En 2013, on s’al­lège !

Infrarouge - - BLOG - Par Victoria Bou­te­loup..

L’ an­née a dé­jà bien com­men­cé ; vos en­fants ont eu le temps de cas­ser leurs nou­veaux jou­jous - et vous aus­si. Après des agapes tou­jours aus­si lourdes que bonnes et des va­cances sous les co­co­tiers ou sur les pistes en­nei­gées pour les plus chanceux, c’est le re­tour à l’école, au bu­reau, bref à la réa­li­té... Sou­pir. La BB Blonde n’a jamais été très douée pour se dé­brouiller avec cette der­nière et en­core moins avec les bonnes ré­so­lu­tions du mois de jan­vier, aux­quelles elle croit d’ailleurs de moins en moins. Vous avez re­mar­qué ? Plus on est vieux, moins on y croit : c’est un peu le même prin­cipe qu’avec le Père Noël fi­na­le­ment... Bien sûr que, comme dans la chan­son, les BB Blondes vous sou­haitent tous les bon­heurs du monde. Un amou­reux/ reuse pour vous faire briller les yeux et grim­per au pla­fond, un job qui vous éclate, une san­té in­faillible et un compte en banque do­du. What else ? Et bien jus­te­ment, c’est du « what else » dont je viens vous cau­ser. Fi­gu­rez- vous qu’en sur­fant sur Face de Plouc pour re­prendre l’ex­pres­sion de mon djeun’s de frère, je suis tom­bée sur une p’tite phrase qui m’a fait ré­flé­chir, bien long­temps après l’avoir lue. Oui, la BB Blonde ré­flé­chit. Ça vous en bouche un coin, je sais... En avant donc pour la p’tite phrase, qui semble avoir été graf­fée sur un coin de bou­le­vard pa­ri­sien :

J’ai trou­vé ça pas mal du tout. Faut- il lire la 1re par­tie comme un sou­hait ou comme une consé­quence ? Je ne sais. Tou­jours est- il que notre belle pla­nète étouffe sous cette sur­abon­dance de biens je­tables dont on s’en­tiche et qui font fi­na­le­ment tache. Aaah la ma­gie de Noël… et cet écoeu­re­ment qui prend n’im­porte quel adulte nor­ma­le­ment consti­tué de­vant la ma­rée de plas­tique que dé­gueulent tous les ma­ga­sins de jouets de nos pays riches. Loin de moi l’idée de pri­ver Fils Ier de ses Bey­blades et autres Trans­for­mers, ni Moi­tié Ché­ri( e) de son Ipad mi­ni ou de ses bas­kets en poils de yack. Non, mais peut- être de sug­gé­rer au pre­mier de rire comme un bos­su en li­sant un bon vieux Boule et Bill et au se­cond de re­dé­cou­vrir qu’un lit n’est pas fait que pour sur­fer sur in­ter­net… ? Et oui, si la BB Blonde n’a de cesse de vous van­ter les mé­rites de tel sé­rum re­sur­fa­çant ou de tel ver­nis épa­tant, en 2013, elle conti­nue­ra certes à se faire les ongles aux cou­leurs de l’As­ton Mar­tin de ses rêves, mais elle fi­ni­ra le fla­con et pen­dant que ses griffes sè­che­ront, elle ap­pel­le­ra en live sa vieille co­pine de tou­jours. Parce qu’il n’y a rien de meilleur que la cha­leur hu­maine et que le bien- être re­ti­ré d’une séance de thé­ra­pie ami­cale est in­com­pa­ra­ble­ment su­pé­rieur à ce­lui d’une vi­rée shop­ping chez Ma­te­com me­je­suis­belle ou Re­gar­de­com­me­je­suis­riche.com.

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