LE TEMPS qui passe

« Un congrès de mé­de­cin à Bor­deaux vote à l’una­ni­mi­té une mo­tion dé­cla­rant l’usage du vin né­ces­saire à l’homme, le pres­cri­vant au re­pas sous doses frac­tion­nées et en quan­ti­té li­mi­tées qui peuvent ain­si s’éta­blir : un litre et de­mi par jour pour l’ou­vrier

Cuisine et Vins de France - Hors-Serie - - SOMMAIRE/ÉDITO - PAR KA­RINE VA­LEN­TIN

Cette ph­rase ponc­tue un ar­ticle de Cui­sine et Vins de France pa­ru le 15 oc­tobre 1949, notre ma­ga­zine avait deux ans. Les bien­faits du vin de Bor­deaux sur la san­té fai­saient tout un su­jet avec l’as­sen­ti­ment de la fa­cul­té. Bien du vin a cou­lé de­puis, sous le pont de pierre. Si quelques mé­de­cins ont en­core le cou­rage de dé­fendre le vin comme le fai­sait le pro­fes­seur Ca­brol, dis­pa­ru en juin 2017, la ten­dance est plu­tôt à la mo­dé­ra­tion, voir l’in­ter­dic­tion. Autres temps autres moeurs, dans notre so­cié­té hy­gié­niste, où le prin­cipes de pré­cau­tion est ins­crit dans la Cons­ti­tu­tion, on pré­fère les tran­quilli­sants et les vac­cins plu­tôt que le plai­sir… Certes, on ne lit plus qu’à tra­vers un écran, les séries ont rem­pla­cé les feuille­tons, et notre pré­sident de la Ré­pu­blique, à peine plus âgé que la ma­jo­ri­té de ses élec­teurs, se dit fan de Daft Punk ! Si nous bu­vons moins de vin qu’avant, nous en consom­mons en­core, et de meilleur qua­li­té. Au­jourd’hui, on l’ap­pelle vin bio, mais il est pro­duit de la même fa­çon que ce­lui que bu­vaient nos grands-pa­rents en 1949, à une époque où la chi­mie n’avait pas en­core in­ves­ti l’agri­cul­ture… L’ave­nir s’ouvre à une viticulture plus propre et la plu­part des vins pré­sen­tés dans les pages à suivre en sont is­sus, re­ven­di­qués ou pas.

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