Le point en Mo­to3 ............

Bez­zec­chi et Mar­tin : un coup à toi, un coup à moi.

GP Racing - - Sommaire - Par Mi­chel Tur­co. Pho­tos Jean-Ai­gnan Mu­seau.

Comme en Moto2, deux pi­lotes se dis­putent au­jourd’hui le titre de cham­pion du monde Mo­to3 : Mar­co Bez­zec­chi et Jorge Mar­tin. Avant le Grand Prix de Saint-Ma­rin, une dou­zaine de points sé­pa­raient l’Ita­lien de l’Es­pa­gnol. De­puis la créa­tion de cette ca­té­go­rie, on n’avait en­core ja­mais eu un aus­si faible écart entre les pre­miers du clas­se­ment gé­né­ral.

Si la poisse ne col­lait pas au­tant aux se­melles de ses bottes, Jorge Mar­tin se­rait sans nul doute lar­ge­ment en tête du cham­pion­nat Mo­to3. Car le pi­lote de l’équipe Gre­si­ni a beau avoir vain­cu le signe in­dien de­puis qu’il a rem­por­té son pre­mier Grand Prix lors de la der­nière épreuve de la sai­son 2017, la vie n’est pas pour au­tant de­ve­nue pour lui un long fl euve tran­quille. Loin s’en faut. Mal­gré les cinq vic­toires qu’il a dé­jà conquises cette an­née – soit trois de plus que Bez­zec­chi, alors qu’il ne res­tait plus que sept Grands Prix à dis­pu­ter –, Mar­tin semble tou­jours na­ger à contre- cou­rant. Flash- back... Après avoir été la vic­time mal­heu­reuse de la mal­adresse de ses ad­ver­saires à Je­rez et au Mans, Mar­tin s’est im­po­sé au Mu­gel­lo avant de par­tir à la faute en Ca­ta­logne. Il était alors le confor­table lea­der d’une course qui lui sem­blait pro­mise. Et puis, dans la fou­lée de ce faux pas, le voi­là qui em­poche deux nou­veaux suc­cès pro­bants aux Pays- Bas et en Al­le­magne. « Je pen­sais bien alors m’être re­mis dans le sens de la marche et en avoir fi ni avec les en­nuis » , confesse- t- il. Que nen­ni. Dé­but août, le pi­lote Hon­da a fê­té la fi n de la trêve es­ti­vale en se bles­sant aux es­sais du Grand Prix de Ré­pu­blique tchèque. Bras gauche cas­sé, il a dû être ra­pa­trié en ur­gence à Bar­ce­lone pour se faire opé­rer. Une se­maine plus tard, il était de retour en Au­triche pour mon­ter sur le po­dium. « Je suis vrai­ment content d’avoir pu ain­si li­mi­ter les dé­gâts au cham­pion­nat, confi ait- il après la course de Spiel­berg. La confi gu­ra­tion de la piste au­tri­chienne m’a quand même un peu ai­dé. » En ef­fet, avoir per­du la pre­mière place du clas­se­ment gé­né­ral au­ra sans nul doute été un moindre mal pour Jorge Mar­tin qui au­rait pu comp­ter bien plus que les douze points qui le sé­pa­raient dé­but sep­tembre de Mar­co Bez­zec­chi, nou­veau lea­der du cham­pion­nat Mo­to3. Sixième à Br­no et vain­queur à Spiel­berg, le pi­lote de la VR46 Aca­de­my n’au­ra pas, de son cô­té, au­tant pro­fi té de la bles­sure de son ad­ver­saire es­pa­gnol que ce que cer­tains ne l’ima­gi­naient. « L’im­por­tant, c’est que nous conti­nuons à pro­gres­ser, avance Bez­zec­chi. J’ai rem­por­té ma deuxième vic­toire de la sai­son et je ne compte pas m’arrêter là. » Der­rière les deux lea­ders, Fa­bio Gian­nan­to­nio se main­te­nait en troi­sième po­si­tion, l’Ita­lien de l’équipe Gre­si­ni ayant en­fi n réus­si à dé­cro­cher son pre­mier suc­cès en Grands Prix, à l’oc­ca­sion de la course tchèque. Mais avec une qua­ran­taine de points de re­tard et un manque de ré­gu­la­ri­té pé­na­li­sant, il semble dif­fi cile d’ima­gi­ner “Di­gia” en me­sure de s’im­mis­cer dans la lutte pour le titre mon­dial qui op­pose, de­puis le dé­but de la sai­son, Mar­tin et Bez­zec­chi. Deux pi­lotes qui pour­ront d’ailleurs conti­nuer à s’ar­souiller l’an pro­chain en Moto2 avec des cadres KTM. L’Es­pa­gnol a en ef­fet si­gné avec le team Ajo, alors que l’Ita­lien a été re­cru­té par Her­vé Pon­cha­ral. « Ça nous pro­met de belles ba­garres pour la place de meilleur dé­bu­tant » , an­nonce le team ma­na­ger de Bormes- les- Mi­mo­sas qui fe­ra éga­le­ment dé­bu­ter en Moto2 l’Al­le­mand Phillip Oet­tl. Chez Ajo, Mar­tin fe­ra, lui, équipe avec Brad Bin­der.

« J’AI REM­POR­TÉ MA DEUXIÈME VIC­TOIRE DE LA SAI­SON ET JE NE COMPTE PAS M’ARRÊTER LÀ » MAR­CO BEZ­ZEC­CHI

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