George Lu­cas

1980-1982

GQ (France) - - Dossier -

lorne Pe­ter­son On avait ré­cu­pé­ré un gros ré­ser­voir qu’on avait rem­pli d’eau froide. On y fai­sait trem­pette pen­dant les pauses. Gaw­ley : Par­fois, on al­lait jouer au golf… Le dé­par­te­ment fi­nan­cier de 20th cen­tu­ry fox nous ap­pe­lait le « coun­try club » et vou­lait qu’on ferme. dyks­tra : Notre ré­pu­ta­tion n’était pas exem­plaire, mais on bos­sait en­core à 3 heures du ma­tin pen­dant que les pa­trons rou­pillaient. Le nombre de plans à tour­ner

« je rê­vais d’un film avec des pa­no­ra­miques et une énorme ba­taille spa­tiale à la fin. mais rien n’était réa­li­sable. »

(su­per­vi­seur de l’ate­lier mo­dé­lisme) :

Lu­cas et Spiel­berg étant amis, ILM ac­cepte par prin­cipe tous les pro­jets de ce der­nier. Aus­si les an­nées post- L’em­pire contre- at­taque four­millent-elles de pro­duc­tions es­tam­pillées Spiel­berg, tout en mar­quant le pas­sage D’ILM aux ef­fets spé­ciaux nu­mé­riques.

George lu­cas : On a fait Les Aven­tu­riers de l’arche per­due, puis E.T. ( sor­tis en 1981 et 1982, ndlr). den­nis mu­ren : On a pas­sé deux ans sans tour­ner de nou­veau Star Wars. Pour Le Dra­gon du lac de feu ( sor­ti en 1981, ndlr), on a pu ob­te­nir un meilleur ren­du en ani­ma­tion stop-mo­tion grâce à l’usage du flou. On avait une mi­nia­ture du dra­gon, conçue par Phil Tip­pett, qu’on avait pro­gram­mée pour bou­ger à basse vi­tesse, plu­tôt que de de­man­der à un ani­ma­teur de la faire évo­luer plan par plan. On a re­çu un prix pour ça. On ap­pe­lait le pro­ces­sus le « go mo­tion ». ed cat­mull George vou­lait in­tro­duire la high-tech dans le ci­né­ma. lu­cas : J’ai lan­cé un dé­par­te­ment « or­di­na­teurs », com­po­sé d’ed Cat­mull, d’al­vy Ray Smith et d’une bande de types du MIT que connais­sait Ed. On les a ins­tal­lés dans un bâ­ti­ment voi­sin D’ILM. cat­mull : Je les ai re­joints en juillet 1979. lu­cas : Je lui ai dres­sé une liste de choses que je vou­lais fa­bri­quer : un sys­tème de mon­tage nu­mé­rique, un or­di­na­teur dé­dié au gra­phisme… C’était un or­di­na­teur vi­suel, bap­ti­sé Pixar Image Com­pu­ter. On s’en est ser­vi la pre­mière fois pour faire un pe­tit bout de Star Trek 2 : la co­lère de Khan, en 1982. cat­mull : Le but, c’était d’ar­ri­ver à mixer images de syn­thèse et ac­tions réelles. Les plus grandes réus­sites de ce type sont des scènes d’abyss (1989) et du Se­cret de la py­ra­mide (1986).

l’ère du nu­mé­rique

(pré­sident de pixar) :

Le pseu­do­pode d’abyss (1989), de James Ca­me­ron.

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