Alex Beau­pain, jo­li­ment timbré

Il est l’une des icônes de la nou­velle scène mu­si­cale fran­çaise. Son al­bum a été ac­cueilli par la cri­tique presque una­nime et di­thy­ram­bique. Poé­tique, un brin mé­lan­co­lique, ses pa­roles et sa musique glissent en nous.

Infrarouge - - INTERVIEW MUSIQUE - Par Her­vé Prou­teau.

Si votre vous style de­viez et votre ré­su­mer musique en quelques mots ? Pop, nos­tal­gique… ou non, plu­tôt mé­lan­co­lique et sen­ti­men­tale. La musique adou­cit- elle vrai­ment les moeurs ? Oui, sans doute. En tout cas, elle aide à vivre plus lé­gè­re­ment. Dans votre vie jus­te­ment, qu’estce qui est ré­glé « comme du pa­pier à musique » ? Je suis as­sez ma­niaque, alors sans doute mon agen­ce­ment, chez moi. Un fan que vous n’ima­gi­niez pas avoir ? J’ai fait l ’Olym­pia ré­cem­ment. Fan­ny Ar­dant est ve­nue et ça m’a beau­coup ému ! Le son que vous ado­rez par- des­sus tout ?

Le bruit des pas dans la neige.

Le bruit qui vous ras­sure ? Des ron­fle­ments. Sans doute en hom­mage à mon père ! Une musique que vous ai­mez, en dé­ca­lage to­tal avec votre uni­vers ? Comme un ou­ra­gan, de Sté­pha­nie de Mo­na­co. Une ques­tion qu’on ne vous pose pas as­sez ?

Celle- ci, par exemple ! Un prin­cipe de base au­quel vous vous te­nez ? J’en ai quelques- uns comme res­ter can­dide ou ne pas être bla­sé. Aux cô­tés de qui le rêve de mon­ter sur scène un jour pa­raît im­pro­bable ? Alain Ba­shung, ça m’au­rait plu. Mais quand j’aime les gens, j’ai peur d’être dé­çu… Dans la vie, vous n’avez qu’une pa­role ?

J’es­saie !

Qu’ima­gi­niez- vous de beau­coup plus com­pli­qué à faire dans la musique ? Jouer du pia­no et chan­ter en même temps. Ça a long­temps été une cas­cade pour moi, mais main­te­nant ça va ! Le truc qui vous agace un peu dans la musique ? Les bars qui res­tent ou­verts dans les salles de concert ! Ce qui fait que des tas de spec­ta­teurs parlent au lieu d’écou­ter le concert…

Une com­pa­rai­son flat­teuse ? Alain Sou­chon. Et j’aime lors­qu’on me com­pare à des gens qui m’ont ins­pi­ré, ce que je fais est proche de ce que j’aime écou­ter. Un com­pli­ment qui vous dé­sta­bi­lise ? Lors­qu’on me re­mer­cie d’avoir fait pleu­rer… C’est quand même le seul mé­tier où l’on te re­mer­cie pour ça !

Un « Tu re­proche parles trop qui » . vous Pen­dant a fait les du con­certs, bien ? en in­ter­view, dans la vie… La phrase que vous avez presque au­tant de mal à dire qu’à en­tendre ?

Je te quitte. Que dit- on de vous de peu flat­teur que vous ose­riez nous ré­pé­ter ? J’ai l’em­bar­ras du choix… que je suis ar­ro­gant.

Et le moins ?

Ma ti­mi­di­té. J’ai peur de beau­coup de choses. Qui re­gret­tez- vous le plus par­mi les ar­tistes qui ont re­joint « le Ci­me­tière des élé­phants » ? Alain Ba­shung. J’avais comme un ren­dez- vous à cha­cune de ses nou­veau­tés, j’ache­tais tous ses al­bums.

C’est quand même le seul mé­tier où l’on te re­mer­cie par­fois d’avoir su

te faire pleu­rer !

Re­trou­vez Alex Beau­pain, avec son al­bum http:// alex­beau­pain. ar­tiste. uni­ver­sal­mu­sic. fr/

Après moi le dé­luge.

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