Alice Be­laï­di ac­cueille sur me­sure

Infrarouge - - INTERVIEW DÉCOUSUE - Par Her­vé Prou­teau.

Son cu­lot et ses ré­flexions sur­réa­listes vous font sans doute sur­sau­ter au­tant qu’elles vous amusent dans Sophie & Sophie, la sé­rie dé­jà culte du Grand Jour­nal. Alice, c’est la brune in­tem­pes­tive au che­wing-gum… qui m’a pour­tant ré­ser­vé un ex­cellent ac­cueil !

Grand oral, avez vous pas­sé beau­coup de cas­tings pour être prise au Grand Jour­nal ?

Deux ! Mais le se­cond, on l’a cha­cune pas­sé avec une autre f ille. Ce n’est qu’en­suite qu’on m’a pré­sen­té Clé­mence avec qui j’al­lais jouer.

Gran­diose, quel est votre plus beau sou­ve­nir de votre jeune car­rière ?

Mon Mo­lière [NDLR : de la ré­vé­la­tion théâ­trale fé­mi­nine en 2 010 pour Confi­dences à Al­lah]. Sans doute parce qu’il était vrai­ment in­at­ten­du. C’était un su­per ca­deau, aus­si bien pour moi que pour mes proches.

Grand angle, sur qui rêveriez vous d’en sa­voir un peu plus ?

J’aime les cou­lisses de tour­nage, les grandes his­toires d’amour du ci­né­ma… Vous ima­gi­nez, moi qui ai dan­sé sur Dir­ty dan­cing, ça m’a fait un choc lorsque j’ai ap­pris qu’en réa­li­té ils se dé­tes­taient !

Grand Nord, vous êtes une fille du Sud, jus­qu’où êtes-vous al­lée ?

Pour moi, au-des­sus de Va­lence c’est com­pli­qué ! (rires). Mon maxi­mum, c’est Bruxelles.

Ra­con­tez-nous votre plus grande gaffe ?

J’en fais des tonnes ! Je suis très spon­ta­née… j’ai un cô­té Pierre Ri­chard. Ma spé­cia­li­té : le tex­to en­voyé à la mau­vaise per­sonne. Par­fois un peu trop « chaud », par­fois trop « froid »…

Si le rire est le propre de l’homme, quel est ce­lui de la femme ?

Dé­so­lé, mais je suis un homme comme les autres ! Je ris deux heures par jour.

Quelle est la vanne ou l’ex­pres­sion que vous au­riez ado­ré in­ven­ter ?

J’au­rais ai­mé être la pre­mière à mettre le « asse » à la fin des mots : « lour­dasse, blon­dasse, chau­dasse », etc…

Vous pré­fé­re­riez mou­rir de rire à quelle oc­ca­sion ?

Vieille ! Pour mes 100 ans, on m’of­fri­rait un ca­deau tel­le­ment drôle que je fi­ni­rais étouf­fée, la tête dans le gâ­teau.

L’hu­mour, arme de sé­duc­tion massive pour les hommes qui en usent, qu’en est-il pour les femmes ?

Oh, mais les gar­çons aiment bien les filles drôles aus­si. L’hu­mour des filles fa­çon Wor­kingirls [NDLR : sé­rie dif­fu­sée sur Canal+ en 2012 et dans la­quelle elle jouait] fait rire les hommes !

Quelle est la ques­tion que vous ne sup­por­te­riez pas que je vous pose ?

« De­puis quel âge es-tu en France ? », alors que je suis née à Nîmes !

Dans quelle émis­sion rê­ve­riez­vous d’être invitée ?

Un pe­tit por­trait dans En­voyé Spé­cial, ce se­rait la classe, non ?

Quel est le plus gros ca­chet que vous ayez per­çu ?

Mon ca­chet d’un jour pour un quart d’heure de tra­vail ! On ap­pelle ça les « jour­nées hold-up » entre nous.

Et par­mi les bonnes sur­prises ?

Je n’avais au­cun a prio­ri sur lui, mais j’ai ai­mé dé­cou­vrir Marc La­voine, je l’ai trou­vé tou­chant et beau­coup plus roots que j’ima­gi­nais.

Quelle est la pire cri­tique que vous ayez lue ou en­ten­due sur vous ?

Elle m’a bien fait rire : « Alice Be­laï­di, jeune co­mé­dienne au corps me­nu do­du »… j’en ai donc conclu que j’étais la nou­velle pe­tite grosse !

Je suis très spon­ta­née… j’aiun cô­té

Pierre Ri­chard.

Re­trou­vez Alice dans So­phieetSo­phie, chaque lun­di et ven­dre­di (et un autre soir, de fa­çon in­dé­ter­mi­née) dans Le­Grand­Jour­nal sur Canal Plus, vers 20h40. Au ci­né­ma, en mai, dans Ho­telNor­man­dy de Charles Né­mès (avec Eric El­mos­ni­no, Fré­dé­rique Bel, Ary Abit­tan, Hé­lé­na No­guer­ra) et plus tard dans son propre film qu’elle écrit dé­jà…

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