Ales­san­dra Su­blet boit du pe­tit lait

Infrarouge - - INTERVIEW « CUISINÉE » - Par Her­vé Prou­teau.

La cui­sine jus­te­ment ! Et c’est un comble puisque de­puis trois ans aux com­mandes de C’est à vous, mon ni­veau est tou­jours aus­si ter­ri­fiant ! Sans crier gare, elle s’est taillée une place de choix dans le coeur des Fran­çais. Sans doute à force de se mettre à table chaque soir avec eux, d’oser mettre les pieds dans le plat et ce, sans jamais avoir « pris le me­lon ».

Pro­grès à faire… dans quel sec­teur avez-vous le plus de « pain sur la planche » ? La der­nière fois que vous avez « cou­pé la poire en deux », c’était à votre avan­tage ou pas ?

Pas for­cé­ment ! La der­nière fois, ce­la mé­lan­geait pro et per­so puisque j’avais en­vie d’être dans mon émis­sion le plus long­temps pos­sible mal­gré l’ar­ri­vée de ma fille… Et ça n’a pas été à mon avan­tage !

C’est « dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes », un exemple pro­bant à la télé ?

Sin­cè­re­ment, il y a trois per­son­na­li­tés de la télé à qui cette maxime convien­drait par­fai­te­ment ! De­ni­sot, Fou­cault et Dru­cker, même si ce ne sont pas des vieux pots !

La der­nière fois que vous avez « ra­con­té des sa­lades » pro­fes­sion­nelles, c’était à quel su­jet ?

J’ai dit que ma fille était ma­lade pour évi­ter une de ces réu­nions qui n’en fi­nissent pas chez France Té­lé­vi­sions !

Par­mi ceux qui « crachent ré­gu­liè­re­ment dans la soupe » mé­dia­tique, qui trouve en­core grâce à vos yeux ?

Pa­trick Sé­bas­tien, il a sa grande gueule et ses coups de gueules, mais il est gé­né­reux.

Per­so ou bu­si­ness, ra­con­tez-nous votre plus beau « four » ?

A l’époque où il était ve­nu en tant qu’in­vi­té avant même d’être can­di­dat, j’évoque sa ma­man à Fran­çois Hol­lande, sans sa­voir qu’elle était dé­cé­dée quinze jours avant. C’était dé­li­cat mais c’est un homme in­tel­li­gent. Quelques jours plus tard, j’ai re­çu un pe­tit mot de lui : « Vous ne pou­viez pas sa­voir… et j’ai pas­sé un bon mo­ment dans l’émis­sion ».

Dans quel do­maine ou à quel su­jet « mar­chez-vous sur des oeufs » ré­gu­liè­re­ment ?

Lorsque je veux faire en sorte que ma vie pri­vée ne soit pas trop proche de ma vie pro­fes­sion­nelle.

De « quel pain » ne man­ge­rez-vous jamais ?

Je ne fe­rai pas par­tie des gens qui uti­lisent la langue de bois dans mon mé­tier. Je croise en « off » trop d’ani­ma­teurs mal­heu­reux de ne pas avoir cette li­ber­té !

Un livre, un film, une pièce ou un mo­ment cultu­rel, dont vous n’avez « pas per­du une miette » ?

My week with Ma­ri­lyn, avec Mi­chelle Williams. Je pen­sais que c’était poin­tu et bo­bo… pas du tout !

Un mo­ment par­ti­cu­lier où vous n’y êtes « pas al­lée avec le dos de la cuillère » ?

Lorsque j’ai re­çu BHL, n’ayant pas sa culture, j’avais une cer­taine pres­sion et on ne peut pas nier qu’il est ac­tif. Mais ça ne m’a pas em­pê­chée de lui glis­ser qu’il avait uti­li­sé un avion pré­si­den­tiel ren­trant en France pour se faire dé­po­ser à son ma­riage en Pro­vence… Il m’a ré­pon­du avec le sou­rire : « c’était un cas d’ex­trême ur­gence ».

Jus­qu’où iriez-vous pour « faire bouillir la mar­mite », si vous aviez un jour vrai­ment be­soin d’ar­gent ?

Ça peut pa­raître pré­ten­tieux, mais si ce mé­tier ne veut plus de moi un jour, je crois que j’au­rais tour­né les ta­lons avant que ça ar­rive…

Qu’ap­pré­ciez-vous le plus dans l’ap­par­te­nance à ce qu’on ap­pelle « le gratin »?

C’est d’avoir en­vie de me faire belle. Chaque soir, avant de prendre l’an­tenne, j’ai une pe­tite ex­ci­ta­tion com­pa­rable à celle d’un pre­mier ren­dez-vous avec un gar­çon. Et c’est un vrai plai­sir !

A quelle oc­ca­sion avez-vous « bu du pe­tit lait » der­niè­re­ment ?

Lorsque l ’on m’a pré­sen­té la courbe d’au­dience des pre­miers jours de cette 3e sai­son. Elle est iden­tique à celle de la se­maine de mon dé­part avant l’été. J’en suis fière !

La der­nière fois que vous avez eu du mal à « te­nir votre langue », c’était à pro­pos de quoi ?

C’était à pro­pos de ma gros­sesse ! C’est com­pli­qué de te­nir sa langue quand tu as en­vie que la Terre en­tière le sache !

Quelle est la plus grosse « cou­leuvre que vous ayez dû ava­ler » pro­fes­sion­nel­le­ment ?

C’est lorsque je m’étais ima­gi­née pou­voir pré­sen­ter La nou­velle Star et qu’on m’a ex­pli­qué que je n’étais pas la bonne per­sonne.

Le cas­ting idéal d’un « dî­ner im­pro­bable » que vous or­ga­ni­se­riez, c’est avec qui et pour quelles rai­sons ?

Bob Dy­lan, Kate Midd­le­ton (pas­ser de rien à tout, ça fait quoi ?), Ba­rack Oba­ma, Gé­rard De­par­dieu (que je n’ai jamais re­çu !) et Ma­rion Co­tillard (pas­sée de l’ombre à la lu­mière avec Piaf).

« Aux pe­tits oi­gnons… » quel est le pro­jet ou la pro­po­si­tion à la­quelle vous ne sau­riez dire non ?

Je n’ai pas su dire « non » à Charles Az­na­vour, pour co-ani­mer le prime sur la chan­son fran­çaise ! Qui a dit que j’étais res­tée simple ?!

Chaque soir, avant de prendre l’an­tenne, j’ai une pe­tite ex­ci­ta­tion

com­pa­rable à celle d’un pre­mier ren­dez-vous

avec un gar­çon.

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