LES ORI­GINES DU BOUZKACHI

Grands Reportages - - Dossier -

S’il est dif­fi­cile de cer­ner les ori­gines his­to­riques de ce jeu, le bouzkachi est tra­di on­nel­le­ment consi­dé­ré comme une fes vi­té de ma­riage turk­mène. Ce sport équestre, ré­pan­du dans toute l’Asie cen­trale, fait par e des hautes tra­di ons, no­tam­ment dans le Nord de l’Af­gha­nis­tan, mais les cham­pions les plus ré­pu­tés sont ouz­beks. Une réunion peut ras­sem­bler plu­sieurs cen­taines de ca­va­liers, ré­par s gé­né­ra­le­ment en équipe (fa­milles, vil­lages…) d’une di­zaine de par ci­pants. La car­casse dé­ca­pi­tée est tra­di on­nel­le­ment celle d’une chèvre. Au si­gnal, les ca­va­liers se ruent vers la car­casse et tentent de la ra­mas­ser, tâche qui à elle seule né­ces­site une grande force. Pour comp­ter un but, le ca­va­lier mu­ni de la car­casse doit ga­lo­per vers un but sou­vent à plus de deux ki­lo­mètres au tra­vers des ad­ver­saires ar­més de fouets, puis rap­por­ter la car­casse au point de dé­part. Les che­vaux em­ployés pour ce jeu su­bissent un en­traî­ne­ment spé­ci­fique et coûtent très cher. Ce sport très par cu­lier a ser­vi de trame à Jo­seph Kes­sel pour le scé­na­rio du film La Passe du diable, réa­li­sé par Pierre Schoen­doerf­fer, ain­si que pour son ro­man Les Ca­va­liers.

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