Suc­com­bez au sea, sex & sun

L’été, sai­son de tous les cli­chés ? Lais­sez donc au pla­card votre so­phis­ti­ca­tion ha­bi­tuelle. Et re­nouez (sans len­de­main) avec tous les clas­siques de la sé­duc­tion vus à la té­lé.

GQ (France) - - Sommaire - Illus­tra­tion : No­ma Bar

Apé­ro dès mi­di + corps dé­vê­tus + ab­dos sculp­tés par le foo­ting ma­ti­nal = tout ira bien. Bonne nou­velle, avec l’été qui ap­proche, les condi­tions sont réunies pour trou­ver des par­te­naires sexuelles vo­lon­taires. À condi­tion de mal faire. Car les va­cances ont en com­mun avec les Sa­tur­nales de nos an­cêtres ro­mains d’in­ver­ser les normes ha­bi­tuelles du bon goût. Sa­chez-le, la pop culture joue en votre fa­veur. Les sé­ries « li­bé­rées » du mo­ment ( Girls, Bloo­dline, Mas­ters of Sex…) en­cou­ragent les femmes à de­ve­nir plus aven­tu­reuses, au point qu’un été dont on n’au­rait pas « pro­fi­té » de­vient so­cia­le­ment in­gé­rable. Vous se­rez donc uti­li­sés comme ob­jets tou­ris­tiques ou comme GO du Club Med. C’est cli­ché? Oui. Dé­jà vu à la té­lé ? Jus­te­ment. En pé­riode es­ti­vale, les clas­siques priment. Le pal­mier. L’homme qui fait le pre­mier pas. Les cock­tails glacés type daï­qui­ri. Pour l’ap­proche, res­tez ba­sique. Dites à la plus jo­lie va­can­cière que le bar­man vous a don­né deux verres pour le prix d’un et que vous ne vou­lez pas ter­mi­ner saoul. Cette as­tuce a le mé­rite de vous pla­cer en gé­né­reux do­na­teur. Puis l’avan­tage des long drinks, c’est qu’ils four­nissent une ma­tière in­fi­nie à la conver­sa­tion : les pe­tites om­brelles ri­di­cules, les avan­tages com­pa­rés du punch plan­teur et du mo­ji­to… Plus c’est gros, plus ça passe. Une fois votre verre ter­mi­né, avan­cez jus­qu’au cli­ché sui­vant: l’océan ou la pis­cine. Il n’y a rien de plus sexy que de se re­trou­ver avec un in­con­nu sous la Lune avec le bruit des vagues – trois cent trente-deux mille films hol­ly­woo­diens nous en ont convain­cues. Si elle vous a sui­vi de son plein gré et que vous por­tez des tongs, de­vant vous, c’est l’au­to­route.

Em­bras­sez, ca­res­sez et ra­me­nez au bun­ga­low. Mais n’al­lu­mez pas le ven­ti­lo. Plus il fait chaud, plus on cherche à se dé­bar­ras­ser de ses vê­te­ments. Il est grand temps de ré­ha­bi­li­ter la pra­tique-star de vos an­nées de ly­cée : les jeux de gla­çons. Hor­rible pré­texte ? Oui. Et alors ? Si vous avez trans­pi­ré comme un boeuf toute la jour­née (et elle aus­si), les gla­çons four­nissent une al­ter­na­tive un peu moins ris­quée. Cô­té po­si­tion, vous évi­te­rez de dé­gou­li­ner sur votre par­te­naire : es­qui­vez les acro­ba­ties où vous êtes au-des­sus, ou col­lé, il n’y a rien de plus as­som­mant que de sen­tir les gouttes de sueur d’un in­con­nu tom­ber sur son vi­sage – pour les sup­plices chi­nois, ren­dez-vous au club BDSM le plus proche. Ins­tal­lez plu­tôt la de­moi­selle sur vos hanches, et per­dez le contrôle cinq mi­nutes (ou vingt). Une fois votre af­faire ter­mi­née, em­brayez sur le cli­ché ul­time avec la ba­lade au clair de Lune. Pour­quoi se ti­rer du lit ? Soit pour prendre congé po­li­ment. Soit pour res­ser­rer les liens. Soit, si vous êtes tom­bé amou­reux (c’est le pro­blème du daï­qui­ri), pour pro­lon­ger jus­qu’au le­ver de so­leil avec la dé­cla­ra­tion qui tue. Est-ce trop tôt, trop ex­ces­sif, trop em­bar­ras­sant ? Ja­mais. De juin à sep­tembre, si vous en faites trop, vous en faites juste as­sez.

« Si elle vous a sui­vi de son plein gré au bord de l’eau et que vous por­tez des tongs, de­vant vous, c’est l’au­to­route. »

En va­cances, le mau­vais goût re­prend ses droits. En ma­tière de style comme de drague.

MAÏA MAZAURETTE La sex­perte de GQ passe son temps à voya­ger.

Un bon moyen d’ob­ser­ver les ha­bi­tudes

sexuelles de ses contem­po­rains qu’elle ana­lyse sur son blog.

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