GRÉ­GOIRE LUDIG "MON VIEUX COM­TÉ AU POSTE DE PO­LICE..."

A l’af­fiche du film Au poste ! de Quen­tin Du­pieux, l’hu­mo­riste ne sort ja­mais sans un bout de fro­mage. Grand Sei­gneur lui a fait une in­ter­view bien gra­ti­née...

Grand Seigneur - - Mezze -

Gré­goire Ludig, vous pre­nez quoi comme fro­mages si vous pas­sez la nuit au poste ?

G.L.—

Du Ca­mem­bert rô­ti ! Mais je doute qu’on en serve pen­dant les in­ter­ro­ga­toires de Po­lice. Si­non, j’adore la Fourme d’Am­bert, le Bleu de Gex, le Ro­que­fort. Tout ce qui est per­sillé et se tar­tine... Ca me rap­pelle celles que pré­pa­rait ma grand-mère. Et puis, j’ai aus­si une pas­sion pour les vieux Com­tés de 24 ou 36 mois comme ceux que mon père ra­mène du mar­ché à Cha­blis (Bour­gogne) avec les cris­taux de sel, etc. C’est mar­rant de par­ler de ça parce que dans Au Poste !, je crève quand même la dalle pen­dant tout la du­rée du film...

Sur le Ro­que­fort, vous êtes plu­tôt sa­lade ou tar­tine beur­rée ?

G.L.—

Car­ré­ment pain toas­té, beur­ré sa­lé et Ro­que­fort ! Je suis dans le gang du Ro­que­fort sur beurre, j’as­sume. Bon, c’est vrai qu’après faut cou­rir, mais com­ment ré­sis­ter ?

Quel fro­mage ai­mez-vous cui­si­ner en fa­mille ? G.L.—La

Ra­clette de Sa­voie, de Franche-Com­té, le Re­blo­chon... En fait, j’aime tel­le­ment le fro­mage chaud et cou­lant que je pré­pare un truc gar­gan­tuesque : les « Big Mac de Ra­clette ». Tout le se­cret, c’est de glis­ser la char­cu­te­rie dans les pe­tits pains entre deux tranches de fro­mages et de faire chauf­fer le tout di­rect dans la ma­chine. Le jam­bon de­vient cro­quant, le fro­mage rous­sit... Vous ver­rez, c’est beau­coup mieux que de ren­ver­ser le fro­mage fon­du sur une pomme de terre.

Le fro­mage, c’est im­por­tant dans la vie du Pal­ma Show ?

G.L.—Enor­mé­ment

! Da­vid Mar­sais (son aco­lyte) et moi, on a tou­jours été très fro­mages...

Au point d’en faire un film ? G.L.—

Pas en­core (rires). Par contre, ça fait long­temps qu’on pense écrire un long mé­trage sur les vins. On a ado­ré Si­de­ways d’Alexan­der Payne (lire page 76), le cô­té un peu loo­ser des deux potes, le co­mé­dien ra­té et l’écri­vain en panne d’édi­teur, qui partent dans la Nap­pa Val­ley... Et puis, de­puis que mes pa­rents vivent à Cha­blis, je vois sou­vent mes cou­sins qui pos­sèdent le Do­maine Tu­pi­nier et font du Char­don­nay et des Cré­mants à Blei­gny-le-Car­reau. L’in­cli­nai­son des co­teaux, l’en­so­leille­ment, le cô­té fran­chouillard du vi­gnoble, etc. Tout ça nous fas­cine ! On cherche une bonne idée ....

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