Apo­ca­lypse, mode d’em­ploi

La nou­velle sai­son de The Wal­king Dead se fait at­tendre uatre ro­man­ciers livrent leurs ver­sions de la n du monde uide de sur­vie en mi­lieu os­tile

GQ (France) - - Intelligence - Par Léo­nard Des­brières

Pré­pa­rez-vous tou­jours au pire

De Pro­fun­dis ( « Des pro­fon­deurs » en la­tin) com­mence comme une dys­to­pie clas­sique. Ebo­la III dé­cime l’eu­rope, alors qu’une « ca­va­le­rie de l’apo­ca­lypse » et des skin­heads ado­ra­teurs de la mort ra­vagent ce qu’il reste de ci­vi­li­sa­tion. Roxanne, à bout de force, songe à mettre fin à ses jours. Seule Stel­la, l’étrange fillette qui lui a été confiée, la rac­croche à la vie. Re­cluses dans une vieille bâ­tisse, elles pensent avoir trou­vé le re­fuge idéal, sauf que la mai­son se ré­vèle han­tée par une pré­sence aus­si ma­lé­fique qu’éro­tique. Sur­pre­nant. DE PRO­FUN­DIS, d’em­ma­nuelle Pi­rotte (Cherche Mi­di). En li­brai­ries.

Ne re­gar­dez ja­mais en ar­rière

Dans Sta­tion Ele­ven, vingt ans se sont écou­lés de­puis qu’une grippe dé­vas­ta­trice a ef­fa­cé 99 % de la po­pu­la­tion de la pla­nète. Face à la vio­lence de ce nou­veau monde, une troupe de théâtre iti­né­rante conti­nue de jouer Sha­kes­peare. Leur slo­gan : « Sur­vivre ne suf­fit pas » (em­prun­té à Star

Trek). Dans un uni­vers à la Mad Max, l’au­teur dé­voile tour à tour les vies d’avant de ces sal­tim­banques de l’apo­ca­lypse… Tan­dis que cer­tains fouillent les maisons aban­don­nées à la re­cherche de frag­ments d’un monde qui n’est plus, et dé­couvrent qu’il est dan­ge­reux de vivre dans le pas­sé quand le pré­sent est aus­si anar­chique. Sai­sis­sant. STA­TION ELE­VEN, d’emi­ly St. John Man­del (Ri­vages). En li­brai­ries.

N’at­ti­rez pas l’at­ten­tion

Il suf­fit de voir la vie d’os­car de Pro­fun­dis (dé­ci­dé­ment) pour se rendre compte que nous ne sommes pas égaux face à la fin du monde. Rock star mon­diale ri­chis­sime, Os­car vit en marge de la dé­so­la­tion et col­lec­tionne les ves­tiges du pas­sé. Son re­tour dans sa ville na­tale de Mon­tréal pour deux concerts doit être l’apo­gée de sa car­rière. La drogue qu’il consomme dans sa ci­ta­delle lui a fait ou­blier qu’au-dehors, la mi­sère gou­verne, la guerre fait rage et que tous les re­gards sont tour­nés vers lui. Sans le sa­voir, il se lance dans une course sans ré­pit. Ha­le­tant. OS­CAR DE PRO­FUN­DIS, de Catherine Ma­vri­ka­kis (Sa­bine Wes­pie­ser). En li­brai­ries.

Mé­fiez-vous de tout le monde

Mé­lan­gez Sa Ma­jes­té

des mouches et La Route de Cor­mac Mc­car­thy et vous ob­tien­drez le der­nier ro­man gla­çant de Nic­colò Am­ma­ni­ti. « Le rouge » est un vi­rus mor­tel bien par­ti­cu­lier. S’il a dé­ci­mé la po­pu­la­tion adulte eu­ro­péenne, il n’a au­cun ef­fet sur les en­fants qui n’ont pas at­teint la pu­ber­té. An­na fait par­tie de ces pe­tits êtres à qui la Terre ap­par­tient dé­sor­mais. Elle n’a qu’un ob­jec­tif, re­trou­ver son pe­tit frère, et tente d’échap­per à des bandes d’en­fants dé­chaî­nés qui laissent libre cours à leurs pul­sions meur­trières et fa­çonnent ain­si un monde gla­çant. AN­NA, de Nic­colò Am­ma­ni­ti (Gras­set). n li­brai­ries.

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