CADALORA 15 ANS DE GP

GP Racing - - Portrait/ Luca Cadalora - Par Mi­chel Tur­co. Photos Jean-Ai­gnan Mu­seau.

Avec trois titres mon­diaux et trente-quatre vic­toires en quinze ans de Grands Prix, Lu­ca Cadalora au­ra lais­sé une trace im­pé­ris­sable dans le monde de la com­pé­ti­tion mo­to.

En quinze ans de Grands Prix, Lu­ca Cadalora au­ra lais­sé une trace im­pé­ris­sable dans le monde de la com­pé­ti­tion mo­to. Cham­pion du monde en 125 et 250, l’Ita­lien au­rait pu éga­le­ment être cou­ron­né en 500 si la chance avait bien vou­lu lui sou­rire. À moins, comme le pré­tendent cer­tains, qu’il ne l’ait pas sou­hai­té as­sez fort... « Les Eu­ro­péens n’ont ja­mais eu la même sen­si­bi­li­té que les Amé­ri­cains ou les Aus­tra­liens, ai­mait à dire Cadalora. J’ai tou­jours pi­lo­té mes mo­tos parce que j’ai­mais ce plai­sir de faire corps avec elles. Je ne pour­rais ja­mais me battre contre une par­tie de moi- même, alors c’est vrai, lorsque quelque chose ne tour­nait pas rond dans les ré­glages, il ne m’était pas pos­sible de don­ner le meilleur de moi- même. » Sa pas­sion de la mo­to, le triple cham­pion du monde en forge les fon­da­tions à la fi n des an­nées 70 sur les routes de l’Émi­lie Ro­mane, mais aus­si dans le fond du garage de son père, Ren­zo. Doué aus­si bien avec la clé de dix que la poi­gnée de gaz de ses ma­chines, il dé­cide, à 18 ans, de par­ti­ci­per à sa pre­mière course au gui­don d’une mo­to que lui pré­pare Fran­ces­co Villa, l’ami de la fa­mille. C’est en­core avec l’une de ces ma­chines qu’il ob­tient en 1982 le titre de cham­pion d’Ita­lie Ju­nior 125. Un pe­tit coup de main de la Fé­dé­ra­tion ita­lienne et Lu­ca se re­trouve en Grands Prix. En 1986, il ré­cu­père une Ga­rel­li avec la­quelle il rem­porte son pre­mier suc­cès et em­poche, dans la fou­lée, le titre de cham­pion du monde 125.

1998 : IL MET UN TERME À SON CON­TRAT

Gia­co­mo Agos­ti­ni dé­cide alors de mon­ter une équipe en 250 pour per­mettre à son jeune com­pa­triote de pas­ser à la ca­té­go­rie su­pé­rieure. Mal­heu­reu­se­ment pour lui, la Ya­ma­ha ne sou­tient pas la com­pa­rai­son face à la Hon­da NSR. En 1988, Cadalora par­vient à deux re­prises à mon­ter sur la plus haute marche du po­dium. Des chutes trop nom­breuses et quelques sou­cis tech­niques le conduisent ce­pen­dant à se conten­ter d’une sixième place au clas­se­ment fi nal du cham­pion­nat du monde. Deux vic­toires sup­plé­men­taires en 1989, trois de plus en 1990... Lu­ca ne par­vient pas à ac­cro­cher ce titre mon­dial qu’il sent pour­tant à sa por­tée. Une nou­velle as­so­cia­tion avec Hon­da et Erv Ka­ne­mo­to va mo­di­fi er la donne à l’aube de la sai­son 1991. En­semble, les deux hommes ob­tiennent huit vic­toires sur les quinze courses du cham­pion­nat. Le cham­pion du monde re­met son titre en jeu l’an­née sui­vante et ob­tient haut la main un se­cond sacre. N’ayant plus rien à prou­ver, l’Ita­lien peut main­te­nant pas­ser à la 500. C’est Ken­ny Ro­berts qui lui offre une place dans son équipe aux cô­tés de Wayne Rai­ney, ré­fé­rence ab­so­lue du mo­ment. Lu­ca met du temps pour trou­ver ses marques au sein de son nou­veau team mais rem­porte tou­te­fois

En 1991 et 1992, Lu­ca Cadalora a en­chaî­né deux titres de cham­pion du monde 250 avec Hon­da et l’équipe d’Erv Ka­ne­mo­to. Vice-cham­pion du monde 500 en 1994, l’Ita­lien ter­mi­ne­ra troi­sième les deux sai­sons sui­vantes avec la Ya­ma­ha du team Ro­berts. Lu­ca a rem­por­té huit vic­toires en classe reine. Il y a 30 ans, Cadalora dé­cro­chait son pre­mier titre mon­dial avec une 125 Ga­rel­li.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.