V8 VAN­TAGE : LES AVIS

EVO (France) - - Raison Ou Passion ? -

« La Van­tage sup­porte plu­tôt bien le vieillis­se­ment et les ki­lo­mètres. On peut même dire que les au­tos ayant beau­coup rou­lé se conduisent mieux que des ho­mo­logues fai­ble­ment ki­lo­mé­trées, si elles ont été par­fai­te­ment en­tre­te­nues.

Lorsque vous irez ins­pec­ter l’au­to, at­tar­dez-vous sur la pein­ture et si vous avez des doutes, de­man­dez l’aide d’un spé­cia­liste. Les Van­tage peuvent en ef­fet souf­frir de la cor­ro­sion au ni­veau des portes, au­tour des poi­gnées, sur les arêtes et au ni­veau du sup­port de ré­tro­vi­seur. La plu­part ont dé­jà été re­peintes pour ca­cher ce­la ain­si que les im­pacts de pierres sur la face avant. La ques­tion est de sa­voir si le tra­vail a été cor­rec­te­ment réa­li­sé. On trouve éga­le­ment de la rouille au­tour des pas­sages de roues.

À l’in­té­rieur, si le cuir du ta­bleau de bord ou des sièges n’a pas été nour­ri, il peut cra­quer no­tam­ment sur le bour­re­let la­té­ral cô­té conduc­teur. Mais avant que ce­la ne de­vienne ir­ré­pa­rable, il est pos­sible de rat­tra­per bien des si­tua­tions. Certes, le GPS est hor­rible mais as­su­rez-vous quand même qu’il sort bien du ta­bleau de bord et qu’au­cun voyant d’alerte mo­teur ne s’éclaire. Les vé­rins de portes sont fra­giles et les cap­teurs de la Van­tage sont ré­pu­tés sen­sibles.

Du cô­té de la sus­pen­sion, on note chez les pre­mières

4,3 litres quelques cas de rup­tures de res­sorts et si vous n’en­ten­dez pas de bruits sus­pects, vous ne vous en ren­drez peut-être pas compte tout de suite. La pièce ne coûte guère plus de 400 eu­ros. Les amor­tis­seurs peuvent fuir avec le temps et semblent de­voir être rem­pla­cés au­tour de 50 000 km. Les rou­le­ments de roues peuvent aus­si par­fois faire du bruit, as­su­rez­vous donc d’es­sayer l’au­to à une vi­tesse suf­fi­sante pour en­tendre tout ce­la. Les pla­quettes de frein sont as­sez dures et peuvent donc at­ta­quer les disques. Un rem­pla­ce­ment n’est pas don­né !

Le plus gros sou­ci pro­vient de l’em­brayage. Tout dé­pend du style de conduite et des en­droits où est uti­li­sée l’au­to mais il peut rendre l’âme aus­si bien à 25 000 km qu’à 130 000 km. Et comme l’em­brayage peut se mon­trer très ferme et of­frir des points durs alors qu’il fonc­tionne par­fai­te­ment, il est dif­fi­cile de dé­tec­ter une usure avant qu’il se mette à pa­ti­ner to­ta­le­ment. Et comme un rem­pla­ce­ment peut coû­ter jus­qu’à 5 000 eu­ros…

Il faut tou­jours se sou­ve­nir qu’il s’agit d’une As­ton Mar­tin et que les prix sont des prix As­ton Mar­tin !

Plus sym­pa, les V8 se montrent très agréables et ne causent que très peu de pro­blèmes. Les pous­soirs hy­drau­liques de sou­papes peuvent faire du bruit mais ils ne sont pas dif­fi­ciles à chan­ger et seule une fuite d’huile si­gni­fi­ca­tive en pro­ve­nance du cache de chaîne de dis­tri­bu­tion à l’avant se­ra consi­dé­rée comme une mau­vaise nou­velle. Une rec­ti­fi­ca­tion de­mande beau­coup de tra­vail car il faut dé­mon­ter toute la par­tie avant de l’au­to pour re­ti­rer le cache. Si le prix de la pièce est anec­do­tique, la main-d’oeuvre se­ra au moins entre 15 et 20 fois plus oné­reuse. Reste que la plu­part des au­tos ont au­jourd’hui dé­jà ef­fec­tué cette ré­pa­ra­tion. En fait, soyez sûr que le ven­deur sait com­ment vé­ri­fier le ni­veau d’huile car sur ce mo­teur à car­ter sec, la pro­cé­dure est spé­ci­fique. La boîte doit être vi­dan­gée im­pé­ra­ti­ve­ment tous les 4 ans et/ou 60 000 km pour conser­ver toutes ses qua­li­tés. »

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.