Alice Pol IN­TER­VIEW DÉ­COU­VERTE

Sa fri­mousse com­mence sé­rieu­se­ment à vous dire quelque chose… c’est nor­mal et ça n’est pas prêt de chan­ger. A l’af­fiche de plu­sieurs co­mé­dies ces der­niers mois, elle est par­faite dans Jo­sé­phine, en soeur tête à claques. Ren­contre.

Infrarouge - - INFRAROUGE, DÉCALAGE, COULISSES & CONFIDENCES > JU - Par Her­vé Prou­teau.

Si vous de­viez vous ra­con­ter en quelques mots ?

Bor­dé­lique, en­thou­siaste, dans la lune, in­dé­cise…

Avec qui vous confond- on par­fois ?

Quand je suis brune, avec Au­drey Tau­tou, Ma­rie Gillain et une fois, avec Ju­lia Ro­berts, ça a fait ma jour­née !

Quel est le film que vous avez le plus vu ?

La Chèvre et Ni­ki­ta !

Une vraie date- clé de votre bref par­cours ?

Le jour où j’ai été prise pour Vi­laine, mon pre­mier film.

Un film que vous n’avez tou­jours pas vu ?

L’Ecume des jours.

Une qua­li­té qu’on vous re­con­naît sou­vent ?

Ener­gique.

C’est com­pli­qué d’être « cas­tée » pour des rôles face à des co­pines co­mé­diennes ?

Je ne sais qua­si­ment ja­mais contre qui je suis en com­pé­ti­tion. Je crois que je lutte plus contre moi- même que contre d’autres filles.

Le truc qui vous agace dé­jà par­fois au ci­né­ma ?

Le fait qu’on veuille vous mettre dans une case. Alors que je suis d’un na­tu­rel… très na­tu­rel ! Ca­mé­léon quoi.

Une er­reur que vous ne com­met­trez pas deux fois ?

D’être un peu trop franche, comme si tout me glis­sait des­sus, alors que ce n’est pas vrai.

Un ha­sard qui vous a bluf­fé ?

En tra­vaillant avec Da­ny Boon, je suis tom­bée sur Pierre Ri­chard dans un res­to ! ( j’adore La Chèvre).

Un suc­cès qui vous laisse plus que per­plexe ?

Ce­lui de com­men­cer à tour­ner plus ré­gu­liè­re­ment ! Faire des in­ter­views, qu’on s’in­té­resse à ce que je pense.

Qu’est- ce qui vous dé­çoit le plus chez vous ? Lorsque je doute trop !

A quel mo­ment de vos jour­nées faites- vous le plus de ci­né­ma ? Lors d’un pre­mier ren­dez- vous, pour pa­raître mieux que ce que je ne suis ! Mais le na­tu­rel re­vient très vite.

Quel est le dé­faut ty­pi­que­ment mas­cu­lin que vous trou­vez char­mant ? Les contour­ne­ments de pe­tits pro­blèmes pour évi­ter le choc fron­tal.

A qui vo­le­riez- vous vo­lon­tiers un brin de ta­lent ? J’au­rais ado­ré faire du mime. A Char­lie Cha­plin, pour le cô­té ima­gi­naire et lu­naire.

Avez- vous un truc contre le trac ? J’ai des tas de porte- bon­heur qu’il faut que je touche, c’est à la li­mite du toc !

Quel est le dé­faut, qui dans votre mé­tier, peut de­ve­nir une grande qua­li­té ? Le manque d’as­su­rance, ça peut ai­der pour jouer l’émo­tion.

Un « beau mec » qui fait cra­quer toutes vos co­pines, sauf vous ? Brad­ley Coo­per ! Ma mère me dit : « c’est su­per, il va ha­bi­ter à cô­té de chez toi ! » . Je m’en moque.

Ce­lui que vous êtes presque la seule à trou­ver cra­quant ? Jean Ro­che­fort m’au­rait fait cra­quer il y a quelques an­nées. Da­niel Au­teuil aus­si.

Un com­pli­ment qui vous dé­range ? Au­cun, j’aime la bien­veillance.

Un re­proche ou un conseil qui vous a fait du bien ? Mon pre­mier pro­fes­seur de théâtre me di­sait : « ca­na­li­sez votre éner­gie » et « faites- vous plus confiance » . Une ex­pres­sion qui vous sym­bo­lise bien ? « Il faut se mé­fier de l’eau qui dort » .

Une jo­lie ren­contre que vous « sen­tez bien » mais qui n’a pas en­core eu lieu ? J’ai­me­rais tour­ner avec Laurent La­fitte, je le sens bien.

Re­trou­vez Alice Pol dans Jo­sé­phine de Agnès Oba­dia, avec Ma­ri­lou Ber­ry, Meh­di Neb­bou et Bé­ren­gère Krief. ( Sor­tie le 19 juin).

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