Tho­mas, 32 ans

GQ (France) - - Dossier -

au pro­fit de leurs en­fants et pe­tits-en­fants. J.J., lui, veut re­nouer avec les hé­ros de ses jeunes an­nées. six mois avant le dé­but du tour­nage, pla­ni­fié pour mai 2014, abrams, arndt et Kas­dan re­prennent tout à zé­ro : « Nous avions une tonne d’idées pro­vi­soires, des ta­bleaux blancs rem­plis de notes, des murs re­cou­verts de fiches, mais pas de scé­na­rio », confie J.J. abrams au Va­ni­ty Fair amé­ri­cain en juin. « Nous n’avions rien, ren­ché­rit Kas­dan. Et mille per­sonnes at­ten­daient des ré­ponses. » À force de conver­sa­tions achar­nées entre New York, Los an­geles, Londres et même Paris, les deux hommes fi­nissent par ac­cou­cher en jan­vier 2014 d’un script qua­si dé­fi­ni­tif. ils le com­plé­te­ront aux my­thiques stu­dios Pinewood, près de Londres, au mi­lieu des pre­miers fi­gu­rants es­sayant leurs te­nues de storm­troo­pers. si­tué lo­gi­que­ment trente ans après Le Retour du Je­di, le film ra­conte l’union des forces de trois jeunes hé­ros (finn, Rey et Poe) avec Han so­lo et chew­bac­ca, en quête d’un Luke skywalker dis­pa­ru. En­semble, ils doivent contrer une nou­velle me­nace : le sei­gneur Ky­lo Ren… Pinewood, plus ha­bi­tué aux tour­nages de James Bond, ac­cueille la sa­ga pour la pre­mière fois. Onze des treize grands pla­teaux in­té­rieurs sont squat­tés de mai à no­vembre 2014 par Le Ré­veil de la Force. J.J. abrams et le reste de l’équipe mul­ti­plient les al­lers-re­tours entre le stu­dio lon­do­nien et abou Da­bi, où sont fil­més les ex­té­rieurs de la pla­nète des sables Jak­ku. sur place, abrams et Dis­ney doivent faire face à un ter­rible fléau : les pa­pa­raz­zis 2.0. Dès le 2 juin, le site TMZ dé­gaine 45 photos sau­vages prises par des es­pions au coeur même du tour­nage en plein dé­sert. Les cli­chés ré­vèlent, entre autres, une base secrète, des fi­gu­rants en­ca­pu­chon­nés et une créa­ture géante à mi-che­min entre l’hip­po­po­tame et le co­chon (dont TMZ nous in­forme qu’elle est ani­mée de l’in­té­rieur par cinq hommes). abrams, fu­rieux, tweete son mé­con­ten­te­ment et ren­force les me­sures de sur­veillance. L’ac­ci­dent d’har­ri­son ford (une jambe frac­tu­rée, le 12 juin 2014, après la chute d’une porte hy­drau­lique) et le ca­méo de simon Pegg en alien se­ront les rares im­pré­vus d’une aven­ture in­dus­trielle sans ac­crocs no­tables. après un pre­mier tea­ser en dé­cembre 2014 et la fra­cas­sante ban­dean­nonce pré­sen­tée à ana­heim, Le Ré­veil de la Force s’est dé­voi­lé en­core un peu plus au co­mic-con de san Die­go le 10 juillet der­nier. sans ré­vé­ler de nou­velle bande-an­nonce, Lu­cas­film a sa­vam­ment en­tre­te­nu la ma­gie en pro­po­sant un mon­tage des cou­lisses de tour­nage met­tant l’ac­cent sur la fa­bri­ca­tion « à l’an­cienne ». Le tout sur fond de mu­sique de John Williams : ef­fi­ca­ci­té la­cry­male maxi­male dans la salle. cô­té information, c’est tou­jours le ri­deau de fer : tout juste Domh­nall Glee­son a-t-il lais­sé échap­per le nom de son per­son­nage ma­lé­fique (le gé­né­ral Hux) et ce­lui

« ce film, c’est la suite qu’on a tou­jours at­ten­due. Quand han so­lo est ap­pa­ru, on s’est tous re­gar­dés et on a pleu­ré… »

de la base d’où ce der­nier opère, star­killer – en hom­mage au pa­tro­nyme ini­tial de Luke skywalker dans le tout pre­mier script de Star Wars.

je fuis ton père scru­pu­leu­se­ment sé­lec­tion­née, chaque ré­vé­la­tion n’obéit qu’à un seul et même man­tra mar­ke­ting : le retour aux fon­da­men­taux. Pro­duc­teur de films, comme Clo­ver­field, ou de sé­ries té­lé­vi­sées, comme Lost, abrams est consi­dé­ré comme le roi du tea­sing et des fausses pistes dis­til­lées au compte-gouttes pour faire mon­ter le buzz. cette fois, le réa­li­sa­teur fait tout pour ras­su­rer les fans. Et sur­tout pour dé­mon­trer qu’il tourne le dos à la « pré-trilogie », en li­mi­tant au maxi­mum les images de syn­thèse au pro­fit de ma­quettes et dé­cors réels. En fil­mant en pel­li­cule 35 mm plu­tôt qu’en nu­mé­rique, comme L’at­taque des clones (2002) et La Re­vanche des Siths (2005). il s’est to­ta­le­ment ap­pro­prié la sa­ga, et on dit même George Lu­cas cour­rou­cé d’avoir vu je­tée aux or­ties la qua­si-to­ta­li­té de son trai­te­ment pour cette der­nière trilogie. Des ru­meurs, per­sis­tantes mais im­pos­sibles à vé­ri­fier, af­firment qu’il au­rait vi­sion­né un pre­mier mon­tage du film et le dé­tes­te­rait. Di­plo­mate, ou te­nu par les contrats, il dé­cla­rait en juin à USA Today : « J’ai vrai­ment hâte de voir ce qu’ils en ont fait. » Le mi­ni­mum syn­di­cal ! Dans Le Ré­veil de la Force, J.J. abrams a ré­glé son compte à Jar Jar Binks, le per­son­nage fé­tiche de George Lu­cas, ap­pa­ru dans La Me­nace fan­tôme (1999) et hon­ni des fans. On aper­ce­vra fur­ti­ve­ment ses os­se­ments dans un coin de dé­sert… cer­tains spé­cia­listes y voient une forme ri­tuelle de meurtre du père George Lu­cas/ ana­kin skywalker par le fils J.J. abrams/luke skywalker, dé­sor­mais seul maître de l’ordre Je­di.

Rey (Dai­sy Rid­ley) et ce qui lui sert de vé­hi­cule sur la pla­nète Jak­ku.

Ky­lo Ren (Adam Dri­ver) prend la suite de Dark Va­dor, du cô­té obs­cur de la Force.

Adam dri­ver Ky­lo ren Le Dark Va­dor du film, c’est lui ! Le grand da­dais sym­pa­thique de la série Girls se mé­ta­mor­phose en l’un des lea­ders du Pre­mier Ordre, or­ga­ni­sa­tion des­cen­dante de l’em­pire. Un dé­fi.

La co­mé­dienne a re­joint le cô­té obs­cur de la Force, de­ve­nant une ca­pi­taine Storm­troo­per au ser­vice du Pre­mier Ordre. dai­sy rid­ley rey

Gwen­do­line ch­ris­tie cap­tain PHAS­MA Dé­cou­verte en Brienne de Tarth, dans

John boye­ga finn

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