L’OB­JET GP RA­CING

L’OB­JET

GP Racing - - Sommaire Gpracingn°7 - Par Alexis De­lisse. Pho­tos Jean-Ai­gnan Mu­seau.

C’est sur la couverture chauf­fante que nous nous sommes pen­chés cette fois- ci.

Pro­cu­rant tou­jours plus de grip du­rant un nombre de tours lui aus­si tou­jours ac­cru, les pneu­ma­tiques de Mo­toGP sont de­ve­nus de plus en plus poin­tus à uti­li­ser. À tel point qu’il est au­jourd’hui im­pos­sible d’ima­gi­ner prendre la piste sans avoir co­pieu­se­ment ré­chauf­fé ses gommes au préa­lable.

I6sep­tembre 2012, cir­cuit de Mi­sa­no. Da­ni Pe­dro­sa est en pole po­si­tion quand il s’ap­prête à par­tir pour le tour de chauffe. Mais une er­reur de ma­ni­pu­la­tion dans la couverture chauf­fante de son pneu avant au mo­ment de re­ti­rer cette der­nière le contrain­dra à s’élan­cer de la der­nière place sur la grille. La suite ne se­ra qu’un en­chaî­ne­ment de ca­tas­trophes. Pour au­tant, im­pos­sible de re­mettre en cause le rôle pré­pon­dé­rant des cou­ver­tures chauf­fantes qui doivent être ap­po­sées sur les en­ve­loppes Brid­ges­tone au moins 2 heures avant une séance d’es­sais ou une course et en­le­vées au der­nier mo­ment. 120 mi­nutes, c’est en ef­fet le temps né­ces­saires aux cou­ver­tures de la marque ita­lienne Ca­pit pour por­ter un slick à la tem­pé­ra­ture idéale de 85 ° C. Une tem­pé­ra­ture ré­duite à une soixan­taine de de­grés s’il s’agit d’un pneu pluie et qui est cru­ciale pour le bon fonc­tion­ne­ment du pneu dès sa mise en ac­tion. La moindre er­reur de mise en chauffe peut en ef­fet coû­ter cher au pi­lote. Chez Tech3, tous les pneus mon­tés sur les M1 de Pol Es­par­ga­ro et Brad­ley Smith sont contrô­lés à la main par Éric La­bo­rie qui n’hé­site pas à faire vé­ri­fi er la tem­pé­ra­ture par le ther­mo­mètre des tech­ni­ciens Brid­ges­tone. Et il est im­pé­ra­tif de main­te­nir le plus long­temps pos­sible les pneus dans leurs cou­ver­tures, qui sont im­mé­dia­te­ment re­mises en place en cas de pro­blème. Des cou­ver­tures bien évi­dem­ment adap­tées à la taille du pneu et dont la du­rée de vie est de deux sai­sons pour le team Tech3. L’équipe fran­çaise en pos­sède 20 pour le pneu avant et 20 pour le pneu ar­rière et peut faire chauf­fer ces der­niers cinq par cinq au moyen d’un rack de chauffe, équi­pé de prises spé­ci­fi ques ren­dant im­pos­sible tout ar­ra­che­ment ac­ci­den­tel. Et lorsque les condi­tions sont très fraîches ou ven­teuses, les équipes n’hé­sitent pas à em­ployer des sur­cou­ver­tures qui en­globent la roue en­tière, jusque sur la grille de dé­part. Elles sont alors chauf­fées au moyen d’un groupe élec­tro­gène. Rien n’est trop beau pour ga­ran­tir des per­for­mances op­ti­males et par là même, la sé­cu­ri­té des pi­lotes...

Sur chaque pneu est ins­crite l’heure à la­quelle il at­teint sa tem­pé­ra­ture d’uti­li­sa­tion (ci-des­sus). Il faut comp­ter deux heures pour at­teindre et conser­ver jus­qu’au der­nier mo­ment les 85 °C re­quis.

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