Les vins d’Al­sace, il suf­fit d’y pen­ser…

DES NOMS DE LIEUX QUI ÉVOQUENT LA BEAU­TÉ DES PAY­SAGES AL­SA­CIENS ET DES RAI­SINS QUI NE SONT BEAUX QUE CHEZ EUX, MÊME LES CI­GOGNES N’ONT PLUS EN­VIE DE QUIT­TER CET EDEN DU VIN.

Cuisine et Vins de France - Hors-Serie - - SOMMAIRE/ÉDITO - PAR JEAN-LUC BARDE

La­con­di­tion vi­gne­ronne se nour­rit des prin­cipes de la sa­gesse. Mettre la vigne dans son corps est une as­cèse constante, seuls les hommes de la terre l’éprouvent et, de ce sa­voir, ac­ceptent ce que la na­ture sou­vent leur in­flige. En 2016, l’Al­sace a connu le pire pour tou­cher au meilleur, aux dix plaies d’Égypte suc­cé­da le mi­racle : gel, grêle, pres­sion in­tense du mil­diou, An­dré Os­ter­tag, vi­gne­ron en bio­dy­na­mie à Ep­fig, ra­conte : « En trente ans nous n’avons ja­mais vé­cu une telle me­nace, nous sommes in­ter­ve­nus jus­qu’à l’épui­se­ment, nous éprou­vions un sen­ti­ment d’in­jus­tice, ce sont ceux qui res­pectent le plus la na­ture qui ont dû lut­ter contre les épreuves qu’elle nous a im­po­sées. » Serge Dubs, som­me­lier, pré­cise : « L’ar­rière-sai­son fut bien­fai­trice et les rai­sins étaient ma­gni­fi­que­ment sains. » Après trois an­nées de maigres ré­coltes, les quan­ti­tés sont sa­tis­fai­santes. L’Al­sace a of­fert trois mil­lé­simes d’ex­cel­lence, 2008, 2009 et 2010.

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