MA­THIEU GINES

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Ma­thieu, tu mènes le cham­pion­nat après deux ren­dez-vous, tu t’at­ten­dais à être aus­si vite dans le coup ? Je ne pen­sais pas être ra­pi­de­ment en tête de ce cham­pion­nat. Je vou­lais ga­gner des courses, chose qui s’est faite dès le pre­mier week- end. Je me suis vite sen­ti à l’aise sur la mo­to et comme cette an­née, il n’y a pas les Du­ca­ti, je me suis re­trou­vé en lea­der. Ce n’est pas évident, en dé­cou­vrant une ca­té­go­rie et une nou­velle mo­to, d’être tout seul de­vant parce que tu n’as per­sonne pour te « don­ner les fi celles » . C’est un bon dé­but de sai­son mais il y a en­core pas mal de bou­lot et il ne faut pas mol­lir.

Tu t’es ra­pi­de­ment adap­té à ta nou­velle équipe et puis cette an­née, tu connais les cir­cuits, un vrai atout... J’ai eu la chance d’ar­ri­ver dans un team très pro. Il n’y a rien à re­dire. La mo­to est abou­tie, l’équipe a un fonc­tion­ne­ment très in­té­res­sant et n’a rien à en­vier à un team de Mon­dial Superbike. Tout est an­ti­ci­pé en amont, Wer­ner Dae­men gère ça su­per bien. De plus, la BMW est une mo­to très ef­fi cace et très fa­cile à ap­pri­voi­ser. Quant aux cir­cuits, c’est sûr que les connaître est un atout, il y a moins d’ef­fets de sur­prise. Ça per­met de se concen­trer sur l’as­pect tech­nique et sur la course elle- même. Je suis plus vite dans le rythme, je perds moins de séances. Sui­vant les courses, le ti­ming est par­fois très ser­ré. Sur la pro­chaine épreuve par exemple, nous sommes une ca­té­go­rie sup­port du DTM ( Ndlr : cham­pion­nat d’Al­le­magne de voi­tures de tou­risme) avec peu de rou­lages. Il va donc fal­loir as­su­rer.

Qui se­ra ton ad­ver­saire le plus dan­ge­reux pour la suite du cham­pion­nat ? Max ( Neu­kirch­ner) était le plus me­na­çant du fait de son ex­pé­rience et de son bon tra­vail sur les pneus. Mal­heu­reu­se­ment, il s’est bles­sé au fé­mur et il en a pour un mo­ment avant de re­ve­nir. Mais le cham­pion­nat reste très ou­vert avec des pi­lotes comme Flo­rian Alt qui vient du Moto2, ou Mar­vin Fritz qui est ra­pide et a un bon sup­port du YART et pas mal d’évo­lu­tions sur sa mo­to. L’état d’es­prit est donc de conti­nuer à bos­ser course par course et d’en­gran­ger un maxi­mum de vic­toires.

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