Aman­dine Chai­gnot, étoile vive

Sou­cieuse de son image, cons­ciente de ses res­pon­sa­bi­li­tés, mais rat­tra­pée par son en­vie de s’amu­ser, Aman­dine mé­nage sans cesse « la chèvre et le chou » . Ren­contre dans les cou­lisses du Ra­phaël où elle brille aux com­mandes des cui­sines. Par Her­vé Proute

Infrarouge - - INTERVIEW « CUISINÉE » -

Pro­grès sec­teur avez- à faire… vous dans le plus quel de pain sur la planche ? Je dé­teste les chiffres, je suis nulle en cal­cul ! Alors, bien sûr, je n’aime pas trop la ges­tion, la comp­ta, la fi­nance. La der­nière fois que vous avez cou­pé la poire en deux, c’était à votre avan­tage ou pas ? J’es­saie de la cou­per vrai­ment en deux ! On par­tage même le tro­gnon… Par­mi ceux qui crachent ré­gu­liè­re­ment dans la soupe mé­dia­tique, qui trouve en­core grâce à vos yeux ? On a ten­dance à beau­coup cri­ti­quer les émis­sions cu­li­naires. Mal­gré tout, cer­tains de mes col­lègues peuvent les re­mer­cier d’avoir ren­du à ce mé­tier ses lettres de no­blesse. Vous pré­fé­rez gé­né­ra­le­ment mettre les pieds dans le plat ou en avoir gros sur la pa­tate ? Dé­fi­ni­ti­ve­ment… mettre les pieds dans le plat ! Un livre, un film, une pièce dont vous n’avez pas per­du une miette ? J’ai re­lu ré­cem­ment des grands clas­siques… Alexandre Du­mas. Un vrai plai­sir. Spec­tacle… la der­nière fois que vous avez pleu­ré comme une ma­de­leine ? Je pleure au­tant en éplu­chant des oi­gnons que de­vant n’im­porte quelle sé­rie té­lé « un peu dé­bile » de filles. Jus­qu’où iriez- vous pour faire bouillir la mar­mite, si vous aviez un jour vrai­ment be­soin d’ar­gent ? Je n’hé­si­te­rai pas à faire plein d’autres choses, sauf vendre mon corps Porte Dau­phine ! Qu’ap­pré­ciez- vous le plus dans l’ap­par­te­nance à ce qu’on ap­pelle le gra­tin ? J’aime ren­con­trer des gens in­té­res­sants… qui me nour­rissent ! Votre do­maine d’ac­ti­vi­té, c’est vrai­ment, comme on l’en­tend par­fois, un pa­nier de crabes ? Di­sons que ce n’est pas tou­jours fa­cile. Mais je le vis bien ! Quelle est la plus grosse cou­leuvre que vous ayez dû ava­ler pro­fes­sion­nel­le­ment ? Il y a eu quelques- unes, mais avec un pe­tit verre de San­cerre, ça passe mieux ! Le cas­ting idéal d’un dî­ner im­pro­bable que vous or­ga­ni­se­riez, c’est avec qui et pour quelles rai­sons ? Es­telle Touzet ( som­me­lière du Meu­rice) qui nous ser­vi­rait des bons pe­tits vins, Fa­brice Lu­chi­ni qui met­trait de l’am­biance, Na­tha­lie Port­man, qui a l’air mar­rante. Jean- Jacques Gold­man pour le fond mu­si­cal, et Jean Teu­lé, pour nous ra­con­ter de belles his­toires. Aux pe­tits oi­gnons… quel est le pro­jet au­quel vous ne sau­riez dire non ? Faire un tour du monde en rou­lotte, pour dé­cou­vrir un maxi­mum de spé­cia­li­tés lo­cales. Pour­quoi pas avec Jean- Jacques Gold­man ! Re­trou­vez Aman­dine Chai­gnot tous les jours en cui­sine à l’hô­tel Ra­phaël, dans Masterchef à par­tir de sep­tembre. Et avant Noël, dans un livre de cui­sine. Per­so ou bu­si­ness, ra­con­tez- nous votre plus beau four ? Vous êtes com­plè­te­ment tor­du ! ( rires) J’ai com­men­cé par des études en phar­ma­cie. Je me de­mande au­jourd’hui en­core ce que j’ai bien pu al­ler y faire ! Dans quel do­maine ou sur quel su­jet mar­chez- vous le plus sur des oeufs ? Dans mon tra­vail, je suis dans la sim­pli­ci­té et la proxi­mi­té avec ceux qui m’en­tourent, ce qui peut, par­fois, dé­sta­bi­li­ser. J’y fais donc at­ten­tion. Que faites- vous pour al­ler mieux, lorsque vous n’êtes pas dans votre as­siette ? Je vais man­ger un énorme Pa­ris- Brest chez Con­ti­ci­ni ( La Pâ­tis­se­rie des rêves). De quel pain ne man­ge­rez- vous ja­mais ? De la pub à… faire un jour des pa­ni­nis, rien ne me choque ! J’ai bien trop peur de me las­ser et je suis donc prête à presque tout pour ne pas prendre des ha­bi­tudes.

J’ai com­men­cé par des études en phar­ma­cie. Je me de­mande au­jourd’hui en­core ce que j’ai bien pu al­ler y faire !

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