De­puis la ré­forme de 2011 : conser­ver définitivement le nom d'un an­cien associé

Feuillet Hebdo de la Revue Fiduciaire - - Vie Des Affaires -

De­puis le 30 mars 2011 (date d'en­trée en vi­gueur de la loi 2011-311), la dé­no­mi­na­tion so­ciale d'une so­cié­té ci­vile pro­fes­sion­nelle (SCP) est li­bre­ment choi­sie par les fon­da­teurs.

Le nom d'un ou de plu­sieurs as­so­ciés peut être in­clus dans la dé­no­mi­na­tion de la SCP (loi 66-879 du 29 no­vembre 1966, art. 8). Il s'agit d'une simple fa­cul­té. La dé­no­mi­na­tion de la so­cié­té peut, aus­si bien, être de pure fan­tai­sie.

La loi de 2011 a ain­si li­bé­ra­li­sé les mo­da­li­tés de dé­no­mi­na­tion des SCP, en leur per­met­tant de conser­ver le nom des an­ciens as­so­ciés sans res­tric­tion de du­rée.

Un in­té­rêt par­ti­cu­lier pour les ca­bi­nets re­nom­més. Comme l'in­diquent les tra­vaux par­le­men­taires, le départ ou le dé­cès d'un associé n'est plus un fac­teur de perte de no­to­rié­té ni un désa­van­tage com­pé­ti­tif en termes d'image. À titre d'illus­tra­tion, des ca­bi­nets à la re­nom­mée aus­si forte que Gide-loy­rette-nouel, pour le droit des af­faires, ou Hu­glo-le­page, en droit de l'en­vi­ron­ne­ment, par exemple, pour­ront conti­nuer à exis­ter sous de telles dé­no­mi­na­tions une fois leurs prin­ci­paux as­so­ciés par­tis ou dé­cé­dés (As­sem­blée na­tio­nale, rap­port n° 2621).

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