Étu­diants : les bons plans pour ar­ron­dir ses fins de mois

QUAND LES ÉTUDES NE DONNENT PAS LA POS­SI­BI­LI­TÉ D’EXER­CER UN TRA­VAIL RÉ­GU­LIER, MÊME À TEMPS PAR­TIEL, RES­TENT LES MIS­SIONS PONC­TUELLES. OÙ LES TROUVER ET POUR QUELLE RÉ­MU­NÉ­RA­TION ?

Dossier Familial - - SOMMAIRE - Par Chan­tal Mas­son

Se­lon la der­nière en­quête de l’ob­ser­va­toire na­tio­nal de la vie étu­diante, près de la moi­tié des étu­diants exercent une ac­ti­vi­té ré­mu­né­rée : tra­vail ré­gu­lier ou pe­tits bou­lots oc­ca­sion­nels. Pour ceux qui pri­vi­lé­gient la flexi­bi­li­té – car leur dis­po­ni­bi­li­té va­rie en fonc­tion des pé­riodes d’exa­mens, de stages ou de congés –, voi­ci cinq pistes à en­vi­sa­ger en s’ai­dant des sites de mise en re­la­tion avec des em­ployeurs-clients.

Le ba­by­sit­ting

C’est un clas­sique. Les gar­çons, comme les filles, peuvent s’oc­cu­per d’en­fants pour une soi­rée ou le temps d’un an­ni­ver­saire, le sa­me­di après-mi­di… Étu­dier dans le mé­di­co­so­cial ou avoir une ex­pé­rience d’ani­ma­teur dans un centre de loi­sirs aug­mentent les chances d’être choi­si par les pa­rents.

Com­ment trouver ? Ceux qui ne veulent pas s’en­ga­ger pour des sor­ties d’école ré­gu­lières peuvent s’ins­crire sur les sites Ba­by­chou ou Yoo­pa­la pour dé­ve­lop­per leur clien­tèle par­tout en France.

Pour com­bien ? Se­lon le lieu, ses ré­fé­rences et le nombre d’en­fants gar­dés, on peut ga­gner entre 8 et plus de 12 eu­ros l’heure payés sou­vent di­rec­te­ment par les pa­rents, qui s’en­gagent théo­ri­que­ment à dé­cla­rer eux-mêmes leur em­ployé.

Le pet­sit­ting

Pro­me­ner un chien, nour­rir et câ­li­ner un chat en l’ab­sence de ses maîtres, dor­mir sur place pour les gar­der ou les ac­cueillir chez soi… Pas be­soin d’être élève vé­té­ri­naire, il suf­fit d’avoir eu soi-même un ani­mal de com­pa­gnie !

Com­ment trouver ? Par des sites de mise en contact entre pro­prié­taires d’ani­maux et pet­sit­ters, comme Ani­maute,

Dog­bud­dy, Dog­va­cances ou Ho­li­dog. Ces sites in­cluent une as­su­rance vé­té­ri­naire, et par­fois une as­sis­tance pour ap­pe­ler en cas de dif­fi­cul­té.

Pour com­bien ? Comp­ter entre 5 et 13 eu­ros par jour et par ani­mal pour une garde chez soi, entre 13 et 16 eu­ros par jour pour une garde au do­mi­cile du client. Une pro­me­nade ou une vi­site (trente mi­nutes) rap­porte 5 à 7 eu­ros. Le sta­tut de mi­cro-en­tre­pre­neur est conseillé pour fac­tu­rer di­rec­te­ment le client, si les gardes se mul­ti­plient.

La con­cier­ge­rie

Gar­der les clés d’une lo­ca­tion sai­son­nière pour les re­mettre aux oc­cu­pants, éta­blir l’état des lieux, par­fois faire le mé­nage, por­ter le linge de mai­son au pres­sing… Des ser­vices de con­cier­ge­rie se sont créés pour les pro­prié­taires de meu­blés tou­ris­tiques. Avis aux jeunes sou­riants et dé­brouillards, par­lant au moins l’an­glais !

Com­ment trouver ? Sur les sites des start-up Bn­blord, Bnb­sit­ter, We­host ou dans un kiosque Lu­lu dans ma rue à Pa­ris.

Pour com­bien? L’étu­diant mi­cro-en­tre­pre­neur fac­ture ses ser­vices à la start-up soit à la mis­sion (8 à 15 eu­ros par groupe de tou­ristes ac­cueillis), soit à l’heure (11 eu­ros en­vi­ron) ; avec des ma­jo­ra­tions le di­manche, la nuit ou pour une de­mande de der­nière mi­nute (12 ou 15 eu­ros).

L’ac­cueil du pu­blic

Les sa­lons, matchs, fes­ti­vals, et les en­tre­prises de street-mar­ke­ting em­ploient hôtes et hô­tesses pour une ou plu­sieurs jour­nées, afin d’ac­cueillir du pu­blic ou pro­mou­voir un pro­duit. Les gar­çons, moins nom­breux à pos­tu­ler, peuvent avoir plus de chance d’ob­te­nir une mis­sion. La pré­sen­ta­tion doit être soi­gnée. Un ta­touage, un pier­cing peuvent être rédhi­bi­toires.

Com­ment trouver ? Sur les sites des agences d’in­té­rim ou sur des sites spé­cia­li­sés qui re­groupent les an­nonces d’em­ployeurs, comme Ac­cueil­job, Car­riere-ho­tesse ou Ho­tes­se­job.

Pour com­bien ? Le sa­laire net se si­tue dans une four­chette de 9 à 12 eu­ros d’eu­ros l’heure,

avec par­fois des in­dem­ni­tés de trans­port et de re­pas en plus.

La li­vrai­son à vé­lo

Li­vrer des plats cui­si­nés, sac iso­therme au dos, c’est pos­sible dans toutes les grandes villes. Il faut pos­sé­der son deux­roues et dé­po­ser une cau­tion d’en­vi­ron 150 eu­ros pour le sac et le coupe-vent aux cou­leurs de la so­cié­té.

Com­ment trouver ? Chez De­li­ve­roo, Foo­do­ra, Stuart ou UBEREATS.

Pour com­bien ? Les li­vreurs mi­cro-en­tre­pre­neurs sont ré­mu­né­rés soit à la li­vrai­son (5 eu­ros ou 5,75 eu­ros à Pa­ris chez De­li­ve­roo), soit à l’heure (7,50 eu­ros + 2 eu­ros par course chez Foo­do­ra).

At­ten­tion à la ten­ta­tion du tra­vail au noir, sans as­su­rance en cas d’ac­ci­dent. PEN­SEZ-Y //

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