L’UNION FAIT LA FORCE

GP Racing - - Edito - Alain Lecorre Di­rec­teur des ré­dac­tions

Dans le très bon su­jet sur la fo­lie des trans­ferts que vous re­trou­ve­rez dans ce nu­mé­ro ( p. 50), on nous ex­plique, entre autres, pour­quoi les usines se pré­ci­pitent pour avoir les meilleurs. Au­jourd’hui, à l’ins­tar de ce qui se passe dans le foot, on acte les contrats le plus vite pos­sible afi n de ne pas lais­ser pas­ser la perle rare. Sou­vent trop vite d’ailleurs... Pour rap­pel : Zarco si­gné chez KTM dès dé­cembre, Viñales et Ros­si ( re) confi rmés en jan­vier chez Ya­ma­ha, Lo­ren­zo vi­ré de chez Du­ca­ti avant sa pre­mière vic­toire avec la Des­mo, etc. Un af­fo­le­ment qui ne rime pas tou­jours avec ef­fi ca­ci­té. Mal­gré tout, l’idée prin­ci­pale pour les dif­fé­rentes marques est de construire un team so­lide et per­for­mant afi n de s’as­su­rer un ave­nir le plus ra­dieux pos­sible. Et si en plus, ça fra­gi­lise très tôt la concur­rence, alors la vie est belle. Le tan­dem Marquez/ Lo­ren­zo par exemple, qui se des­sine chez Hon­da à l’ho­ri­zon 2019, fait dé­jà blê­mir beau­coup de monde... Il faut dire qu’avec 7 titres Mo­toGP sur 17 pos­sibles, les deux pi­lotes es­pa­gnols ar­més de leur RC213V qui, elle, en a dé­cro­ché 8 ( 2002, 2003, 2006, 2011, 2013, 2014, 2016, 2017...) font dé­jà of­fi ce d’épou­van­tails pour le titre 2019 alors que la sai­son 2018 n’est pas en­core ter­mi­née. OK, OK, rien n’est ja­mais écrit à l’avance. Les All Blacks de 1999 ( Lo­mu, Uma­ga, Kron­feld, Mer­tens, que des monstres !) éli­mi­nés en de­mi de la Coupe du monde de rug­by par le XV de France et les foo­teux ita­liens ban­nis des phases fi nales du Mon­dial 2018, peuvent en té­moi­gner. Mais quand même, en gé­né­ral, l’union fait la force . Et le Mo­toGP, sport in­di­vi­dua­liste par ex­cel­lence, ne dé­roge pas à la règle. On le voit avec les staffs tou­jours plus consé­quents, gra­vi­tant dé­sor­mais au­tour des stars du pad­dock. Ma­na­ger, ki­né, pré­pa­ra­teur phy­sique, apnéiste, coach men­tal, chef mé­ca­no, da­ta guy, res­pon­sables des pièces, de l’équi­pe­ment, du casque, de la com’, des ré­seaux so­ciaux, et j’en passe. Une vé­ri­table ar­mée mexi­caine qui im­merge et cloi­sonne le pi­lote of­fi ciel dans sa bulle de per­for­mances afi n de lui of­frir les meilleures condi­tions pos­sibles de réussite. Ça se tient. On est plus dans Ma­trix que dans l’époque in­sou­ciante du Conti­nen­tal Cir­cus lorsque Sheene ve­nait fu­mer sa clope et ta­per la dis­cute avec les spec­ta­teurs ag­glu­ti­nés au­tour de ses mo­tos au fond du box, mais ça se tient. Là en­core, GP Ra­cing vous pro­pose un mag ( p. 60). D’ailleurs, et pour faire le lien avec l’ac­tua­li­té presse du mo­ment, nous avons, nous aus­si, fait « l’union » suite au ra­chat par le groupe La­ri­vière des titres mo­to de la concur­rence ( Mo­to Jour­nal, GP Plus, L’Of­fi ciel du Cycle). D’où la Une de ce nu­mé­ro si­glé des lo­gos GP Ra­cing et GP Plus, puisque dé­sor­mais ce sont deux ré­dac­tions qui tra­vaillent de concert afi n de vous of­frir un ma­ga­zine tou­jours plus com­plet et tou­jours plus per­ti­nent. Bien­ve­nue donc aux lec­teurs de GP Plus qui nous re­joignent pour cette nou­velle aven­ture « sport » qui s’écrit en lettres d’or.

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