer mys­té­rieux, Jean­Fran­çois se dé­tend et m’ap­porte de plus en plus de ten­dresse. » San­dra, 28 ans Et vous ? On mise tout sur la bouche et on sou­rit na­tu­rel­le­ment. Si un homme voit sur notre vi­sage qu’on ap­pré­cie, ça le ras­sure, en plus de le char­mer.

Ma li­bi­do

« Je me fais po­ser un sté­ri­let il y a six mois, plus très ras­su­rée par la pi­lule et ses ef­fets se­con­daires. En tout état de cause, sur moi, la pi­lule c’était un tue­l’amour. Pour la pre­mière fois, je res­sens ce qu’est vrai­ment la li­bi­do : une en­vie phy­sique très pres­sante de faire l’amour. Me voi­là qui saute sur mon ché­ri tel­le­ment je suis ex­ci­tée ! Mon re­gain d’ap­pé­tit nous ins­talle dans une dy­na­mique où je prends l’ini­tia­tive et où je suis plus sau­vage. J’ai bien plus en­vie, plus sou­vent, plus in­ten­sé­ment… C’est un peu moi qui lui fais l’amour en quelque sorte. » An­na, 27 ans Et vous ? Sans for­cé­ment chan­ger de moyen de contra­cep­tion, il suf­fit par­fois d’être un peu à l’écoute de son corps pour res­sen­tir les ef­fets de son cycle mens­truel. La na­ture est bien faite : c’est au mo­ment de l’ovu­la­tion que l’on est la plus sen­sible et fa­ci­le­ment ex­ci­table, sur­vie de l’es­pèce oblige. Alors scru­tez le ca­len­drier, vous al­lez être agréa­ble­ment sur­prise !

Ma cu­rio­si­té

« Je ne m’in­ter­dis rien. Faire l’amour, c’est un jeu de dé­cou­vertes. De­puis que j’ai été ini­tiée par mon pre­mier amour à des pré­li­mi­naires avec beau­coup de jeux de bouche, à chaque

nou­vel amant, j’ex­plore son corps de A à Z. Faire une fel­la­tion est un plai­sir pour moi aus­si car j’aime voir l’ef­fet que mes mou­ve­ments pro­duisent. Je mor­dille, je lèche par pe­tites touches, je le laisse re­prendre son souffle et je re­viens avec le bout de la langue sur son sexe. Je veux tout es­sayer, mais sans être pres­sée. Ré­cem­ment je tente la so­do­mie. Pas fa­cile d’ap­pré­cier au dé­part, mais j’aime le fris­son que cette zone éro­gène un peu in­ter­dite pro­cure. Mon amant est doux. À un mo­ment, je ne sais plus d’où viennent ses ca­resses. Très ex­ci­tant. » Za­da, 24 ans Et vous ? Nous sommes nom­breuses à ne pas nous au­to­ri­ser le plai­sir à cause de freins psy­cho­lo­giques. Il est temps de culti­ver son en­vie et d’ap­prendre à l’as­su­mer. L’idéal est la tech­nique de la pro­jec­tion : se voir en train de faire l’amour, fan­tas­mer le mo­ment et se ré­jouir d’avance. Si on ren­contre un blo­cage que l’on veut sur­mon­ter, un ren­dez­vous chez un(e) hyp­no­thé­ra­peute peut faire des mer­veilles ! Si­non, on passe à une autre pra­tique.

Mon ou­ver­ture d’es­prit

« Quand je ren­contre Marc, au lit, c’est bof, mais je ne com­prends pas ce qui coince. Je sens que je tombe amou­reuse et je veux en avoir le coeur net. Je le ques­tionne et… il m’avoue qu’il est fé­ti­chiste et qu’il a du mal à avoir du plai­sir au­tre­ment. Qu’à ce­la ne tienne, loin d’être cho­quée, je tiens à ce qu’il m’ex­plique pour voir si on peut trou­ver un ter­rain d’en­tente. Il m’ini­tie au bon­dage au­quel je prends goût, et on tente beau­coup de choses en­semble. Ta­lons ai­guilles, la­tex et cordes nous ins­pirent pen­dant toute notre re­la­tion qui dure deux ans. Au­jourd’hui, je garde quelques ha­bi­tudes hé­ri­tées de cette his­toire : c’est moi qui pro­pose à mes par­te­naires de les at­ta­cher ! » Li­lou, 26 ans. Et vous ? Le sexe est un uni­vers aus­si vaste qu’il y a de couples et tant que tout le monde est consen­tant, il n’y a au­cune rai­son de ne pas ten­ter des pra­tiques qui nous ti­tillent, même si elles sont ré­pu­tées un peu ex­trêmes. Il n’y a qu’à s’amu­ser et le plai­sir vient tout seul. S’il ne vient pas, on laisse tom­ber.

Ma lin­ge­rie

« Un jour avec mon co­pain, nous al­lons dans un sex­shop pour ri­go­ler. Pour ri­go­ler tou­jours, j’achète un sou­tien­gorge et une cu­lotte ou­verts : le haut laisse sor­tir les té­tons, le bas offre un ac­cès di­rect à la pé­né­tra­tion. Hy­per sti­mu­lante, cette lin­ge­rie dé­bride mon ima­gi­na­tion. Le pied to­tal. Ça de­vient mon arme fa­tale : avec un nou­veau par­te­naire que je veux épa­ter, je dé­gaine un en­semble de ce genre­là (j’en ai ache­té plein d’autres !). Quand je le ren­contre, Sam n’a ja­mais tes­té mais ça le tente tout de suite. Avec ma cu­lotte fen­due, on ose plein de choses dès le dé­but de notre his­toire, dont faire l’amour dans des lieux pu­blics ou presque, no­tam­ment ma cage d’es­ca­lier. Au­jourd’hui, après avoir eu deux en­fants, ça reste ma botte se­crète quand je veux pi­men­ter la soi­rée. » Ma­rian­na, 34 ans. Et vous ? Au­jourd’hui le choix est vaste pour trou­ver de jo­lis des­sous, sexy mais pas vul­gaires, ou pour­quoi pas vul­gaires d’ailleurs, si l’en­vie vous en prend. L’es­sen­tiel est de se sen­tir dé­si­rable avec, et à l’aise dedans. On le fait avec plai­sir et non pour faire plai­sir uni­que­ment à l’autre. String de perles, trans­pa­rence, liens ou en­core cuir peuvent dé­clen­cher une cas­cade d’images ex­ci­tantes. Et pas be­soin d’al­ler en bou­tique si vous re­dou­tez les re­gards, In­ter­net est idéal pour ce genre d’achats co­quins.

Ma pa­tience

« Stres­sée, mal à l’aise avec les mots et les actes, à 20 ans, je suis dé­ter­mi­née à me dé­faire de mes com­plexes. J’en­tame une psy­cho­thé­ra­pie et je lance un dé­fi à mon nou­veau pe­tit co­pain : fais­moi jouir ! On teste, on es­saie, on ri­gole, on uti­lise des jou­joux éro­tiques… bref, j’em­ma­ga­sine les sen­sa­tions et j’ap­prends à me connaître. Avec mon amou­reux ac­tuel, c’est la pas­sion de­puis le dé­part. À tel point qu’au bout de trois se­maines de re­la­tion, nous res­tons en­fer­més tout un week­end sous la couette. Je sens qu’en me frot­tant pen­dant la pé­né­tra­tion ce­la fait mon­ter quelque chose de dif­fé­rent, et en ef­fet, les deux sti­mu­la­tions en­semble dé­clenchent d’un coup le plai­sir ul­time : bim ! En­fin l’or­gasme ! De­puis, je cherche à l’ob­te­nir dans d’autres po­si­tions. » Vir­gi­nie, 26 ans. Et vous ? Sans s’achar­ner, l’idée est sur­tout celle que le sexe, ça se rode, ça se tra­vaille en quelque sorte. Pour ce­la, l’idéal est d’ob­ser­ver son plai­sir et ce­lui de l’autre afin de s'ac­cor­der en­semble. C’est aus­si une ma­nière de mieux se connaître soi, même si on change de par­te­naire. Com­prendre ce qui marche et comment ça marche, c’est dé­jà beau­coup de plai­sir de ga­gné !

FAIRE FONDRE UN HOMME Quelle est la meilleure fa­çon de pas­ser de la table à la chambre ? Voi­ci un ou­vrage dont le sous-titre a le mé­rite d’être clair : de la cui­sine au sexe, il n’y a qu’un (re)pas. Des idées de plats et des­serts pour plaire à toutes les bouches. Pour cha­cune, du cro­que­mon­sieur au fon­dant tout cho­co­lat, un in­di­ca­teur d’ef­fi­ca­ci­té et un « atout sexy » pour sa­voir à quelle sauce on va être man­gée. « 20 re­cettes pour conclure », de Re­née Greu­sard et Ju­dith Du­por­tail, 16 €.

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