DE­VE­NEZ VI­GNE­RON

Cuisine et Vins de France - - 3 Ingrédients Maxi -

Vi­ni­fier son propre vin… Pour cer­tains, un rêve ! Pour d’autres, la réa­li­té. L’idée nous vient des Amé­riques et le mi­racle se pro­duit à Bor­deaux, dans le Mé­doc, com­mune de Pauillac, à Bages. Ste­phen Bol­ger par­vient à faire de ses clients des vi­gne­rons éphé­mères le temps de créer leur propre vin : sans terre, sans ban­quier, sans sou­cis mais avec la joie de voir son nom, son lo­go, son mes­sage sur l’éti­quette… L’en­tre­pre­neur fran­co-amé­ri­cain à l’ori­gine du pro­jet a cher­ché un lieu pour im­por­ter son concept dé­jà pré­sent aux Etats-Unis. Les vignes de Bor­deaux sem­blaient les plus ap­pro­priées, le vi­gnoble d’Aqui­taine fait rê­ver et reste plus abor­dable que la Bour­gogne. Bol­ger a donc réuni des par­celles de vignes sur 13 hec­tares dans les pres­ti­gieuses ap­pel­la­tions bordelaises et s’est as­so­cié avec les meilleurs pro­fes­sion­nels.

L’ap­pren­ti vi­ni­fi­ca­teur qui adhère au concept Vi­niv ne met pas la main au sé­ca­teur, sauf s’il le sou­haite. Une équipe, celle qui suit les vignes du Châ­teau Lynch-Bages, où la cave de Vi­niv est hé­ber­gée, s’oc- cupe des tâches vi­gne­ronnes. La plus grande li­ber­té est la règle pour les ama­teurs qui agissent sui­vant leurs en­vies.

Le pro­fil de la clien­tèle est va­rié. Il va de l’ama­teur qui réa­lise le rêve de faire son vin sur un vi­gnoble à la fois vir­tuel et réel et vient aux mo­ments cru­ciaux du cycle vé­gé­ta­tif, à l’oli­garque russe qui veut les vins les plus chers et son nom sans se sou­cier de vi­ni­fi­ca­tion. Par­mi les 400 membres qui ont adhé­ré aux pro­jets, seule­ment 10 % d’entre eux ont ven­du leur vin. Pour les autres, c’est af­faires de co­pains, de par­tage, de ca­deau, de com­mé­mo­ra­tion, d’ an­ni­ver­saire, de gé­né­ro­si­té… Cha­cun ima­gine son propre as­sem­blage conseillé par des pro­fes­sion­nels de la dé­gus­ta­tion et achète un lot de bor­deaux, saint-émi­lion, saint-es­tèphe, pauillacs, graves ou cas­tillons… Sui­vant les ap­pel­la­tions, le prix de la bar­rique grimpe : une bou­teille de bor­deaux blanc re­vient à 18,75 €, les plus chères, pauillac par exemple, à 46,88 €. En moyenne, il en coûte 25 € pour mettre son his­toire en bou­teille…

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